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"Mortainais Les Alcooliques Anonymes, une association qui existe depuis 2015"

Publié le par kreizker

in "La Gazette de la Manche" (France),  3 Mars 2023

Un peu moins d'une dizaine de personnes se réunit le vendredi à 19h à Mortain-Bocage (Manche).

Ils se réunissent au-dessus de l'office de tourisme

Ils se réunissent au-dessus de l'office de tourisme

L’association des Alcooliques Anonymes existe depuis environ 2015, à Mortain-Bocage (Manche). Il réunit moins d’une dizaine de personnes. C’est un groupe franco-anglais qui se réunit tous les vendredis à 19h, pendant une heure. Il est possible de se rendre à Le Bény Bocage le jeudi de 19h à 20h (contact : aalebenybocage@gmail.com). Les personnes viennent de l’Orne, du Calvados, du sud Manche, de Mayenne, des internationaux, des gens de passage. 

Dans cet article, tous les prénoms seront des prénoms d’emprunt. 

Le maire Hervé Desserouer a souhaité avoir cette association dans la commune.

Une personne est venue me rencontrer avec la possibilité d’avoir une salle. C’est une bonne chose qu’elle vienne toquer à ma porte. C’est une association d’intérêt public importante. Pas mal de gens ont des problèmes d’addiction sur le territoire. C’est bien difficile de s’en sortir seul. Ça détruit des vies, des familles. 

Hervé Desserouer, maire.

Avant qu’il y ait cette association à Mortain, il fallait aller à Saint-Pois.

Elle fait des dons réguliers au CCAS. « Ce sont des contributions volontaires pour être en adéquation avec nos principes et en respect avec la loi », détaille Odette*, qui vient de l’Orne. 

De la bienveillance, de l’écoute

Le groupe parle à la fois en français et en anglais. « Si le besoin est en français, on parle en français et inversement », indique Pauline*. « Une personne traduit », ajoute Vincent*. 

Avec le Covid, le nombre de personnes a diminué. « Les visio-réunions sont complémentaires », complète Odette. « On se soutient par téléphone. » 

Grâce à cette association, Vincent a trouvé « de la bienveillance, des explications à mon problème, de l’écoute. Ça m’a aidé. Avant, je confondais l’alcoolique avec le clochard. » « Nous partageons, nous trouvons une solution. Il y a une vraie égalité entre nous. C’est un rétablissement entre nous », confie James*. « Une amie m’a dit :  »AA c’est comme un hôpital, on est tous docteurs et patients« , se remémore Odette.  

*Prénom d’emprunt.Permanence téléphonique nationale joignable 7j/7 et 24h/24 : 09 69 39 40 20. Contact : aanormandie@gmail.com ; aamortain50@gmail.com

Publié dans AA france

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"Retour des réunions des Alcooliques Anonymes"

Publié le par kreizker

in "Le Petit Bleu d'Agen" (France), 1° Mars 2023

Marion Acquier, présidente de l’Union Alcooliques Anonymes de France.

Marion Acquier, présidente de l’Union Alcooliques Anonymes de France.

Dès 13 h 45, ils sont quelques-uns à franchir les portes de la Maison de la vie associative. Ils, ce sont les Alcooliques Anonymes, qui se retrouvent pour un groupe de parole (*), le premier depuis 2017 à Villeneuve-sur-Lot, et même sur l’ensemble du département du Lot-et-Garonne.

 

"Des groupes ont existé à Agen, Fumel ou encore Villeneuve-sur-Lot. Le dernier était d’ailleurs villeneuvois", explique Nadia (le prénom a été changé). Il a donc fallu quelques années pour qu’un nouveau groupe se reconstitue sur Villeneuve. "Nous avons été très bien reçus par les services de la mairie et nous avons obtenu la mise à disposition d’une salle deux fois par mois, le samedi".

Si le groupe a décidé de s’installer dans la ville sous-préfecture, "c’est qu’ici, c’est relativement central. C’est assez facilement accessible par l’ensemble du département. D’ailleurs, pour cette première dans le département depuis longtemps, des membres de groupes des départements voisins sont venus apporter leur soutien".

"Ce n’est pas la solution, mais cela fait partie des solutions"

C’est dire l’importance de ces groupes de parole pour de nombreuses personnes dépendantes qui ont franchi le pas et qui ont décidé d’en sortir.

En effet, pour Nadia, "il y existe une forte demande, à la fois de la part des personnes dépendantes qui souhaitent s’en sortir que de la part des services de santé vers qui chacun peut être orienté en fonction des paroles entendues et des personnes rencontrées lors des groupes de parole. C’est n’est pas la solution, mais cela fait partie des solutions. C’est pour cela qu’il fallait qu’un groupe existe sur le département". C’est ce qu’expliquent les admirateurs nationaux des Alcooliques Anonymes.

