Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

aa france

"Un nouveau rendez-vous des Alcooliques Anonymes à Hyères"

Publié le par kreizker

in "Var-Matin" (France), 12 février 2018

Qui mieux que d’anciens buveurs pour comprendre ce qu’éprouvent les alcooliques, sans juger ni obliger ?

Qui mieux que d’anciens buveurs pour comprendre ce qu’éprouvent les alcooliques, sans juger ni obliger ?

Trois bénévoles créent un groupe de soutien à Hyères, qui se réunira chaque mercredi soir à 20 heures à l’hôpital. Ils témoignent de l’aide qu’ils ont reçue et qu’ils souhaitent partager.

"Partager, discuter, échanger nos expériences pour mettre à distance notre besoin d’alcool."

Voilà la proposition des Alcooliques Anonymes. Après plusieurs années d’absence dans la commune, ils relancent un groupe sur Hyères. Des réunions hebdomadaires sont prévues, le mercredi soir à 20 heures à l’hôpital d’Hyères qui met à disposition sa salle d’éducation thérapeutique.

Stéphane, Noémie et Jean-Philippe D sont à l’initiative de ce nouveau rendez-vous. Il répond, disent-ils, "à un besoin exprimé par des gens qui se rendent à Toulon ou à Six-Fours, où trois groupes sont actifs les lundis, mardis et vendredis".

Avant la première rencontre, mercredi, ils ont accepté d’expliquer comment se déroulent ces réunions et de nous livrer leurs propres expériences. Témoignages croisés, anonymement, évidemment.

Comment se déroule une réunion des Alcooliques Anonymes?
"Nos réunions sont assez normées, raconte Stéphane. Un volontaire se désigne comme modérateur et distribue la parole. Après un temps consacré à la lecture de la méthode des alcooliques anonymes qui se décline en douze étapes, que nous appelons nos douze traditions, nous lançons la discussion, en général autour d’un thème de réflexion que chacun est libre d’aborder ou pas. Personne n’est obligé de prendre la parole."

L’anonymat fait partie de ces douze traditions?
"Oui, c’est à mon sens la plus importante. Peu importe qui nous sommes à l’extérieur. Notre force est d’être là ensemble pour partager notre désir d’arrêter de boire."

Qu’est-ce qui vous aide dans ces réunions?
"Je me retrouve dans les témoignages des autres membres du groupe. On s’identifie et on n’est plus seul face à son problème,répond Jean-Philippe. C’est ce qui fait la force du groupe, l’attachement qui se crée entre nous est lié à notre souffrance commune et à rien d’autre."

Quel est votre but? 
"L’abstinence n’est pas un but en soit. Le but c’est d’être bien, d’être heureux sans jamais oublier que nous sommes alcooliques et que nous le resterons toute notre vie, explique Stéphane. Accepter ça, notre impuissance face à l’alcool, c’est la première étape du rétablissement. Il nous faut capituler devant le produit qui est plus fort que nous. On peut être un abstinent heureux. Notre but est de transmettre ce message pour sauver des vies."

Comment réussissez-vous à vaincre l’alcool?
"On ne se dit pas: je ne boirai plus jamais, confie Noémie. On se dit: je ne vais pas boire pendant les prochaines 24 heures. On vit au présent, en évitant de se mettre trop de pression! Si l’objectif c’est les prochaines 24 heures, ça n’a rien d’insurmontable, c’est jouable!"

 

Quel est le rôle des douze traditions et quelle est la nature exacte de la référence à Dieu qui revient souvent?
"Nous sommes une association laïque, précise Stéphane. Les douze traditions ont pour objectif de nous faire admettre notre impuissance face à l’alcool. Nous devons accepter qu’une force supérieure peut nous aider. C’est Dieu pour certains, pour d’autre, la force supérieure, c’est le groupe. Elle est telle que chacun la conçoit."

"JE SUIS AVEC DES GENS QUI ME COMPRENNENT"

Et ça marche… 
"J’avoue, au début ça m’a paru bizarre, ces références à Dieu, la prière en fin de réunion, reconnaît Noémie, qui a rejoint les Alcooliques Anonymes il y a huit mois. Mais maintenant, je ne peux plus m’en passer et je commence à comprendre ce que chaque étape de ce processus implique."

