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BELGIQUE, le courrier, 17 juin 1982

Publié le par kreizker

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76 ANS des AA (mexique)

Publié le par kreizker

Veracruz


 

MEXIQUE 261b 201110 juin 2011, Oaxaca de Juarez


 

mexique 2011 Mexico D.F.

Carlos Tena Tamayo (CONADIC Consejo Nacional contra las Adicciones) et Jose Alfredo Hernandez (Presidente de la Junta de Servicios Generales de Alcoholicos Anónimos CMSGAA A.C)

 

mexique 2011a

 

Publié dans AA Monde

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"MON MARI A BU UNE MAISON"

Publié le par kreizker

in "Le Journal de Saone-et-Loire", le 17 juin 2011

 

« Mon mari a bu le prix d’une belle maison ! »

Les malades de l’alcool ne sont pas les seuls à souffrir. Pour les proches vivre à leurs côtés est bien souvent un véritable calvaire.

La première fois que l’on m’a dit : tu es malade des conséquences de l’alcoolisme de ton mari. Je n’ai pas voulu le croire » raconte Georgette. « Les gens ne comprennent pas ce que l’on peut vivre » assure Gérard. Chaque semaine, quoi qu’il arrive, tous les deux assistent à la réunion des Al-Anon à la MJC de Mâcon.


Cette association propose aux proches des alcooliques anonymes d’échanger entre eux sur leurs propres difficultés. Tous les deux ont eu du mal à pousser la porte de l’association, ils ont bien vite compris que cette aide leur serait utile. « On arrive avec des valises bien pleines, ça fait du bien de les poser » confie Gérard. Chez lui c’est sa femme qui était malade, elle s’est mise à boire suite à un drame familial : « On ne pouvait plus compter sur elle, je devais tout gérer seul, les enfants les courses, toute la vie quotidienne. » Georgette convoque des souvenirs similaires : « On court partout, on s’énerve sur les enfants, sur le conjoint, on ne se rend pas compte qu’on commence nous aussi à dérailler. » Tous les deux ont eu du mal à prendre conscience de la maladie de leurs compagnons « Pour moi l’alcoolique c’était le poivrot du village pas mon mari, raconte Georgette, je lui trouvais des excuses, je me disais qu’il avait besoin de faire la fête avec ses copains. » Avant de se sentir soutenus par les autres « amis » d’Al-anon tous les deux ont vécu un calvaire : « Je lui cassais sa bouteille, elle courait en racheter une », « Mes filles disaient : papa m’a pris de l’argent dans ma tirelire, je refusais de les croire. », « J’étais le gendarme à la maison. »

 

Tous deux vivaient, sans le savoir, les symptômes de la dépression et témoignent du bout des lèvres avoir pensé à des choses horribles. « J’ai eu des idées de divorce, j’ai même espéré qu’elle ait un accident » avoue Gérard. « J’en ai passé des heures derrière ma fenêtre à sursauter des que j’entendais les pompiers. J’étais inquiète, mais quand il revenait je me disais aussi :« zut, il ne lui est rien arrivé. » « Les meilleurs moments c’est quand elle était loin, en cure plusieurs semaines » ajoute Gérard.

 

C’est finalement la réalité financière qui a fait prendre conscience à Georgette que son mari avait besoin de soins : « il cachait les talons des chèques, affirmait que sa banque n’envoyait pas de relevés. Un jour, le 13 du mois je suis allé à la banque, on m’a dit que le compte était vide » Gérard a fait le calcul, les 7 ans de maladie de sa femme ont coûté « 12 briques », Georgette, elle, estime, que son mari a bu « le prix d’une belle maison. »

