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Dr Bob

Publié le par kreizker

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USA Alcoholics Anonymous

Publié le par kreizker

USA Alcoholics Anonymous

Réunion AA au Rebuild Center du Harry Tompson Center (centre pour SDF)

1803 Gravier St, New Orleans, Louisiana 70112 - USA

 

 

USA Alcoholics Anonymous

Les 12 étapes

Addictions Medicine Intensive Outpatient Program (AMIOP) - Armée américaine

 

USA Alcoholics Anonymous

Les 12 étapes

Colonel Phil Horton, the Medical Director at the Dwight D. Eisenhower Army Medical Center Residential Treatment Facility - Fort Gordon, Georgia 

 

USA Alcoholics Anonymous

Certificat de participation aux cours de l'Armée américaine sur l'addiction - Fort Gordon, Georgia

Prière de la sérénité en fin de certificat...

 

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COLOMBIE Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

COLOMBIE Alcohólicos Anónimos®

Grupo "La cordialidad"

CARRERA 8 ENTRE CALLES 20 Y 21 - zapatoca - santander

 

COLOMBIE Alcohólicos Anónimos®

Grupo "La nueva luz"

DIAGONAL 59A NO. 140-22 - PORTAL DE ISRAEL - FLORIDABLANCA - SANTANDER

 

COLOMBIE Alcohólicos Anónimos®
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Region B - Area 4

 

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"J'ai arrêté de boire il y a deux ans. Voilà ce que j'ai appris"

Publié le par kreizker

in "Huffington Post", 27 mai 2015

Par Kelly Fitzgerald

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ça fait déjà presque un an que j'ai écrit l'article One Year Without Alcohol ("Un an sans alcool"), qui m'a valu d'être célèbre sur internet et a lancé ma carrière d'écrivain. J'osais y révéler ma sobriété pour la première fois, une expérience à la fois terrifiante et réconfortante.

Je n'aurais jamais cru que toutes ces pensées délirantes auraient un tel écho, mais je m'en réjouis. Et me voilà, sobre depuis deux ans. J'ai pris mon dernier verre le 6 mai 2013. Depuis, ma vie a changé du tout au tout. Je ne suis plus la même. Voici ce que j'ai déjà appris.

1. Tout n'est pas rose

Devenir sobre est la meilleure décision que j'aie jamais prise, mais les AUTRES aléas de la vie ne m'épargnent pas pour autant. Attention: il m'arrive beaucoup moins de choses désagréables, mais la vie suit son cours. J'ai beau ne plus perdre mon sac, ne plus me battre ni me blesser parce que je suis saoule, je peux quand même me faire mal en jouant au foot, me disputer avec des amies et constater que les choses ne s'arrangent pas toujours en ma faveur. La vie n'est pas une science exacte, même quand je suis animée des meilleures intentions et que je fais le maximum. Je continue à faire des erreurs, mais je suis aujourd'hui capable d'en tirer des enseignements et mûrir.

2. Je ne peux sauver personne

J'ai récemment entendu un proverbe qui disait: "C'est quand on commence à aller mieux qu'on s'aperçoit que tous les autres sont malades." Si, au cours de ma première année de sobriété, je me suis contentée de profiter de la vie (une nouveauté), je pense avoir consacré le reste de mon temps à faire des efforts sur moi-même, ce qui m'a permis au passage d'éprouver la justesse de ce proverbe! Les alcooliques ne sont pas les seuls à aller mal: la plupart des gens vivent une situation de déni ou font preuve de faiblesses tenaces. Je suis animée d'une telle volonté de faire passer le message que j'ai beaucoup de mal à accepter mon incapacité à sauver qui que ce soit. J'ai croisé le chemin de plusieurs amis, de membres de ma famille et de lecteurs de mon blog.

Certains demandent de l'aide, d'autres non, mais tous en ont désespérément besoin. Peu à peu, je me rends compte que je n'ai pas le droit de dire aux gens ce qu'ils doivent faire. Même s'ils sont en demande, je peux tout au plus partager avec eux mon expérience, ce qui a fonctionné pour moi, et espérer qu'un jour ils seront prêts, eux aussi, à changer de vie. Il n'y a rien de plus terrible qu'être un témoin impuissant de la souffrance de ceux qu'on aime.