Pouvez-vous dire que les AA vous ont aidé à arrêter de boire?
"Je suis alcoolique depuis trente ans. Il y a une quinzaine d’années, j’étais allée dans un centre d’addictologie et je suis restée abstinente neuf mois. Mais ça s’est soldé par une grosse dépression parce qu’au fond, je n’avais pas arrêté pour moi, mais pour les autres, et surtout, sans rien changer à mes habitudes de vie et à mes fréquentations. Aux AA, je suis avec des gens qui me comprennent parce qu’ils vivent la même souffrance que moi. Je peux me livrer sans craindre de jugement, en l’absence de tout regard extérieur. Personne ne peut mieux comprendre un alcoolique qu’un autre alcoolique. C’est un infirmier qui m’a donné le numéro de téléphone des Alcooliques Anonymes et qui m’a rendu une liberté que je n’avais jamais connue."

Pour vous c’est donc la bonne solution pour sortir de la dépendance alcoolique?
"La seule certitude que je conserve, c’est que c’est impossible de s’en sortir seul, sans aide. Je suis allée au congrès à Toulouse il y a quelques mois. Il y avait 800 alcooliques dans la salle et ça m’a portée… Le lendemain matin je me suis dit : je m’occupe de moi, j’apprends à m’aimer. Si 800 personnes peuvent le faire, je peux le faire aussi!"


Réunion tous les mercredis soirs à 20 h. Salle d’éducation thérapeutique de l’hôpital d’Hyères. Entrée indépendante dans la petite impasse entre l’accès à l’IRM et l’entrée des Urgences. Contact : groupeaahyeres@gmail.com Permanence 24/24h : 09.69.39.40.20

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

“ Trop longtemps, l’alcool a piloté toute ma vie ”

Publié le par kreizker

in "La Nouvelle République" (France), 12 février 2018

Quand on ose frapper à la porte des Alcooliques Anonymes, c’est souvent le dernier recours.

Quand on ose frapper à la porte des Alcooliques Anonymes, c’est souvent le dernier recours.

Le groupe des Alcooliques Anonymes de Blois a 30 ans. Il apporte une aide précieuse aux personnes dépendantes qui ne savent plus comment s’en sortir.

 
Chaque mardi, à 20 heures, ils sont une dizaine à se rendre à la réunion hebdomadaire des Alcooliques Anonymes au 11 rue Sourderie dans le quartier Vienne. Quelques-unes de ces réunions sont ouvertes à tous (le 1er mardi du mois) et d’autres réservées aux malades (les autres mardis). Il y a les habitués de longue date et d’autres qui découvrent ce lieu d’échange où la parole tente difficilement de se libérer.
La seule solution c’est l’abstinence« Tout le monde est évidemment le bienvenu, confie le président. Il y en a qui viennent pour maintenir le contact même s’ils ont arrêté de boire. Et il y a ceux qui sont tombés dans l’alcool et qui n’en peuvent plus. »
Il faut généralement du temps avant d’oser pousser la porte de l’association dans la mesure où la prise de conscience est souvent tardive. « Ce qui finit par les décider, c’est le sentiment obsédant de ne plus pouvoir en sortir. Nous les accueillons toujours généreusement. Ce qui les rassure, c’est d’être protégés par l’anonymat et de rencontrer des gens autour d’une même table qui ont le même problème qu’eux. »
Chaque réunion est organisée autour d’une thématique en lien avec la maladie, le mode de vie et le programme de rétablissement de chacun. Il en ressort une seule conclusion : seule l’abstinence permet de sortir de l’alcoolisme. Les nouveaux venus apprennent vite qu’on n’accepte jamais un verre simplement pour faire plaisir. « Moi aussi j’ai cru qu’il me suffirait de moins boire, témoigne le président.Avant de me rendre compte qu’il s’agissait d’un leurre. »
Lui est tombé dans l’alcool très jeune. De consommateur festif comme il se décrit, il est progressivement devenu un buveur de plus en plus assidu. « Au départ, c’était le week-end puis cela a débordé sur les jours de la semaine. L’alcool agissait comme un stimulant. Il m’apportait un coup de fouet. Mais je n’ai pas tardé à payer la facture car la dépendance est arrivée rapidement. »
Une première fois il s’est arrêté de boire quand il avait 38 ans mais pour rechuter quelques années plus tard. « L’alcool laisse des traces indélébiles dans le cerveau. On ne s’en débarrasse pas. Il suffit d’un verre pour retomber dans l’addiction. Sur le plan physique, ça se règle assez vite mais psychologiquement, c’est plus compliqué. »
Lorsqu’il est venu frapper à la porte des Alcooliques Anonymes, il se souvient qu’il s’agissait d’une véritable question de survie. « J’aurais pu tout perdre car trois horizons s’offraient à moi : la prison, l’hôpital ou le cimetière. J’avais le sentiment de ne plus rien maîtriser de ma vie, que c’était l’alcool qui pilotait tout. Grâce à l’association, j’ai compris que je n’étais pas tout seul. »
S’il a retrouvé une vie normale, il reste cependant prudent sur l’avenir, sachant pertinemment que son combat ne peut être définitivement gagné. « Aujourd’hui, je suis sûr de ne plus boire mais demain, je n’en sais rien. Ça me va de fonctionner ainsi. »

