Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

aa france

FRANCE Alcooliques Anonymes®

Publié le par kreizker

FRANCE Alcooliques Anonymes®
FRANCE Alcooliques Anonymes®
FRANCE Alcooliques Anonymes®
FRANCE Alcooliques Anonymes®
Groupe "Plus jamais seuls" 

Fondé le 9 Décembre 2022 - Fréquentation moyenne de 10 participants - Groupe Etapes, Traditions, Concept

Groupe "Mardi midi"

Fréquentation moyenne de 20 participants

4, rue Lorette de la Refoulais - 44000 Nantes

Paroisse de Saint-Clément - Animaux acceptés - accès personnes handicapées - NE PAS SE GARER DANS LA COUR

Tram 1 « Gare Nord », bus C2, C3, C5 « Gare Sud », bus C1, C6, 11, 12, 22 « Foch Cathédrale »

Merci à Valéry, de Nantes, pour les photos

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

…

Seine-et-Marne : les dégât de l'alcool sur les familles

Publié le par kreizker

in "La République de Seine-et-Marne" (France), 1° Juin 2023

Lors de séances ponctuelles, les participants aux Alcooliques Anonymes peuvent inviter un membre de leur entourage aux rencontres. Une manière de présenter les répercussions.

Lors de séances exceptionnelles, les participants peuvent convier des membres de leurs familles pour qu’ils puissent également témoigner de leurs souffrances

Lors de séances exceptionnelles, les participants peuvent convier des membres de leurs familles pour qu’ils puissent également témoigner de leurs souffrances

Les conséquences de l’alcool sur les familles sont parfois lourdes. Lors du groupe de parole des Alcooliques Anonymes de Fontainebleau (Seine-et-Marne), Jessica* une jeune femme de 22 ans, a pu accompagner sa mère et apporter son témoignage au groupe.

De manière ponctuelle, les participants des AA proposent ces rencontres où les proches peuvent simplement écouter ou témoigner, selon leurs besoins et envies (lire aussi l’article ci-contre sur l’association Al Anon qui accompagne les proches de personnes alcooliques).

« Il m’arrivait de ne plus la reconnaître »

« Dans mon expérience d’avoir une maman alcoolique, le plus difficile, c’est le regard des autres, estime-t-elle. C’est une mère formidable et le fait que les autres puissent la décrire  si durement est très compliqué à vivre. Quand elle était sous emprise, il m’arrivait de ne plus la reconnaître. Mais même si c’est compliqué, je serai toujours là pour elle. »

Un témoignage qui a ému aux larmes sa mère, Sophie*. « J’ai moi-même eu une mère alcoolique et je me rends compte que je lui ressemble beaucoup, détaille-t-elle. À une époque, je me relevais même la nuit pour boire. » C’est la lecture du livre Le dernier verre, d’Olivier Ameisen qui lui a fait prendre conscience de la situation.

« Je me suis complètement retrouvée dans son récit », insiste Sophie. Si elle ne vient que ponctuellement aux réunions, elle assure avoir « beaucoup de chance d’être entourée. » Et d’insister : « Quand tout va bien et qu’on parvient à s’arrêter de boire, on règle bien plus vite les soucis du quotidien, c’est comme un nouveau départ. »

* Les prénoms ont été modifiés

Cet article est paru dans La République de Seine-et-Marne du lundi 29 mai 2023, dans le cadre d’un dossier sur les Alcooliques Anonymes en Seine-et-Marne.

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

…

Seine-et-Marne : des groupes de parole pour lutter contre le fléau de l'alcool

Publié le par kreizker

in "La République de Seine-et-Marne" (France), 1° Juin 2023

En Seine-et-Marne, une dizaine de groupes de parole des Alcooliques Anonymes sont proposés à travers le territoire. Reportage à Fontainebleau.

Tous les mercredis soirs, un groupe de parole des Alcooliques Anonymes est proposé à la maison des associations de Fontainebleau

Tous les mercredis soirs, un groupe de parole des Alcooliques Anonymes est proposé à la maison des associations de Fontainebleau

D’après les chiffres de Santé publique France publiés en 2020, quelque 23,7% de la population âgée de 18 à 75 ans dépassaient les repères de consommation d’alcool. En Seine-et-Marne, de nombreux groupes de parole sont mis en place par les Alcooliques anonymes – les AA –  pour aider les personnes qui souhaitent trouver une aide afin d’arrêter de boire.

« Le désir d’arrêter de boire »

À Fontainebleau par exemple, un groupe a été créé dès 1980 et permet aux personnes d’obtenir une aide pour ne pas rester seules. Chaque mercredi, à 20h30, les participants se retrouvent à la maison des associations (6, rue du Mont Ussy). « La seule condition pour faire partie du groupe, c’est le désir d’arrêter de boire », insiste Michel, l’animateur du groupe de Fontainebleau qui va passer la main, mercredi 31 mai 2023, après 40 ans d’abstinence. 

