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Ile de la Réunion : les AA ont 40 ans

Publié le par kreizker

reunion

AA à la Réunion  : http://www.alcooliques-anonymes.fr/wp-content/uploads/2017/07/CARNET_REUNIONS_FRANCE-.pdf (Pages 55 et 56)

 

 

quotidien

 


 

in "Réunion 1°", 27 juillet 2014

 

réunion

 

L'association des Alcooliques Anonymes de La Réunion fête son 40ème anniversaire

 

Rencontres et réunions d’information se sont tenues ce week-end (26 et 27 Juillet), pour honorer les 40 ans de l’association des Alcooliques Anonymes de La Réunion.

C’est jour de fête pour l’association des Alcooliques Anonymes de La Réunion. Depuis 1975, cette association, composée d’hommes et de femmes qui ont le désir d’arrêter de boire, offre le moyen à ces personnes de se libérer de l’alcoolisme. Les membres agissent dans le but de résoudre leur problème commun. Ils partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir. Sur la voie vers l’abstinence ils aident d’autres alcooliques à se rétablir. Des groupes se rencontrent sur toute l’île à Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Gilles les Hauts et Saint-Benoît.

À La Réunion le nombre de décès liés à une consommation excessive d’alcool est sous-estimé. Selon les chiffres de l’ORS, datant de 2013, en moyenne 250 décès sont directement causés par l’alcool chaque année.

 

FRANCE 141a Réunion 40 ans

 

FRANCE 141b Réunion 40 ans

Publié dans AA france

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AA : "29 ans et une devise : Aide-toi,les autres t’aideront"

Publié le par kreizker

in "Le JSL Journal de Saône-et-Loire" (France), 11 juillet 2014

 

Les Alcooliques anonymes ont tenu une réunion ouverte, au Clos Bourguignon, pour fêter le 29e anniversaire de la section chalonnaise.

 


Le matin de cette journée au Clos Bourguignon, les participants ont écouté une présentation de l’association et des témoignages de personnes devenus dépendantes, mais désireuses de se sortir de cet “étau”.

Béatrice (prénom d’emprunt) témoigne : « Mon problème d’alcoolisme existe depuis longtemps, je me suis rendu compte que je buvais beaucoup d’alcool pour oublier, donc fuir. Je voulais au fond de moi-même me sortir de cette dépendance, mais je ne savais pas comment. J’ai rencontré un médecin dans un premier temps, j’ai fait des recherches sur Internet et j’ai finalement découvert Alcooliques anonymes. Depuis, j’ai plaisir à retrouver ceux qui souffrent de cette maladie car nous en parlons librement, sans juger. Je suis devenue abstinente et le groupe chalonnais m’aide beaucoup. Je voudrais aussi saluer Alanon (association des familles d’alcooliques) qui accompagne et soutienne car cette maladie fait des ravages également dans l’entourage. »

L’après-midi de la rencontre a permis de débattre sur des sujets d’actualité, avant le partage du gâteau d’anniversaire.

L’association propose des réunions ouvertes à tous publics, chaque premier lundi du mois, salle Maurice-Caillot à l’éspace Jean Zay.

Contact : aachalon@voila.fr

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20° anniversaire des AA de St JUNIEN

Publié le par kreizker

in "Le Populaire" (France), 26 juin 2014
Le groupement des “Alcooliques Anonymes” de Saint-Junien a été créé il y a vingt ans tout juste
La réunion du mardi 1 er juillet devrait avoir une teneur particulière pour un groupe de parole discret mais combatif qui fêtera là le vingtième anniversaire de sa création.

 

Ils sont ceux dont les prénoms changent au gré des écrits et des rencontres, ceux dont les visages sont tantôt cachés, tantôt floutés pour peu qu'ils veuillent bien se laisser cibler par l'objectif. Ils sont ceux, surtout, que l'on désigne par deux lettres, deux voyelles qui veulent à la fois tout et rien dire : AA. Pour "Alcooliques Anonymes". Mais où commence vraiment l'alcoolisme ? Comment et pourquoi mener le combat contre l'addiction dans cet anonymat le plus total ? C'est à ce genre de questions que tentent, chaque mardi soir, de répondre les "AA" d'un groupement de Saint-Junien qui fête cette année le vingtième anniversaire de sa création. C'était en 1994 et, déjà, quelques "anonymes" d'aujourd'hui étaient alors des réunions fondatrices…