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

"Témoignages de ces pères et mères de famille qui ont connu l'enfer de l'alcool"

Publié le par kreizker

"Témoignages de ces pères et mères de famille qui ont connu l'enfer de l'alcool"

Journal Télévisé du 27 décembre 2017 sur Réunion 1ère (Ile de la Réunion - France)

Le reportage à partir de 2 minutes 46 jusqu'à 5 minutes 33

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

"Je suis allé voir un psy qui ne pouvait rien pour moi : il m'a conseillé les Alcooliques Anonymes de Chartres"

Publié le par kreizker

in "L'Echo Républicain", 2 Février 2018

Bernard et Fabrice ont pris conscience de leur maladie il y a vingt ans. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus boire une goutte d’alcool sous peine de replonger.

Bernard et Fabrice ont pris conscience de leur maladie il y a vingt ans. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus boire une goutte d’alcool sous peine de replonger.

L’association des Alcooliques Anonymes de Chartres, créée en 1981 fête ses 37 ans, samedi, à l’occasion de sa traditionnelle réunion hebdomadaire.

 

Tout le monde connaît les AA, du moins le nom de l'association, les Alcooliques Anonymes. Depuis trente-sept ans, le groupe de Chartres accueille, en moyenne, douze participants chaque semaine.

« Les gens connaissent l'association. Ils savent ce que nous sommes, ce que nous faisons sur le plan national, mais beaucoup de pharmaciens de la ville, il y a quelques années, ne savaient pas que nous avions un groupe à Chartres », regrette Fabrice, l'un des membres.

Une partie de moi voulait mourir, l'autre voulait vivre.

Avec Bernard, un autre membre, ils se rendent chaque semaine aux réunions, pour aider les autres. Pour Bernard, « aider est également un moyen de se soigner ». Alors il se rend au 26 avenue d'Aligre les samedis, à 16h45. Pour parler.

Fabrice et Bernard ont eu le déclic il y a vingt ans : « J'ai eu un accident de voiture, avec trois grammes. J'aurais pu tuer quelqu'un. Je suis allé voir un psy qui m'a dit qu'il ne pouvait rien pour moi. Il m'a conseillé les AA », confie Fabrice. Bernard, lui, a fait une tentative de suicide avant de prendre conscience : « Une partie de moi voulait mourir, l'autre voulait vivre. »

Je pensais que l'alcool aller me faire découvrir le monde, me faire voyager. Je me suis même inscrit dans la Marine pour voir du pays. Je n'ai vu que des bars !

L'alcool les a ravagés, eux et leurs proches : « Je faisais n'importe quoi », explique Bernard. « Je pensais que l'alcool aller me faire découvrir le monde, me faire voyager. Mais je ne me connaissais même pas. Je me suis même inscrit dans la Marine pour voir du pays. Je n'ai vu que des bars ! ». Il avoue même « qu'à force de faire des conneries », il aurait pu « finir en taule. »

Ils ont beau avoir arrêté il y a vingt ans, Bernard et Fabrice se considèrent encore comme alcooliques. « Si on dit qu'on n'est plus "alcoolo", cela veut dire que qu'on est comme tout le monde, que l'on peut boire occasionnellement et donc replonger. Or, c'est impossible, nous ne sommes pas comme tout le monde », assène Fabrice.

Pratique. Les réunions ont lieu tous les samedis à Chartres, à 16 h 45 au 26, avenue d'Aligre. La séance du 1 er samedi du mois est ouverte à tous. Pour plus d'informations, appeler le 09.69.39.40.20, 7\7j et 24\24h.

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0