« Je n’ai jamais rebu une seule goutte, depuis le 30 mai 1983 », insiste-t-il. Son rapport à l’alcool a été progressif : un verre, puis deux, puis trois. Toujours en cachette. « Au pire moment de ma consommation, je buvais jusqu’à 4 litres par jour et tout ce que je pouvais trouver : de l’alcool à brûler, de l’alcool à 90°, liste-t-il. C’est une véritable torture face à laquelle il ne faut pas rester seul. »

La Seine-et-Marne compte une dizaine de groupes, répartis sur tout le territoire

La Seine-et-Marne compte une dizaine de groupes, répartis sur tout le territoire

Dans le groupe, on retrouve des femmes et des hommes de tous les âges et de tous les milieux. Anthony*, 38 ans, a lui eu le déclic en 2018. « C’est un contrôle routier qui m’a mis face à mon problème, se souvient celui qui travaille dans le milieu sanitaire et social. Je faisais un déménagement, il faisait chaud et j’avais bu plus que de raison quand j’ai pris le volant. »

Remise en question

Son constat est alors sans appel : « Quand je commence à boire un verre, je ne sais plus m’arrêter. » S’il n’a heureusement blessé personne, Anthony a décidé d’en finir avec son addiction. Depuis deux ans, il participe aux rencontres : « Ici on peut parler sans peur d’être jugé. Tout le monde est confronté aux mêmes difficultés alors que dans un cercle d’amis ou en famille, c’est souvent impossible d’évoquer le sujet. Grâce à ces rencontres, j’ai pu reprendre ma vie en main, réaliser une véritable remise en question. »

Dans chaque groupe de parole, les participants évoquent un partage d’expérience salutaire, mais aussi un échange de leurs forces et de leurs espoirs. Aucune inscription n’est nécessaire et il n’y a ni cotisation ni droit d’entrée. Le seul objectif : rester abstinent, face à l’alcool.

La question du déni est mise en avant par de nombreux participants

La question du déni est mise en avant par de nombreux participants

David*, 35 ans, ouvrier qualifié, a partagé son témoignage dans le cadre d’une soirée sur la thématique du déni. « J’ai commencé au collège, confie-t-il. J’étais très sportif, je n’ai pas eu une enfance compliquée : tout le monde peut être confronté à l’alcoolisme. » C’est une déception amoureuse qui l’a fait basculer.

« On ressent de l’euphorie et sans s’en rendre compte, on commence à boire en cachette », se désole-t-il. Comme beaucoup de participants, l’alcool l’a confronté à la justice : arrêté avec 2,5 g d’alcool par litre de sang alors qu’il conduisait un scooter, il écopera d’une peine de sursis.

« Le plus dur c’est de venir »

« J’étais dans une forme d’inconscience totale : je conduisais même mes enfants et je ne savais même pas par où j’étais passé ». Privé de ses enfants, confrontés à des problèmes avec la banque, il décide alors de pousser la porte des AA. « J’étais désespéré, mais j’avais l’envie de m’en sortir… De toute façon c’était soit ça ou alors je me foutais en l’air. »

Entendre des récits de personne qui remontent la pente lui a alors fait prendre conscience de chaque victoire : « On avance 24 heures à la fois et c’est important d’être écouté par des gens qui connaissent ma maladie. » Cela fait désormais 9 ans qu’il n’a plus touché à une goutte d’alcool et il souhaite aussi encourager les personnes à venir se confier : « On voit rapidement les effets bénéfiques et j’ai vite retrouvé confiance en moi, jure-t-il. Le plus dur c’est de faire la démarche de venir. »

Un constat partagé par Michel : « On voit que l’on n’est pas seul et surtout, on apprend à ne plus avoir honte. Durant toutes ces années, la puissance qui m’a guidé, c’est d’avoir aidé les autres. » Pour sa dernière séance, mercredi 31 mai, il livrera son témoignage. « C’est une maladie comme les autres et le plus important c’est de trouver le moyen de s’en sortir. Ces échanges sont salvateurs pour tout ceux qui veulent se faire aider », conclut-il.

 

*Prénoms modifiés à la demande des intéressés

Cet article est paru dans La République de Seine-et-Marne du lundi 29 mai 2023, dans le cadre d’un dossier sur les Alcooliques Anonymes en Seine-et-Marne.

Renseignements : retrouvez la liste des réunions près de chez vous sur alcooliques-anonymes.fr

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

…

Un groupe de parole des "Alcooliques Anonymes" s'implante à Menton

Publié le par kreizker

in "Nice-Matin" (France), 22 Mai 2023

Ouvertes à toutes les personnes ayant un problème avec l’alcool, les réunions sont gratuites et sans inscription nécessaire.

Ouvertes à toutes les personnes ayant un problème avec l’alcool, les réunions sont gratuites et sans inscription nécessaire.

Le mouvement des Alcooliques Anonymes s’implante à Menton. Sous l’impulsion d’un petit noyau de membres présents dans la commune, un groupe d’entraide a été créé depuis deux mois. Il se rassemble tous les jeudis soir, à partir de 19 heures, dans la salle de l’église du Sacré-Cœur.