Un long et dur chemin

Nombre des membres actuels du groupement n'ont d'ailleurs pas manqué une réunion depuis vingt ans. Preuve que le combat contre l'alcool, contre le verre de trop, est un combat long et permanent. Pour ne pas dire un chemin de croix. Fabrice* est de ceux qui, depuis 18 ans désormais, fréquentent ce cercle des "AA" de Saint-Junien. Tous les mardis, il retrouve autour de lui ceux qui, à son image, ont un jour compris que l'alcool était devenu ce poison qui détruit à petit feu, la santé comme la famille. « J'ai alors décidé d'arrêter, et pour cela je me suis tourné vers les Alcooliques Anonymes. Depuis, je n'ai effectivement jamais loupé une réunion… ». Entouré de cinq, dix, vingt personnes aux profils si différents qu'ils font la preuve que l'addiction peut, un jour, « concerner tout le monde », Fabrice et les autres "AA" expriment ainsi leurs difficultés, en présence parfois de représentants du corps médical ou de la municipalité (que le groupe tient d'ailleurs à remercier pour leur soutien). Mais les "AA" font part, aussi et surtout, de leur folle envie de "s'en sortir". Comprendre : de ne plus être tenté par l'appât du verre, ne fût-ce qu'un seul et unique. « Car il peut parfois suffire d'une goutte pour que tout reparte », poursuit le membre du groupement, qui sait l'importance de pourvoir mener la "lutte" contre l'addiction en groupe, dans un esprit de collectivité cher aux "AA" qui prouve qu'en la matière l'union fait plus que jamais la force. « Il est en effet important de s'ouvrir aux autres, de partager son propre vécu », souligne à ce propos Joëlle*, "anonyme" du groupement de Saint-Junien.

 

FRANCE 139 saint junienChaque mardi, les membres du groupement local se réunissent entre douleurs et espoirs…

« De toute façon il n'y a pas de solutions miracles pour stopper la dépendance, et il est surtout utopique de croire que l'on va s'en sortir seul. D'autant que les personnes dépendantes à la boisson sont souvent des malades de la communication ». Des malades dont l'entrée dans le cercle des "AA" (qui se veut tout « sauf une secte », précise Joëlle) est le premier pas vers une prise de conscience du mal qui ronge et détruit. « Mais ce travail contre la dépendance doit se faire sur le long terme, c'est un long processus, on ne parle d'ailleurs jamais vraiment de guérison mais de rétablissement », précisent Fabrice et Joëlle, qui n'hésitent pas à transmettre leur message hors des réunions, à des publics divers et variés, et notamment dans les structures hospitalières.

Le "A" d'abstinence…

De l'importance du groupe, il en sera d'ailleurs question lors de l'anniversaire du groupement local, le 1 er juillet. Rendez-vous qui sera pour beaucoup de ses membres l'occasion de faire le point sur leur combat, récent où ancien, difficile, forcément, mais toujours anonyme. Car il est un principe sacré pour les "Alcooliques Anonymes ", une loi du genre intangible : le sens du combat doit toujours être au-dessus de la personne. Même si celle-ci doit encore se voir affubler de l'étiquette "AA". Qui peut aussi vouloir signifier "Alcoolique Abstinent", et les "AA" le savent mieux qui quiconque…

(*) Prénoms fictifs.

Pratique. Le groupement des "Alcooliques Anonymes" de Saint-Junien se réunit tous les mardis, à 20 h 30, à la salle des écoles de la Bretagne. Renseignements au 06.85.48.28.63.

 

 


Groupe "Aurore"

Rue des Bienfaiteurs - 87200 Saint-Junien - Haute-Vienne - France

Publié dans AA france

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"L’alcool leur a fait perdre le contrôle de leur vie"

Publié le par kreizker

in "L'Union L'Ardennais" (France), 22 mai 2014

 

REIMS (51).Chaque semaine, ils se retrouvent aux réunions des Alcooliques Anonymes afin d’évoquer cette prison sans barreau qui avait longtemps rétréci leurs vies. Avec l’humble sentiment de demeurer vulnérable.

Hommes, femmes, jeunes, vieux, cadres ou chômeurs, alcoolos mondains ou soiffards du matin : tous égaux face à cette maladie qu’est l’alcoolisme. Problèmes de famille, d’argent ou de boulot, recherche d’anesthésie ou volonté de s’isoler… Les causes demeurent multiples mais au final, un même résultat : des existences imbibées, rongées, brisées.

 

Dans ce voyage infernal, on croise la tremblote, les paupières lourdes, l’ennui, les mensonges, les idées noires et la honte qui se mue en dépression. Jusqu’aux envies de suicide. Parfois arrive l’ivresse de trop ou le déclic. Tenter de rebondir quand on a touché le fond passe ensuite par un autre voyage, également douloureux, parsemé de consultations médicales et autres cercles de parole.

