un AAdmirateur de "kreizker"
de jour
mais même de nuit...
Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
Voici les enseignements que je retire de ma lecture du livre « La Sobriété Emotionnelle à travers les Etapes ».
Il m’est possible de laisser parler mes émotions, car c’est une réaction affective naturelle face à ce qui m’arrive.
Même si elles me perturbent parfois un peu trop, j’aurai toujours quelque chose à en tirer. Je ne dois pas les réprimer ou les garder enfouies. Je peux essayer de rendre leurs manifestations « tolérables », les atténuer sainement.
En analysant mes émotions, je les comprendrai mieux, ce qui me permettra de les vivre mieux, de mener une vie plus sereine, plus sobre en trouvant des solutions de comportements mieux équilibrés.
Cela me permettra d’adapter la réaction et la réponse face à une émotion pour enlever aux évènements négatifs que je vis leur charge émotionnelle excessive.
Mes émotions me font agir, bouger, m’exprimer, transmettre, j’en ai besoin pour vivre, mais elles ne peuvent pas gouverner ma vie.
Le détachement n’est pas, pour moi, de l’indifférence, mais est une façon de mettre des distances par rapport à ce qui provoque mes émotions et ainsi de me protéger. Il s’agit d’une acceptation adaptée de l’émotion. L’acceptation de soi et des autres ainsi que des événements est capitale ! Accéder à une certaine sobriété émotionnelle ne peut passer que par l’acceptation de ce qui m’arrive.
Les excès d’émotions peuvent nuire à mon abstinence.
Les gérer, c’est avant tout apprendre à me connaître, honnêtement et sans apitoiement.
Le travail consiste pour moi à identifier mes émotions, à les reconnaître, à apprendre à les nommer, à ressentir le véritable message qu’elles me transmettent, et à essayer de les tempérer en me donnant des mots d’apaisement. C’est donc un travail constant sur moi-même.
Lorsqu’une émotion surgit, mon mental essaie immédiatement de s’en emparer et les ¾ du temps, m’impose de jouer au tennis. L’adversaire (celui qui essaye d’avoir le contact) m’envoie la balle (l’émotion) et moi, je la retourne à toute volée, coupant toute possibilité d’échanges.
Quand je ressens de la haine, par exemple, j’ai le choix de réagir avec haine ou j’ai aussi le choix d’écouter en moi ses ravages, de ressentir ma souffrance dans les souvenirs qu'elle évoque et choisir de la transformer en quelque chose de positif. (Comme avec les fleurs reçues pour mes 40 ans de ma génitrice). En utilisant positivement mes émotions, j’ai un comportement plus responsable, une meilleure concentration, une plus grande maîtrise de moi-même et de meilleures relations avec les autres.
Libérée de l’alcool, j’ai vécu bien autrement les petites comme les grandes choses de la vie, pleinement et peut-être pas toujours facilement car elles sont le reflet des réalités de la vie.
Peut-être ne puis-je plus prétendre à 41 ans à un amour parfait, mais à tout âge, l’amour est nécessaire. J’ai eu, j’ai encore et j’aurai, jusqu’à la fin de ma vie, besoin d’amour. Cet amour est différent à chaque âge, mais ces manifestations restent les mêmes : un sourire, un regard, un geste tendre, une parole restent pour moi des preuves tangibles d’un attachement réel et sincère.
Que ce soit, lorsque je ne vais pas bien ou que j’ai de la peine ou que j’ai besoin de tendresse, d’amour, des bras qui m’enserrent me sont d’un grand réconfort.
Je dois me méfier de mes attentes insensées et essayer de n’avoir que des souhaits raisonnables. (Mais qu’est-ce que des souhaits raisonnables ?)
Je me suis si souvent sentie frustrée dans ma vie sentimentale que j’ai besoin d’une certaine reconnaissance, d’amour, de respect, de démonstration pour reprendre confiance en moi car j’en ai très peu. En réfléchissant sur les émotions telles que la jalousie et le doute, je peux les lier tous les deux à la peur et au manque de confiance en moi.
Je commence à connaître et accepter ma fragilité et mes limites. Avec l’aide de ma Puissance Supérieure, et en appliquant du mieux que je peux Notre Programme, j’obtiendrais 24h à la fois, petit pas à petits pas, la sobriété émotionnelle qui me manque encore aujourd’hui.
Ma soit disant maturité émotionnelle que je montrais en tant que pratiquante, prenait deux directions. La 1ère était la voie de l’indifférence que je croyais bon d’afficher dans de nombreuses situations où mes faiblesses auraient été reconnues et peut-être exploitées. La 2ième est l’intériorisation de toutes mes peurs : peur de ne pas réussir dans la vie, peur de dire ce que je pensais vraiment, peur des refus divers, peur de l’abandon, etc…
