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"Les addictions à l’alcool"

Publié le par kreizker

RCF (France), 5 Janvier 2024

La consommation d’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable en France. Elle est à l’origine de 49 000 décès par an. Ces décès sont principalement liés aux cancers, aux maladies cardiovasculaires, aux maladies digestives, aux accidents et aux suicides. Le mois de janvier est le mois sans alcool ou Dry January, mois consacré à la mobilisation des patients et professionnels de santé sur les addictions à l’alcool qui représentent un enjeu de santé publique majeur en France

Au cours de cette émission nous essayons de mieux comprendre les enjeux des addictions à l’alcool, ses différentes formes, sa prise en charge et ses répercussions.

Nos invités sont :
- Docteur Nicolas Langendorfer, Addictologue, service Addictologie CHU Montpellier
- Michel, correspondant média local, Alcooliques Anonymes
- Martine, membre des Alcooliques Anonymes

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"L’alcool, en parler pour s’en sortir"

Publié le par kreizker

in "L'Ami Hebdo" (France), 5 Janvier 2023

 

Cinq groupes d’Alcooliques Anonymes et deux groupes « Al-Anon » (pour les proches d’alcooliques), se réunissent régulièrement dans le Haut-Rhin et sont ouverts aux personnes désirant lutter contre l’alcoolisme. A Altkirch, par exemple, un groupe existe depuis juin 2018.

A Altkirch, la Ville soutient la démarche du petit groupe « Espoir Sundgau » en lui mettant à disposition une salle et en indiquant la tenue des réunions sur les panneaux d’affichage.

A Altkirch, la Ville soutient la démarche du petit groupe « Espoir Sundgau » en lui mettant à disposition une salle et en indiquant la tenue des réunions sur les panneaux d’affichage.

« C’est une maladie qui n’est pas assez prise au sérieux, que ce soit par le malade ou par la société en général, qui est souvent incomprise et dont il est très difficile de se sortir. » Par ces mots, Daniel (ndlr : le prénom a été modifié pour préserver l’anonymat) résume bien le problème qu’est la lutte contre l’alcoolisme.

Substance légale, du moins à partir de 18 ans, l’alcool fait pourtant tant de ravage et peut devenir une véritable drogue dont on peut devenir dépendant. C’est ce qui est arrivé à ce Haut-Rhinois « pourtant dans un bon cadre de vie, avec un bon boulot, une famille, des enfants, des amis… » Une vie épanouie en somme. « Sauf que l’alcool est venu tout détruire, ma consommation passant d’occasionnel à habituel, puis même obsessionnel », ne cache pas celui qui, pour s’en sortir, a décidé un jour de pousser la porte d’une réunion d’Alcooliques anonymes. Cela fait maintenant plus de dix ans qu’il a pris cette bonne décision et qu’il n’a plus touché un verre d’alcool. Depuis, cet ancien alcoolique a même été de ceux ayant ouvert le groupe d’Alcooliques Anonymes « Espoir Sundgau » à Altkirch.

Chaque vendredi soir, un petit groupe se réunit, avec parfois des nouveaux, parfois des revenants et souvent des habitués pour « parler et ainsi se libérer et se sortir de l’alcoolisme. » Mouvement d’entre-aide, les « AA » permettent de « se rendre compte qu’on est pas seul, que d’autres personnes connaissent la même chose», pense Daniel, qui estime que « si ça a marché pour moi, ça peut marcher pour les autres ! »

C’est dans cet esprit, que les cinq groupes d’Alcooliques Anonymes recensés dans le département – deux à Mulhouse, à Neuf-Brisach, Bartenheim et donc Altkirch – se retrouvent chaque semaine et sont ouverts à tout alcoolique ayant le désir d’arrêter de boire. Retrouvez toutes les réunions des « AA »

 

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"Zéro alcool, une lutte partagée"

Publié le par kreizker

in "L'Ami Hebdo" (France), 5 Janvier 2023

Pas d’alcool pendant un mois. Dès le 1er janvier 2024, le défi « Dry January » a commencé l’éloge de la sobriété. Le président des Alcooliques Anonymes en Grand Est et le vice-président de la Fédération Française d’Addictologie témoignent des efforts à fournir pour lutter contre la surconsommation et l’addiction. 

Vous reprendrez bien du crémant ? Ou du vin chaud ? A l’heure des bonnes résolutions, ces injonctions sociales sont la lutte de certains. Dès le 1er janvier, le défi « Dry January » propose un mois d’abstinence complet, loin de tout alcool. Un défi anglophone, comme son nom l’indique, qui s’est développé en France il y a 5 ans, et qui réunit une communauté plus motivée que jamais. Malgré une absence totale de soutien de l’Etat, « près de 30% des français avaient l’intention de participer à ce challenge en 2024 » explique Michael Bisch, vice-président de la Fédération Française d’Addictologie, basé en Meurthe-et-Moselle. 

Demander un soutien du gouvernement 

Le spécialiste avait adressé une lettre au ministre de la Santé avec 47 collègues en décembre 2023, demandant un financement de campagne pour « Dry January » et une politique renforcée contre l’alcoolisme. Résultat : en 2024, seuls les fonds associatif ont financé la publicité, alors que les moyens de Santé publique France auraient été largement supérieurs, pour une meilleure diffusion. Côté politique dédiée, les demandes sont déjà claires, mais en attente. « Il faudrait un plan national de lutte » indique le Dr Bisch.