3. Mon alcoolisme est une bénédiction

Au cours de ma première année de sobriété, je me suis souvent demandé comment les gens pouvaient être heureux d'être alcooliques. C'est n'importe quoi. Je savais que j'avais un problème mais je continuais à essayer de ne pas trop boire. L'année qui vient de s'écouler m'a finalement fait comprendre leur point de vue. C'est en effet le combat que j'ai mené qui a déterminé celle que je suis. Si je n'avais pas eu ces problèmes d'alcool, je n'aurais peut-être jamais été capable d'appréhender la beauté de la vie. Je serais peut-être en train de me morfondre dans un bureau quelconque, maudissant tout ce qui m'arrive. Tous les matins, au réveil, je me réjouis d'être vivante. Je vis pleinement chaque instant et je dispose, pour gérer les coups de blues, d'outils auxquels certaines personnes n'auront jamais accès. Cette façon de voir le monde, je la dois à ma victoire dans mon combat contre l'alcool.

4. On ne peut pas plaire à tout le monde

Drôle de retournement! L'an dernier, j'écrivais que je me fichais totalement de ce que les gens pouvaient penser de moi quand je buvais. J'étais la meilleure et ils pouvaient aller se faire voir. La sobriété m'a transformée. Je devenais timide et je n'avais plus aucune estime de moi. J'avais envie d'être aimée, mais sans pouvoir compter sur la béquille de l'alcool pour penser à autre chose. Le programme des Alcooliques anonymes m'a énormément aidée à gérer ces problèmes. Il en est des relations que l'on entretient avec les autres comme de la vie: elles ne peuvent pas toutes être parfaites. Certaines personnes ne nous aimeront pas, quoi que l'on dise ou fasse. Arriver à concilier l'envie d'être gentil avec tout le monde pour être aimée et rester fidèle à soi-même peut s'avérer compliqué. J'ai retenu la bonne leçon ces derniers mois. Tout le monde ne va pas m'aimer, et c'est normal. En fait, dans certains cas, l'opinion des autres ne devrait pas m'affecter tant que je sais que je suis quelqu'un de bien et que je fais ce qu'il faut.

5. Je ne suis pas le centre de l'univers

Je sais que c'est également une étape difficile pour tous ceux qui deviennent sobres. Nous ne sommes pas le centre de l'univers ! L'ego en prend un coup. Quand j'étais sous l'influence de l'alcool ou des drogues, je pensais que le monde entier s'était ligué pour faire de ma vie un enfer. Je prenais tout pour moi. Ma première année de sobriété, je l'ai vécue dans un état d'angoisse perpétuelle. Je me demandais sans cesse si untel m'aimait bien, si j'avais fait quelque chose qui lui avait déplu. Les gens étaient-ils en train de parler de moi? Savaient-ils que j'étais devenue sobre? J'ai enfin compris que je n'étais pas au centre de leurs préoccupations.

Chacun doit faire avec les cartes dont il dispose. J'étais de toute façon en grande partie responsable, lorsque je buvais, de ce qui contribuait à rendre mon existence insupportable. La vie ne m'attend pas au tournant, et les gens non plus. Ils ne passent pas leur temps à parler de moi et à m'en vouloir. Et quand ils le font, cela n'a rien à voir avec moi. Les choses qu'ils n'arrivent pas à assumer se manifestent par des sentiments qui ne me concernent pas.

6. Je sais ce qu'est l'amour inconditionnel

Je déjeunais l'autre jour avec une amie très proche qui a été ma compagne de beuverie pendant des années. Nous sommes aujourd'hui sobres toutes les deux. Elle me disait que la sobriété permet de faire l'expérience du véritable amour inconditionnel. C'est effectivement ce qui s'est passé pour moi, notamment au cours de l'année écoulée. Cette fille est l'exemple même de ce que l'on peut devenir quand on reçoit des preuves d'amour et de soutien inconditionnels.

Quand j'ai choisi de devenir sobre, j'avais très peur que plus personne ne m'aime, puisque j'étais un désastre ambulant. Mais j'ai touché le gros lot au rayon petit ami et ce mois-ci, je vais fêter mes trois ans avec Fernando. Comme je ne suis sobre que depuis deux ans, la première année a été très agitée. Il a néanmoins choisi de m'aimer et je lui dois la plus belle de mes relations amoureuses. L'amour inconditionnel, c'est ne pas forcer l'autre à entrer dans un moule, connaître ses défauts, les accepter et choisir de l'aimer quand même.

Je suis sidérée de me dire qu'aucune substance psychotrope n'a influencé mon organisme depuis deux ans. Si on m'avait dit à l'époque que j'écrirais un blog aujourd'hui, je n'y aurais pas cru. Il y a même des jours où la gratitude que je ressens est trop lourde à porter. Dans ces moments-là, je ne peux pas croire que la vie m'ait accordé une deuxième chance. Je dois me pincer pour y croire. Même dans les mauvais jours, c'est tellement BON d'être sobre. Pendant des années, j'ai couru après la liberté et je me suis targuée de "vivre chaque jour comme si c'était le dernier". À 29 ans, après deux ans de sobriété, je peux vraiment dire que je suis enfin libre.

Publié dans articles sur AA

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