Si un AAmi en demande d’aide ne veut rien entendre, c’est « son » problème.
Je resterai à l’écoute quoi qu’il arrive, mais je ne peux m’impliquer dans son problème s’il refuse l’aide que j’essaye de lui apporter.
Dans une relation d’aide, mon analyse de la situation et mes éventuelles suggestions à l’AAmi(e) dans le besoin ne peuvent être influencées par la personnalité de celui ou celle-ci. Cela demande de la neutralité ce qui est très difficile à acquérir.
Petits outils que je mets en place pour progresser dans ma sobriété émotionnelle : avoir le plus possible, la phrase suivante en tête « ne rien ressentir comme étant dirigé contre moi » et quand j’entends une parole désobligeante, me répéter mentalement la Prière de la Sérénité, ce qui me permet de ne pas répondre dans l’impulsion et de laisser passer le temps et de retrouver mon calme.
L’espérance, la foi en moi et en une Puissance Supérieure, le courage, l’indulgence, la tolérance, la compassion et la confiance, sont des vertus que je dois essayer de mettre en avant afin de progresser en sérénité et en sagesse. Ma progression est un long chemin et n’est pas une voie rapide, mais bien un sentier où chaque pas que je fais compte.
Il est important que je puisse prendre du recul par rapport à ce que je vois ou entends, et ce, pour 2 raisons. Primo : afin de pouvoir me préserver personnellement et d’éviter de mettre ma propre abstinence en péril. Secundo : afin d’offrir une écoute plus sereine, donc plus attentive à ce que l’on me dit.
Ce qui est important aussi, c’est que je m’écoute moi-même, que j’apprenne à me situer par rapport aux autres. Je ne pense pas détenir la clef de la Vérité mais je dois aussi me faire confiance et écouter mes intuitions.
Aujourd’hui, en étant abstinente et heureuse de l’être, je suis aussi plus ouverte au dialogue et à la réflexion, en adoptant un comportement moins autodestructeur, je suis plus positive vis-à-vis de moi-même et des autres.
Aujourd’hui, le temps commence à faire son œuvre. Je pense avoir compris qu’il ne fallait pas être un « bon » AA, mais simplement « vivre en AA », vivre en essayant d’appliquer du mieux que je peux, un peu de philosophie de vie du Programme et de la littérature AA.
La littérature me permet maintenant d’ouvrir des portes. Toutefois, seuls le temps et la vie vont me permettre de faire mûrir ces belles notions en moi avant de les transformer inconsciemment en actes.
Face à tout ce qui se dit en réunion, il est toujours bon, en ce qui me concerne, de confronter les idées entendues à la littérature AA.
Cela me permet de découvrir ma propre vérité sur la base de l’expérience de 75 ans de AA dans le monde et pas uniquement sur celle de quelques témoignages entendus en réunion. La littérature me sert aussi à remettre les pendules à l’heure et explorer la sobriété et le détachement émotionnels dans différentes situations de ma vie de AA au sein des Services notamment.
La littérature n’est pas « l’outil » pour évoluer vers une certaine sobriété émotionnelle, mais certainement « un outil » important pour y arriver.
En Résumé :
Je ne peux sortir de mon malheur (l’alcoolisme entre autres) sans savoir contrôler mes émotions et je ne peux y arriver sans bien me connaître.
Voilà les choses qui m’importent pour que je mène une vie harmonieuse, selon Notre Programme
Bonnes 24h à toutes et tous
Monique (Gedinne-Belgique)
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Grammy Award 2011 - 13 février 2011 - Los Angeles
Best Rap album : "Recovery" 
Plus de 7 millions d'exemplaires vendus

in "Rolling Stone" - novembre 2010
Pour la petite histoire, Elton John est son "parrain"

I speak to Elton [John]. He’s like my sponsor. He usually calls me once a week to check on me, just to make sure I’m on the up-and-up. He was actually one of the first people I called when I wanted to get clean. He was hipping me to things, like, “You’re going to see nature that you never noticed before.” Shit you’d normally think was corny but that you haven’t seen in so long that you just go, “Wow! Look at that fucking rainbow!” Or even little things—trees, the color of leaves. I fucking love leaves now, man. I feel like I’ve been neglecting leaves for a long time.

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