Depuis des décennies, celui des Alcooliques Anonymes fait figure de référence. Chaque semaine, en France, des centaines de réunions ont lieu, menées par des bénévoles, eux-mêmes « alcooliques abstinents ». Sans posture morale ni artifice, la parole est donnée à ceux qui ont eu la force d’admettre leur dépendance. Objectif ultime : se libérer pour, au fond de soi, raccommoder ce qui peut l’être. « Notre problème, c’est d’oublier qu’on est malade alcoolique », confie Jean-Claude, bénévole de 74 ans qui a « reposé (son) verre en 1996 ». 

 

Ce lundi, dans les locaux du presbytère situés quartier Clairmarais, ils sont sept autour de la table. Quatre femmes, dont Annick, bénévole de longue date aux AA, et trois hommes. D’abord, on se demande comment s’est passée la semaine. « Ma vie change, et j’en profite le plus possible », sourit l’un. « C’est compliqué, j’ai eu un contrecoup assez dur en rentrant chez moi », dit un autre, récemment sorti de cure et qui, quelques heures auparavant, vient de reprendre son travail. «  Je ne suis pas super en forme, je pense que je me pose trop de questions, se tourmente une femme. Il y a toujours cette dépendance abjecte de ne pas vouloir déplaire, de ne pas dire les choses comme je le sens.  » Vite, le thermos de déca se vide. De ces propos ressortent souvent une même impression d’inconfort et de fragilité. Chez les AA, on conçoit le temps par tranches de 24 heures. Pourquoi ? « Parce que l’alcool est plus fort. Donc, notre manière de voir les choses ne peut être que celle-ci : hier, aujourd’hui, demain », nous résume un autre bénévole.

Chaque réunion a son thème, « Accepter son passé » est celui de la soirée. Vaste question, donc. S’ils le souhaitent, les présents prennent la parole à tour de rôle sur le sujet. Annick parle en premier : « J’ai toujours honte de la mère que j’ai été, de l’adulte que j’ai été (…) Ce soir, je suis à ma place avec vous, mes amis. » D’un sourire, elle passe le relais à Nicolas. Là encore, les souvenirs les plus douloureux, exprimés d’une manière toujours très réfléchie, remontent à la surface : « À l’époque, il fallait que je consomme pour vivre. Je ne me suis jamais senti sécurisé, ma mère s’occupait de moi comme un paquet de linge. » Stéphane, lui aussi, pèse chaque mot, semblant s’exprimer d’une manière presque apaisée : « Il a fallu que j’accepte les traumatismes de mon enfance, d’avoir été victime d’un pédophile. J’ai débuté l’alcool pour avoir une raison de vivre, c’était une question de survie. Je ne pouvais plus m’accepter. J’avais la culpabilité d’avoir fait consommer mon frère… »

 

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Depuis des décennies, les Alcooliques Anonymes accueillent des réunions, menées par des bénévoles, afin que chacun tente de se libérer et raccommoder ce qui peut l’être.

 

Du mal à s'accepter

Autour de la table, silence total. Face à l’expression de ces blocs de douleur, Annick acquiesce. Tout le monde ici croit aux vertus libératrices de la parole. Caroline confie à son tour : « J’ai vachement de mal à accepter qui je suis, qui j’ai été… J’ai souvent honte de moi. Demain, ça me fait trop peur. » Enfin, Ghislain puise au fond de lui pour remonter le temps :« Accepter sa dépendance, ça fait terriblement de mal (…) Je détestais mon père et j’ai tout fait comme lui : alcoolique, violent envers ma femme. Aujourd’hui, il est mort, il me manque et je l’aime. » Blocs de douleurs déjà évoqués au cours des précédentes réunions. L’idée matrice est de voir comment leur « digestion » peut évoluer pour celui qui les a vécus. La dernière personne, une femme approchant doucement du demi-siècle, résume le chemin parcouru : « Avant, quand je parlais de mes peurs, c’était pour jouer les Cosette ; aujourd’hui, c’est pour avancer. » Suite à un traumatisme d’enfance, elle s’est retrouvée à bégayer à chaque fois qu’elle montait ou descendait un escalier. Abstinente depuis plus de deux décennies, elle explique ses souffrances les plus tenaces : « Quand je suis en voiture à plus de 50 km de chez moi, je dois m’arrêter, je n’arrive plus à respirer. J’ai des angoisses d’éloignement, j’enrage, je me sens complètement paumée sur Terre. Mais mon passé, je l’accepte car il a désormais un sens. »

21 h 30. Fin de la réunion. Quiconque le désire laisse une pièce dans le chapeau disposé au milieu de la table. Ultimes recommandations rituelles. Dernier café. Bises. « À la semaine prochaine ! », lancent un à un les partants avant de disparaître dans la nuit. Stéphane, avant d’en faire de même, lance : « Ma vie change, j’en profite le plus possible ! » Pour la première fois, un large sourire lui barre le visage.

Publié dans AA france

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