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Alcooliques Anonymes : “ La sobriété a changé ma vie ”

Publié le par kreizker

in "La Nouvelle République" (France), 30 janvier 2018

Les séances auront lieu tous les vendredis de 20 h à 21 h 30.

Les séances auront lieu tous les vendredis de 20 h à 21 h 30.

Tous les vendredis, un groupe d’Alcooliques Anonymes se réunira à l’hôpital. Il sera dirigé par un proche de l’association qui vit dans la sobriété depuis 30 ans.

 
En Loir-et-Cher, il existe des groupes d’Alcooliques Anonymes à Blois et Romorantin. À partir de ce vendredi, Vendôme aura aussi le sien grâce à Claude, jeune retraité arrivé en Vendômois il y a un an, ancien alcoolique anonyme.

Pourquoi êtes-vous engagé auprès des Alcooliques Anonymes ?Claude : « Cela fait 30 ans que j’ai trouvé ma solution à l’alcool. La sobriété a changé ma vie. Je me considère comme un alcoolique anonyme qui a arrêté de boire. De la même façon que je le faisais auparavant en région parisienne, je mets mon expérience au service des autres. »

À quel public vous adressez-vous ?« Tous les 1ers vendredis du mois, nous tiendrons des séances ouvertes à tous (familles, personnes intéressées etc.). Les vendredis suivants seront consacrés à un public qui s’identifie comme ayant un gros problème avec l’alcool. Cette prise de conscience est déjà un grand pas. »

Où se dérouleront les séances ?« De plus en plus, les Alcooliques Anonymes s’adossent à des structures médicales. J’ai donc contacté l’hôpital, qui nous a proposé une salle. L’un de ses addictologues pourrait être présent lors de la première réunion. »

A quelle fréquence faut-il suivre les séances ?« L’expérience nous montre qu’il faut du temps pour comprendre l’importance de cette maladie souvent aux origines profondes. La personnalité est blessée dans sa globalité. »

Que se passe-t-il dans les séances ?« Celui qui dirige la séance, le modérateur, suit une trame simple et son rôle est de donner la parole aux autres. On favorise une dynamique d’identification. Personnellement, il y a 30 ans, j’ai pu partager sans culpabiliser. Puis il y a un programme en 12 étapes. Nous ne sommes pas une secte ni une religion, mais nous faisons appel à une forme de spiritualité. Et chacun peut prendre le train en marche. »

Être alcoolique et voir d’autres alcooliques peut paraître enfermant…« Il peut y avoir une appréhension. On se dit, on va tomber sur des poivrots qui vont gouailler entre eux. Mais c’est tout le contraire. On a toutes les classes sociales. C’est aussi pour cela que nous nous appelons anonymes. On met des principes au-delà des personnalités. »

Réunions les vendredis de 20 h à 21 h 30, salle des associations de l’hôpital, 98, rue Poterie. Pour y accéder, tourner à gauche en entrant à l’hôpital, puis se garer et suivre les panneaux fixés sur le porche central. Gratuit. Mail : aavendome@hotmail.com
Alcooliques Anonymes : “ La sobriété a changé ma vie ”

Publié dans AA france

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"Les témoignages poignants de deux membres du groupe des Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

in "L'Eveil de Haute Loire" (France), 7 décembre 2017

À l’occasion des 20 ans du groupe « AA » du Puy-en-Velay, Brigitte et Michel (ce sont des pseudos), aujourd’hui abstinents, témoignent de leur rapport avec l’alcool et de l’importance de l’association des Alcooliques Anonymes.

L’un et l’autre ont accepté de livrer une partie de leur histoire, pour aider d’autres personnes, pour s’aider eux-mêmes aussi.

 

Brigitte : « Je me sentais très, très seule. C'était mon secret, ma tare, mon vice, quelque chose d'affreux que je devais absolument garder pour moi ».

2012 Cette année-là, le livre Les Alcooliques Anonymes est inscrit dans la liste des 88 « livres qui ont forgé l'Amérique ».

 

Michel : « Pour moi les AA aujourd'hui c'est évident, y compris durant les vacances. Il y a des groupes partout, il est très facile de les trouver ».