Un jeune sur deux a déjà consommé de l’alcool avant ses 13 ans, selon l’OMS. En France, en 2020, près d’un Français sur quatre avait déjà dépassé les repères de consommation d’alcool à risque, relayait l’Assurance-maladie. Une validation sociale qui devient une excuse valable et remplace la motivation. « L’alcoolisme, on l’appelle la maladie du c’est à cause de » souligne Claude, président des Alcooliques Anonymes du Grand Est. A cause des amis, de la famille, des collègues, des rencontres au travail… La période des fêtes rend l’exercice encore plus difficile. 

Lutte accrue au nouvel-an 

Claude gère un groupe de rencontres qui se tient tous les vendredis à Sarrebourg. La période du nouvel-an reste un énorme défi pour une de ses habituées, malgré 4 ans d’abstinence. Jusqu’à devoir s’enfermer chez-soi pour éviter de voir des proches qui, sans s’en rendre compte, incitent à replonger et quitter ses bonnes habitudes. « Et même s’il y a une replonge, il ne faut pas en avoir honte. On ne peut pas s’en vouloir d’être malade. Il faut se relever et absolument en parler » préconise Claude.

 

Un travail sur soi primordial, que certains choisissent de ne jamais faire. Catherine, membre de Al-Anon, a divorcé de son mari après 30 ans, car celui-ci était devenu irascible et violent, et refusait de se soigner. D’abord, sa dépendance passait inaperçue au milieu des fêtes qu’il organisait régulièrement. Catherine a incité son mari à fréquenter un addictologue, et pensait pouvoir et devoir faire quelque chose, en tant que conjointe. « Le médecin m’a dit que je ne pouvais pas le guérir moi-même. C’était à lui de le vouloir, pas à moi » témoigne la mère de famille qui a pris un nom d’emprunt pour cette interview. 

La volonté, maitre mot 

Il faut le vouloir, pour le croire. Croyance d’ailleurs principale des Alcooliques Anonymes « Notre mot d’ordre, c’est de ne jamais prendre de premier verre. Pas une goutte. Ceux qui ont déjà basculé mentalement et physiquement replongeraient tout de suite » assure le président de l’association dans le Grand Est, sobre depuis plus de 30 ans . Une approche différente de celle que prennent les addictologues avec leurs patients.

Les sources de motivations peuvent être multiples, hors grosse addiction : meilleur sommeil, perte de poids, amélioration de l’humeur, meilleure peau … Tenterez-vous l’abstinence ? 

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Témoignage : une soirée avec les Alcooliques anonymes de Poitiers

Publié le par kreizker

Témoignage : une soirée avec les Alcooliques anonymes de Poitiers

France 3 Nouvelle Aquitaine, 26 Décembre  2023

Les Alcooliques Anonymes aident les personnes atteintes de cette addiction à se libérer de l'alcool. Ils se réunissent plusieurs fois par semaine et partagent leurs expériences. Quelques-uns d'entre eux se sont rassemblés à Poitiers cette semaine pour fêter Noël. 

 

C'est sans doute l'association la plus connue dans ce domaine : les Alcooliques Anonymes aident les personnes atteintes de cette addiction à se libérer de l'alcool. Ils se réunissent plusieurs fois par semaine et partagent leurs expériences. Quelques-uns d'entre eux se sont rassemblés à Poitiers cette semaine pour fêter Noël. Ils ont accepté de se confier à nous.

Selon une récente étude de la Ligue nationale contre le cancer, 39% des Français déclarent que l’alcool est indispensable pendant les fêtes de fin d’année. Pas question de ça pour les Alcooliques Anonymes (AA) de Poitiers qui ont choisi de fêter Noël ensemble autour d’un café.

Avant, c’était compliqué. J’avais un alcoolisme assez violent.

Une femme membre des AA de Poitiers

Plusieurs d’entre eux ont accepté de témoigner sur leur parcours. C’est le cas de cette femme, abstinente depuis 6 ans : "Depuis que je suis abstinente, on passe de belles fêtes de Noël. Avant, c’était compliqué. J’avais un alcoolisme assez violent. Chez nous, on dit Jekyll et Hyde, c’était exactement ça." Le but des réunions est de s’entraider pour parvenir à l’abstinence.

Autre témoignage de cet homme sobre depuis 17 ans : "Tant que je n’avais pas accepté mon état de malade alcoolique, c’était une contrainte de ne pas boire. Aujourd’hui, je suis libre de ne pas boire, ce n’est pas la même chose."

Aujourd’hui, je suis libre de ne pas boire, ce n’est pas la même chose.

Un homme membre des AA de Poitiers

 

La conscience d’être alcoolique est souvent tardive, mais l’association aide aussi des jeunes, comme cette jeune femme qui nous a confiés qu'elle était "contente d’avoir posé le verre assez jeune. Chaque mauvais jour sans alcool est tellement meilleur que n’importe quel jour avec alcool."

L'association les Alcooliques Anonymes aide les personnes atteintes de cette addiction à se libérer de l'alcool. Ils se réunissent plusieurs fois par semaine et partagent leurs expériences

L'association les Alcooliques Anonymes aide les personnes atteintes de cette addiction à se libérer de l'alcool. Ils se réunissent plusieurs fois par semaine et partagent leurs expériences

Les Alcooliques anonymes ont des antennes dans de nombreuses villes. À Poitiers, les adeptes se réunissent trois soirs par semaine. Chaque groupe de parole accueille entre 10 et 12 personnes avec respect et bienveillance. Ces rencontres durent environ 1h30.

Publié dans AA france

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