 

"L’abstinence n’est pas une fin en soi"

"L’abstinence n’est pas une fin en soi, les membres des AA sont pourtant convaincus qu’il s’agit pour eux d’une nécessité. Leur alcoolisme les a entraînés vers une perte irréversible de contrôle de leur consommation. Leurs nombreuses tentatives pour limiter leur consommation ont été vaines sur le long terme. Ils l’ont appris à leurs dépens : pour eux, un verre c’est déjà trop car un verre appelle sans fin le suivant. L’abstinence est la porte qui va leur permettre de retrouver durablement une vie construite et digne".

 

Le sens de l’anonymat des membres

"Par tradition, les membres des Alcooliques Anonymes ont toujours pris soin de préserver leur anonymat en public, dans la presse, à la radio, à la télévision, au cinéma et sur Internet. En premier lieu, nous savons par expérience que certains buveurs à problèmes hésiteraient à demander l’aide des AA s’ils craignaient que leur cas puisse être exposé publiquement par d’autres personnes, même par inadvertance. Leur identité ne sera révélée à personne à l’extérieur du mouvement. Il est donc important que cette règle s’applique à tous. D’autre part, l’idée de l’anonymat personnel revêt pour nous une signification spirituelle en ce sens qu’elle décourage les appétits de reconnaissance, de pouvoir, de prestige ou d’intérêt qui ont causé tant de difficultés à d’autres organismes. Nous pourrions sérieusement compromettre l’efficacité de notre action auprès des alcooliques si nous recherchions ou acceptions quelque reconnaissance publique. Bien que tous les membres aient le droit d’interpréter les traditions des AA comme ils l’entendent, aucun d’entre eux n’a jamais été reconnu comme le porte-parole du mouvement, que ce soit à l’échelle locale, nationale ou internationale. Chaque membre ne représente que lui-même. Toutefois, les AA comptent parmi le conseil d’administration des membres non alcooliques, professionnels de la société civile qui les accompagnent et les soutiennent et qui ne sont pas soumis à l’anonymat public."

(*) Les réunions se déroulent tous les 2e et 4e samedis de chaque mois à partir de 14 h à la Maison de la vie associative. Contact : 07 88 69 08 15 ou par courriel à aavilleneuve47@gmail.com.

Publié dans AA france

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La convention régionale des Alcooliques Anonymes a lieu ce week-end

Publié le par kreizker

La convention régionale des Alcooliques Anonymes a lieu ce week-end

 

in "L'Est Républicain" (France), 9 Février 2023

La 32e convention régionale des Alcooliques Anonymes de Franche-Comté a lieu ces 11 et 12 février au foyer Sainte-Anne de Montferrand-le-Château. Un rassemblement annuel pour les huit groupes de la région et tous ceux qui sont confrontés à l’alcoolisme.

32e convention régionale des « AA » ce week-end.

32e convention régionale des « AA » ce week-end.

« On est un groupement d’alcooliques qui aident d’autres alcooliques à se rétablir ». Christophe, membre des Alcooliques Anonymes, sait ce qu’il doit à cette association, rencontrée après des années d’alcoolisme et une spirale qui l’avait amené « à toucher le fond » : « Ils m’ont appris à vivre sans l’alcool. Une renaissance. »

 

Ce week-end, la structure organise sa 32e convention régionale au Foyer Sainte-Anne à Montferrand-le-Château. Un rassemblement annuel pour les huit groupes que compte la Franche-Comté - sans oublier l’association Al-Anon qui aide la famille et les amis de personnes ayant un problème avec l’alcool.

« La seule condition c’est l’envie d’arrêter de boire »

Un moment de réunions qui commence ce samedi à 14 h 30 et auquel tous ceux qui sont confrontés à cette problématique peuvent assister. Comment convaincre ceux et celles qui hésitent à franchir le pas ? « On est des alcooliques, on sait ce que sait, explique Christophe. On s’entraide, on se donne des conseils, des outils pour éviter ce fameux premier verre. La seule condition c’est l’envie d’arrêter de boire ».

Christophe le sait : le chemin est souvent long et plein de pièges. Et ce, dès la sortie de cure. « Quand les gens sortent, leurs problèmes sont toujours là et ça peut être compliqué de rester abstinent. Nous, on est là pour aider, à ce moment-là et après. » Une aide « bienveillante » qui s’adresse à tous, quel que soit l’âge, le sexe ou la classe sociale puisque l’alcoolisme peut toucher tout le monde.