L'un et l'autre ont accepté de livrer une partie de leur histoire, pour aider d'autres personnes, pour s'aider eux-mêmes aussi. Nous avons décidé de reprendre leur témoignage en quelques mots clefs.

Processus

(Brigitte) : « J'ai rencontré l'alcool quand j'étais jeune. C'est un produit qui m'a tout de suite beaucoup plu. J'étais introvertie, timide. Pour moi, l'alcool était un produit magique. Dès le moment où j'ai touché à ça (ndlr : l'alcool), j'ai pu parler, danser, aller vers les garçons, tout devenait facile. Après mes études et mon mariage, l'alcool est revenu, par ennui, par solitude. J'ai utilisé l'alcool pour me désinhiber au départ. Ensuite comme un médicament, pour oublier ou pour me faire aller bien. Puis à la fin, pour tirer le rideau, pour dormir ».

Quantité
(Michel) : « A chaque fois que j'ai bu de l'alcool dans ma vie, je n'ai jamais pu gérer la quantité, c'est-à-dire le moment où j'étais juste gai, où je perdais la raison, où je tombais par terre. A l'armée, j'étais toujours le plus "bourré". Mais je n'ai pas été dépendant tout de suite, ça a mis 25 ou 30 ans. Au début, j'aimais bien l'alcool, le goût, mais après c'est plutôt l'effet que je recherchais ».
 

Rencontre

(Brigitte) : « Quand j'ai rencontré les Alcooliques Anonymes, j'étais sur le point de devenir folle ou d'aller jusqu'à la mort. Je les ai rencontrés à l'occasion d'une cure à Clermont-Ferrand, alors que j'habitais en Haute-Loire. À cette époque (en 1996), il n'y avait rien en Haute-Loire. Mais le groupe m'a tellement plu que je faisais les trajets toutes les semaines pour aller dans le Puy-de-Dôme. J'ai ensuite participé à la création du groupe du Puy, le 13 novembre 1997 ».

 

Du rhum le matin

(Michel) : « À force de tromper les autres, je me suis trompé moi-même. Dès le matin, il me fallait un petit truc pour ne pas trop trembler, pour enlever les effets de la veille. Il fallait que ce soit quelque chose de fort, comme du rhum, pour que ça agisse vite. Et ça a commencé à me créer des problèmes dans mon couple, sur la route aussi ».

 

Zigzag

(Brigitte) : « J'ai fait quelques comas éthyliques. J'ai failli ne pas revenir à la vie. Il n'y avait plus que l'alcool, c'était l'obsession mentale du verre. Il me le fallait et j'étais prête à tout pour avoir cette dose, y compris à voler. J'ai même oublié mes enfants à l'école. J'ai bu au travail et j'ai pris la voiture alcoolisée. Une fois, alors que j'emmenais ma fille à l'école, elle m'a dit : "Attention maman, tu fais des zigzags, tu vas nous foutre en l'air". Et il y avait une copine à elle dans la voiture… »

 

Maladie

(Michel) : « Un alcoolique ne peut pas boire juste deux ou trois verres. Il est malade. Aujourd'hui, j'ai l'avantage de connaître mon problème, grâce aux AA, mais je ne me considère pas comme guéri. Cela fait 5 ans que je suis abstinent. Je vais bien. J'ai reconstruit des choses. J'ai retrouvé un travail dans la fonction publique. J'ai repassé le permis et je l'ai gardé. J'ai un petit-fils, que je n'aurais sans doute jamais pu garder avant. J'ai surtout eu la chance d'avoir deux enfants qui m'ont beaucoup aidé à un moment clef. C'est ma fille, à un moment, qui venait remplir mon frigo… J'étais vraiment tombé très bas ».

 

Quantité

(Brigitte) : « Au début, j'achetais un pack de 12 bières. Mais je ne supportais pas qu'il reste plein. Il fallait que je le vide, en une heure ou deux. Après ça n'a plus suffi. Je suis devenue dépendante et je n'ai jamais trouvé la marche arrière. J'augmentais les doses et la fréquence, dès le matin, pendant la nuit même. Je me levais… » 
Bougie (Michel) : « Chez les Alcooliques Anonymes, on parle de bougies. Une bougie, c'est quand on a un an d'abstinence. Ma problématique au début, c'est que je n'arrivais jamais à un an d'abstinence. Je n'ai jamais baissé les bras. J'ai bataillé, mais j'ai finalement réussi à poser le verre grâce aux Alcooliques Anonymes. Pour certains, ça marche du premier coup. Moi, il m'a fallu du temps. Je n'avais pas compris que c'était à moi de décider, de tenir dans la durée ».