Des réunions aux effets antidépresseurs

C’est donc en parlant avec d’autres proches d’alcooliques, que les deux retraités ont réussi à relever la tête. « On se raconte des choses très concrètes, là-bas j’ai découvert une famille, ce sont mes antidépresseurs » s’enthousiasme Gérard. À chaque réunion à la MJC de l’Heritan, ils sont une petite douzaine, beaucoup de femmes, quelques hommes. Tous les deux constatent avec tristesse que de plus en plus de jeunes viennent chercher du réconfort dans ces échanges de paroles. Gérard et Georgette affirment avoir trouvé de nombreux conseils très pratiques. « J’ai compris qu’il fallait attendre qu’elle ait dégrisé pour lui parler. » « J’ai appris à agir au lieu de réagir. » Aujourd’hui la femme de Gérard est abstinente depuis 7 ans, elle ne fréquente plus les alcooliques anonymes, lui, dit avoir encore besoin de parler. Après plusieurs rechutes et finalement l’abstinence le mari de Georgette a été emporté par un cancer. « Cela fait presque 20 ans que la maladie n’est plus à la maison, mais je commence seulement à pouvoir de nouveau acheter du vin. »

 

Publié dans ALANON ALATEEN

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Alcool : en parler

Publié le par kreizker

in "Nord-Eclair", 17 juin 2011

 

Alcool : en parler quand la famille trinque

 

 

Depuis bientôt 50 ans en France, les groupes Al-Anon aident les proches de personnes alcooliques. À Tourcoing, l'un d'eux se réunit chaque mercredi à la maison des services du Blanc Seau. Rencontre avec deux membres qui témoignent des difficultés à se reconstruire.

 

Jamais elles n'emploieront le terme de « guérison » : leurs maris sont aujourd'hui « abstinents ». Martine et Solange (les prénoms ont été modifiés) sont membres de deux groupes Al-Anon dans la métropole (lire l'encadré), la première depuis 26 ans, l'autre depuis 2007. Après que leurs époux ont arrêté la bouteille : preuve que, même des années après, les proches souffrent toujours de cette maladie « progressive », décrivent-elles toutes les deux.
 

 

Martine ne s'en est pas rendue compte tout de suite. S'est rendue à l'évidence en trouvant des cadavres de bouteilles dans un tiroir. A nié un moment avant de vivre avec pendant une dizaine d'années. « Mais j'ai eu de la chance, mon mari n'est pas allé trop loin dans l'alcool. » Et son sevrage n'a duré que 6 mois. Pour Solange, dès lors qu'elle a mis un nom sur le problème, ça a duré 15 années marquées par « beaucoup de cures » . « On vient de fêter nos 25 ans de mariage... dont 20 avec l'alcool », raconte-t-elle pudiquement.



« Malade de l'alcool de l'autre »


Comme Martine et Solange, les dames sont les plus nombreuses à pousser la porte de l'association. Et, comme elles, à y rester pour « se reconstruire » d'abord, puis pour « aider les autres », tout simplement. Juste en témoignant, pour faire tomber les tabous.
« Il y a beaucoup de honte à la base. C'est déjà difficile d'en parler et encore plus difficile avec quelqu'un qui ne connaît pas le problème » , avance Solange. Toutefois, « on n'a pas de baguette magique, poursuit Martine. Chaque alcoolique est différent.
On est juste là pour partager nos expériences ».
C'est ce qui a aidé nos deux témoins : « ici, on n'est pas jugé ». En parler a permis à Martine « d'apprendre à me détacher du problème d'alcool sans me détacher de mon mari. Ça m'a appris à m'occuper de moi et à ne pas tout décider à sa place ». D'accepter aussi son impuissance et le fait d'être « malade de l'alcool de l'autre ». Pour Solange, il a fallu « gérer le quotidien autrement, réapprendre à vivre ensemble. Quand il y a de l'alcool, on est comme deux étrangers l'un à côté de l'autre ».
 

 

Aujourd'hui, Martine et Solange ont trouvé « une seconde famille » chez les Al-Anon, qui restent très méconnus. Certains médecins alcoologues orientent des familles de patients mais le pas est souvent dur à franchir. À Tourcoing, le groupe qui existe pourtant depuis de nombreuses années, vivote avec une poignée de participants. Des groupes en ligne et une permanence téléphonique sont mis en place mais « on préfère le contact direct, face à face ». C'est certainement le meilleur moyen, comme pour Martine et Solange, de « trouver l'espoir ».

 

Publié dans ALANON ALATEEN

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