Plusieurs réunions - et plusieurs thèmes - sont prévues. Soit plusieurs créneaux horaires : 16 h et 18 h le samedi, 10 h et 14 h le dimanche.

 

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À Chartres, les Alcooliques Anonymes célèbrent leur 42e anniversaire : « J’ai passé des mois d’enfer à boire jour et nuit, volets fermés »

Publié le par kreizker

in "L'Echo Républicain" (France), 6 Février 2023

Aux Alcooliques Anonymes, on ne demande rien aux participants, sauf de donner un prénom

Aux Alcooliques Anonymes, on ne demande rien aux participants, sauf de donner un prénom

Dix-huit participants ont assisté à la réunion de parole des Alcooliques Anonymes, samedi après-midi, au moment où l’antenne locale célèbre ses quarante-deux ans.

Il se fait appeler Léon (*) et vit dans les environs de Chartres. En marge de la réunion de samedi, qui marque le 42e anniversaire du groupe chartrain des Alcooliques Anonymes, il tient à faire partager son expérience.

Son débit est rapide, précipité, comme s’il voulait absolument dire ce qu’il a sur le cœur. C’est l’un des plus anciens de la petite troupe qui se retrouve tous les samedis dans les locaux de la Visitation, avenue d’Aligre.

« Dès le matin,  au réveil, je buvais du pastis au goulot »

« Je suis arrivé en octobre 1981, et je suis abstinent depuis le week-end de l’Ascension 1982 », veut-il faire savoir. En ce jour spécial, il est modérateur du groupe, mais les rôles changent chaque semaine.

Tout a été prévu pour mettre les participants à l’aise. Le café est servi dans des gobelets en plastique que les protagonistes serrent entre leurs mains comme des bouées de sauvetage, les bouteilles d’eau trônent sur les tables, des bonbons sont disposés dans des coupelles en cas de fringale…

Mais il n’est jamais aisé de s’exprimer, même pour les plus aguerris. Ce sont eux qui ouvrent le bal. Martin, trente-quatre ans de présence, reconnaît que certains de ses souvenirs sont embrouillés. Il évoque les anciens locaux, qu’on atteignait après avoir franchi « un tunnel sombre », puis « une lourde porte », comme s’il venait juste de sortir d’un long cauchemar.

 

Pudiques, ses mots n’en restent pas moins très évocateurs, surtout lorsqu’il avoue : « Quand ça ne va pas, je suis paumé, je ne sais pas quoi faire », mais ajoute aussitôt : « J’ai découvert un nouveau mode de vie, sans alcool, plus paisible ».

Raymond, son voisin, est tout aussi tourmenté et réservé. Il se livre pourtant, par bribes.

« Il m’a fallu deux ans pour arrêter. Au départ, j’arrivais ivre aux réunions. J’ai eu beaucoup d’accidents de voiture, mais j’ai eu de la chance. Et le 8 mai 1993, je me suis arrêté, quelque chose s’est passé dans ma tête. Le docteur disait : “Dans six mois, il est dans le trou”, mais je suis toujours là »

RAYMOND (participant aux réunions des Alcooliques Anonymes)

« Il faudra venir la semaine prochaine »

Tour à tour, tous ou presque prennent la parole, et décrivent des parcours de vie différents, avec un point commun : cette addiction qui prenait toute la place dans leur vie. Éliane, retraitée qui se décrit aujourd’hui comme « très active », reconnaît que l’alcool a compliqué ses relations avec ses filles.

Hector a la trentaine et a commencé à suivre les Alcooliques Anonymes lors de visios pendant le confinement. « J’y suis arrivé car tout le reste avait échoué. J’ai passé des mois d’enfer à boire jour et nuit, volets fermés. J’ai arrêté il y a deux ans et demi et c’est un bonheur ».

Puis les trois nouveaux prennent enfin la parole. Denis a commencé « à 30 ans parce que mon patron m’avait dit que pour négocier les gros contrats, il fallait tenir l’alcool ».

Joseph reconnaît qu’il est « alcoolique depuis une vingtaine d’années » et qu’il a besoin d’aide. Viviane, au bord des larmes, se décrit comme « bipolaire en proie à plusieurs addictions. Ces groupes de parole, ça fait du bien ».

Après son témoignage, la gorge nouée, un des membres lui souffle : « Il faudra venir la semaine prochaine ». Pour peut-être commencer une nouvelle vie… 

Rémi Bonnet
(*) Tous les prénoms ont été modifiés pour garantir le strict anonymat des participants.

Publié dans AA france

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