 

Cures

(Brigitte) : « J'ai fait 5 ou 6 cures. Mais je n'y allais pas pour moi. J'y allais pour récupérer l'amour des miens, ou pour ne pas le perdre. Je ne prenais pas part à la chose, j'étais encore dans le déni ».

 

Tremblements

(Michel) : « A une époque, j'étais alcoolisé quasiment 24 h\24 h. Je buvais une bouteille de pastis par jour, avec ou sans eau. Quand on est alcoolique, on a toujours de l'alcool dans le sang. Je ne pouvais pas fonctionner sans. Quand je me levais, ce n'était pas forcément du café que je buvais. Je tremblais tellement que je ne pouvais pas pointer la souris d'un ordinateur sur l'écran. Je ne pouvais même pas écrire à jeun ».

 

Centre Roger Fourneyron - 31, Boulevard de la République - 43000 Le Puy-en-Velay

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"Les Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

RCF,  28 novembre 2017

L'espoir pour les alcooliques ? Les Alcooliques Anonymes. La preuve avec le témoignage de Jérôme et Jean Claude tous les deux Alcooliques Anonymes abstinents. A suivre dans Alter Ego en compagnie de Pascal Gélie.

Cliquer sur le triangle orange

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"Arrêter de boire : pourquoi pas ?"

Publié le par kreizker

 

A propos du Congrès : http://www.kreizker.net/-514

 

in "La Dépêche" (France), 20 novembre 2017

L'anonymat est un principe de fondamental pour les Alcooliques Anonymes.

L'anonymat est un principe de fondamental pour les Alcooliques Anonymes.

Pourquoi pas ? c'est par cette question que les 700 participants au congrès national des Alcooliques Anonymes qui s'est tenu samedi et dimanche matin au centre Diagora à Labège ont choisi cette année de s'adresser à tous ceux qui frapperont peut-être un jour à leur porte. «Car si vous pensez avoir un problème avec l'alcool pourquoi ne tenteriez-vous pas de trouver une solution ? Les Alcooliques Anonymes peuvent en faire partie». Pour Éric M. porte parole de l'association l'essentiel est de franchir le pas. Ensuite l'émulation du groupe et la volonté de chacun ont fait leurs preuves récompensées en 2002 par la médaille de vermeille de l'Académie de Médecine. A Toulouse quatre groupes d'une douzaine «d'amis» en moyenne se réunissent chaque vendredi, samedi, dimanche et lundi. Pas de carte d'adhérent, pas de fichier et pas de jugement : on peut venir et repartir, ou bien prendre la décision de sortir de l'alcool, cette maladie chronique et cachée dont souffrent six millions de Français. «Beaucoup de gens viennent d'ailleurs parce qu'ils ont un doute, poursuit Éric, ils nous demandent à partir de quand doit-on se considérer comme alcoolique ? Nous leur répondons que ce n'est pas une question de quantité, mais que l'on entre dans l'alcoolisme lorsque l'alcool commence à perturber notre vie quotidienne que ce soit en famille ou au travail.»

Basé sur l'échange entre personnes atteintes de la même maladie le travail dans un groupe des Alcooliques Anonymes se réalise en trois phases : «il faut d'abord apprendre à se connaître, prendre conscience de ce que l'on pourrait devenir si on arrêtait de boire, et enfin découvrir comment faire pour y parvenir.» Mais si l'abstinence est le but à atteindre elle ne doit pas être confondue avec une guérison. «L'alcoolisme est une allergie physique doublée d'une obsession mentale. On peut être sobre pendant 20 ans et rechuter brutalement.» Pour Éric M. la meilleure solution pour ne pas replonger c'est de participer chaque semaine à une réunion des Alcooliques Anonymes, qui agit comme une piqûre de rappel. Contacts : permanence 24 heures/24 au 09 69 39 40 20

et sur Internet : www.alcooliques-anonymes.fr

Publié dans AA france

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