Ouvertes à toutes les personnes ayant un problème d’alcool, gratuites et sans inscription, ces réunions consistent à échanger "dans le respect et la bienveillance", résume David (le prénom a été modifié., ndlr), l’un des membres.

"Il a été démontré que le meilleur moyen de se rétablir est de discuter entre un alcoolique et un autre, car on partage souvent quelque chose, détaille-t-il. Même si chacun a sa propre histoire, sa propre expérience, il y a souvent un lien entre celles-ci et c’est ce lien qui a été découvert au moment de fonder le programme des Alcooliques Anonymes".

Lors de ces réunions, chacun est ainsi libre de s’exprimer, d’être écouté…

 

Une méthode basée sur l’anonymat et le partage

"On s’utilise un peu comme des thérapeutes entre nous, mais en faisant du bien à quelqu’un d’autre, on s’en fait à soi-même. C’est le principe simple de service", reprend David.

Avant de décrire une réunion type: "En général, chaque réunion a un thème autour duquel chaque membre partage son avis, son expérience… Puis on termine en lisant un texte. Comme on voit dans les films en fait!"

Concrètement, la méthode de rétablissement des Alcooliques Anonymes s’appuie sur douze étapes et douze principes généraux, appelés "traditions", ainsi qu’un système de parrainage entre membres.

"C’est un programme qui a fait ses preuves et qui est aujourd’hui utilisé pour traiter toutes sortes de problèmes comme les troubles alimentaires, l’addiction à la drogue ou aux jeux d’argent…", note David.

L’anonymat, comme façon d’éviter les jugements et d’encourager à la confidence, ainsi que la spiritualité sont aussi des éléments clés du mouvement.

 

"On croit tous en quelque chose, peu importe comment on l’appelle ou le définit", précise David.

Un combat difficile

Enfin, la guérison, chez les Alcooliques Anonymes, passe par l’abstinence totale. "Ce qui est parfois mal compris par les membres, pour qui c’est difficile d’imaginer comment ils vont vivre sans alcool", poursuit David, qui a entretenu un rapport "malsain" avec l’alcool pendant plus de cinq ans.

"Le fait est que ce genre de relation avec l’alcool, ça se termine forcément mal. J’ai trouvé mon bas-fond, et je me suis rendu dans un groupe", raconte-t-il.

"Trouver son bas-fond", c’est le terme qu’emploie David pour décider quand franchir le cap de passer la porte d’une réunion.

"L’alcoolisme est considéré comme une maladie progressive. On peut avoir une relation normale avec l’alcool pendant un certain temps, et à un moment, ça se retourne contre soi. Normalement, on arrive dans un groupe d’Alcooliques Anonymes lorsqu’on n’a plus rien à perdre, qu’on a touché le fond et qu’on a ce petit moment de lucidité où l’on comprend que ça ne va plus du tout, développe-t-il. Ce bas-fond peut être différent pour chacun d’entre nous. On n’est pas obligé d’avoir tout perdu. Certains seront passés par des centres d’addictologie, d’autres par la prison, d’autres non… Quoi qu’il en soit, la première étape est d’admettre qu’on a un problème."

Savoir+
Une réunion a lieu tous les jeudis soir, à 19 heures, dans la salle de l’église du Sacré-Cœur, au 15 avenue Édouard VII.
Plus d’informations au 09.69.39.40.20 ou sur www.alcooliques-anonymes.fr/reunions/menton-sacre-coeur/

Il ne faut pas croire que l’alcoolisme est une faiblesse

Abstinent depuis 10 ans cette année, David, lui, vit aujourd’hui très bien sans alcool.

 

"Ça ne me manque pas du tout. On voit la vie différemment, avec une base moins égoïste, livre-t-il. Quand on arrive, il y a de la confusion, on ne comprend plus rien, on est anéanti. On est souvent à un stade où on se dit que ça ne sert plus à rien. On est vraiment vulnérable. L’envie de boire à ce moment-là est moins forte, mais elle est toujours là. Puis on arrive, grâce au travail des 12 étapes, à déterminer quel défaut en nous fait qu’on est comme ça.  Ce qui permet de lâcher-prise et de comprendre qu’on n’a pas besoin de béquilles. Ensuite, il faut continuer, garder l’équilibre."

L’entourage, un essentiel

L’entourage est aussi essentiel dans le parcours de rétablissement. "Il ne faut pas croire que l’alcoolisme est une faiblesse. Personne n’est épargné", rappelle David.

"Mais le comportement d’une personne qui lutte contre l’alcoolisme est dur à comprendre pour ses proches. Souvent, ça déchire des familles, cela peut avoir des conséquences très lourdes, très tristes. Toutes les conversations autour de ce sujet sont compliquées, y compris pour nous dans le groupe lorsqu’un membre rechute. Il faut toujours de la bienveillance", décrit-il.

Rappelant qu’il existe également des groupes de soutien pour les proches concernés qui souhaiteraient s’informer et s’entraider.

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

…