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Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
Le 11 décembre 1934, Bill W. rentrait au Towns Hospital
Le 11 décembre 2012, sortie du DVD "Bill W."
EN VENTE et aussi à regarder à partir de cette date sur :
iTunes, Amazon, YouTube Rentals, Vudu, Cinemanow,
Time Warner Cable, Comcast, Cox, Charter, Verizon, Suddenlink, Frontier, Mediacom
Bill W. took eight years of full-time work to complete. The filmmakers conducted research in dozens of archives and private collections, and interviewed A.A. members and historians in the United States, Canada, and Europe.
Research and a healthy dose of good fortune allowed the producers to unearth film footage and photographs – including some that had never been seen before – and some new material that had not been included in previous written biographies of Bill Wilson.
En 1999, le magazine Time mentionnait Bill Wilson dans sa liste des 100 Héros et icônes du XXe siècle afin de souligner son rôle en tant que co-fondateur du mouvement des Alcooliques Anonymes, communément appelé les A.A. Pourtant, 65 ans plus tôt, Bill Wilson faisait face à la mort, incapable de gérer son obsession et sa soif d'alcool. À cette époque, la médecine considérait l'alcoolisme comme un symptôme issu d'un problème psychiatrique profond et les alcooliques étaient souvent traités avec des lobotomies, des thérapies choc ou même l'emprisonnement.
Malgré tout, Bill Wilson a retrouvé la sobriété et s'est ensuite dévoué à montrer la voie aux autres qui, comme lui, avaient besoin d'aide. Avec la force de caractère de Bill et son leadership, les A.A., d'abord un petit groupe d'hommes, sont devenus un mouvement mondial réunissant plus de 2 millions de membres, hommes et femmes inclus. De nos jours, des milliers de personnes le remercient de les avoir aidés à sauver leurs vies.
L'initiative de Bill l'a éventuellement transformé en icône au sein des A.A. – une société qu'il a lui-même fondé et qu'il n'a jamais pu rejoindre. À travers de nombreuses entrevues, de dramatisations et d'archives rares, Bill W. retrace la vie de Wilson dépeignant ses 17 ans passés sous l'alcoolisme dévastateur, les années de fondation cruciales du mouvement des A.A., son combat contre la dépression, ses expériences avec le LSD et son problème personnel face à la célébrité dans un groupe anonyme.
Héros discret, Bill Wilson a vécu une existence empreinte de sacrifices et de servitude, tout en laissant derrière lui un message d'espoir face aux problèmes d'alcoolisme.
La conception du film Bill W. s'est étalée sur huit ans. Les cinéastes ont retrouvé des collections d'archives oubliées, interviewé des membres des A.A. et des historiens américains, canadiens et européens.
Faire un film sur le fondateur d'une société d'anonymes disparu en 1971 présente de nombreux obstacles. Seulement quelques personnes qui ont connu Bill lors de son vivant étaient encore en vie au moment du tournage du film. Les réalisateurs ont d'abord cru qu'il y aurait peu de matériel d'archives disponible, mais avec leur recherche approfondie et une bonne dose de chance, ils ont réussi à mettre la main sur des trésors oubliés depuis longtemps. Bill W. propose ainsi un nouveau regard intime et original sur le co-fondateur des Alcooliques Anonymes.
Interview de Dan Carracino



in "La Nouvelle République", 18 novembre 2012
Plus de 700 participants se retrouvent ce week-end à Joué-lès-Tours, pour le congrès annuel des Alcooliques anonymes. Les ateliers sont ouverts à tous.
L'entraide, l'écoute et l'ouverture aux autres ont un sens chez les Alcooliques anonymes (AA). C'est le message clair que veulent donner les AA en congrès national ce week-end à l'espace Malraux à Joué-lès-Tours.
Plus de 700 personnes participent à ces journées rythmées par des ateliers présentant la méthode des AA, les concepts en général, l'anonymat ou encore la joie de vivre.
Bien sûr, les témoignages sont particulièrement forts et émouvants. La parole est la force des AA. « On se retrouve ici pendant ces deux jours, explique Brigitte, aux AA depuis une dizaine d'années. Nous partageons nos expériences. Des anciens, des tout nouveaux, ceux qui consomment encore sont là et expliquent leurs parcours, leurs angoisses. »
Des livres, très souvent de témoignages, sont tenus à la disposition de tous dans le hall de l'espace Malraux.
Réapprendre à vivre en société
Les thèmes abordés lors des ateliers touchent également beaucoup au renouvellement personnel : « Avec cette maladie, on s'est dégradés physiquement bien sûr mais aussi psychologiquement, spirituellement. Avec les AA, on essaye de trouver une expérience pour réapprendre à vivre et l'envie d'être en société. »
Le congrès des AA est ouvert à tous : « Si on ne fait pas partie des Alcooliques anonymes, continue Brigitte, on peut assister aux ateliers. On peut même participer ou pas. »
Aujourd'hui, dimanche de 10 h à midi, une réunion plénière est organisée dans l'auditorium de l'espace Malraux. « Des témoignages vont ponctuer cette réunion. C'est très émouvant. Quand je suis arrivée aux AA, il y a 13 ans, il y avait un ami qui fêtait ses 26 ans d'abstinence et je me suis demandé pourquoi rester aux AA après tant d'années. Aujourd'hui, j'ai compris : les AA, c'est une école de vie. Les anciens sont là pour accueillir les autres. Voir quelqu'un de bien rétabli, c'est un message très positif. »
Hier soir, c'était dîner et soirée dansante pour tous les participants. Et même à cette heure tardive, pour ceux qui le désiraient, des ateliers étaient mis en place. L'écoute, toujours l'écoute.