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USA Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

USA Alcohólicos Anónimos®
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USA yakima 2 WA 30 de julio

Grupo "30 de Julio"

1106 Tieton Dr. - Yakima - Washington State 98902

 

USA mchenry ILL Reencuentro Veracruz

Grupo "Reencuentro Veracruz"

Ste D, 409 Front St, McHenry, IL 60050-5527

Fondé le 20 février 2006

Publié dans AA Monde

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FRANCE 2, jeudi 26 mai 2011, 22h50

Publié le par kreizker

 

VOYAGE AU COEUR DE L'ALCOOL(ISME)

 

Christophe Otzenberger propose un voyage intime auprès de personnes blessées, meurtries, émouvantes... qui, malgré leurs difficultés, affrontent leurs démons, se confrontant à elles-mêmes et aux autres sans tricher. Avec sincérité et générosité, elles se livrent pour nous permettre de mieux appréhender la complexité d'une maladie aux causes multiples. Au fil de ces fragments de vie poignants, nous comprenons qu'il ne s'agit ni d'une faiblesse de caractère, ni d'un vice moral, mais d'une maladie

 

Film documentaire  22H50 - 00H15   84 mn
 

Je la tutoie depuis longtemps cette maladie, cette saloperie. J'en ai rencontré des gens malades. Tous en avons gardé des taches, indélébiles, violentes, vaches, raides. Raides comme le monde, vaches comme la vie. J'en ai eu, j'en ai lu des témoignages… Combien d'enfants, d'épouses, d'époux de parents ont souffert de la maladie de l'autre, de celui qu'on aime ou qu'on a aimé, perdu ou retrouvé… Mais resteront les stigmates, tatoués à vie… Un voyage intime au pays de l’alcoolisme, dans les dédales de cette maladie.

 

_

 

Rediffusion 29 mai, 02h20 France 2 


 

La critique du "Nouvel Observateur"

 

Des trognes avinées, mais aussi la tête de monsieur et madame Tout-le-Monde. Pour ponctuer son film, le réalisateur Christophe Otzenberger a choisi d'y insérer les portraits en noir et blanc de ses témoins. « Parce qu'ils sont beaux ! », sourit-il. L'homme a les yeux du même bleu que sa chemise, tutoie comme on rudoie : gentiment, tout en sirotant un Coca light. Détail pas si secondaire. Christophe Otzenberger sait de quoi il parle : la bibine, il connaît. « J'ai pas bu une goutte depuis longtemps, dit-il dans un regard en ligne de fuite. De temps en temps, je bois un coup de blanc. Mais je sais m' arrêter. » L'alcoolisme ou comment le faux se mêle au vrai, comment la réalité se dissout dans les vapeurs éthyliques, comment le mal de vivre se noie un temps au fond d'un verre.
 
Son film raconte ce leurre et le piège qui se referme quand s'installe l'addiction. Il raconte surtout la cassure qui, toujours, précède la chute. « Tu picoles parce que t'es pas heureux. L'alcool, c'est un antidépresseur. Quand t'es pété, ça va mieux. Mais le lendemain, t'es obligé de recommencer. C'est seulement quand on a compris pourquoi on a besoin d'être un autre qu'on s'arrête. » Ce qu'Otzenberger cherche, ce sont les raisons qui poussent à glisser. Ses témoins sont des alcooliques abstinents ou en postcure et leurs proches. Des hommes et des femmes fragiles comme le cristal, et souvent de la même finesse étincelante : ils analysent avec intelligence, balancent tout sans faux-semblants, vont à confesse avec l'humilité de l'enfant de choeur. Cette réussite-là, Christophe Otzenberger la doit à sa manière de ne pas les prendre de haut. « Il fallait que je me situe exactement au même niveau qu'eux, explique-t-il. Si je n'avais pas connu la maladie, je ne pense pas qu'ils m'auraient accepté. Je ne voulais rien savoir d'eux avant. Je passe toujours du temps sans poser de questions intimes. J'explique mon projet, je papote. Puis je dis : «T'as envie d'être filmé ? » Et hop ! On y va. Je pose peu de questions. J'attends qu'eux, ils me donnent. Ils sont dans le désir de raconter. Mon boulot, c'est de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas. »
 
Et cela donne des séquences ahurissantes, comme celle avec Mathilde, la fille d'une alcoolique. Christophe a juste déjeuné avec la jeune femme connue par l'entremise de son assistante. Ils ont tout au plus parlé cinq bonnes minutes. Puis ça tourne. Mathilde est assise dans la semi-pénombre d'une chambre tapissée à l'ancienne, devant l'embrasure d'une fenêtre ouverte. La pluie se met à battre dehors, éclaboussant son dos. Elle, quasi imperturbable, raconte son enfance nauséeuse auprès d'une mère plus intéressée par le rosé que par sa gamine. Bien plus qu'une plainte, son monologue est, en creux, une déclaration d'amour à cette maman réfugiée ailleurs.
 
Finalement, il est ici plus question de drames familiaux et d'amour mal distribué que d'éthylomètre. L'alcool est presque au second plan. Même si le réalisateur s'attarde parfois sur une main qui tremble, cette « bloblotte » dont rigolent les pochtrons des rues. Car ce film en clair-obscur oscille entre rudesse et drôlerie. On sourit devant tant d'autodérision et de malice : « A la télé, ils disent [qu'un homme peut boire] trois verres [par jour] alors j'ai acheté un verre de deux litres ! », glisse l'un ; « Mon permis de conduire était annulé donc je roulais en Mobylette. Quand on me l'a piquée, j'ai pris ma voiture pour la chercher. Je ne l'ai pas trouvée, mais j'ai trouvé les flics ! », raconte un autre, fataliste ; « Alcoolique de haut niveau, c'est un métier, on s'entraîne tous les jours ! », renchérit un troisième. C'est plein de vie et de drames, de tendresse et de pudeur. « On se marre et c'est affreux », résume le réalisateur.
 
Car c'est leur vie qui est en jeu. Replonger serait, pour certains, risquer la pancréatite aiguë et la mort. Les soignants se battent comme de beaux diables pour garder les fortes têtes sous leur bonne garde. Comme Denis, le cheminot à moustache, qui veut retourner à la vie civile malgré les clignotants au rouge, et pour qui l'on tremble. Le sujet aurait pu peser 3 tonnes, voire virer à la démonstration pour congrès d'alcoologie. Mais Christophe Otzenberger nous embringue sans mal pour une virée dans l'humain, avec ses failles insondables et ses petits bonheurs.
 
Cécile Deffontaines

 

otzenberger 1

 

A aussi écrit (paru en mars 2011) :

 

otzenberger

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FRANCE, Montpellier

Publié le par kreizker

in "Midi Libre", 21 mai 2011

 

Addictions : ils partagent expériences et conseils

 

comedie sante 2011a 

 

André et Schéhérazade sont aux Alcooliques Anonymes (AA). La première fois qu’ils se sont rendus à une réunion, c’était comme tout le monde, "avec le désir d’arrêter de boire". Au fil des années - bientôt vingt-trois ans d’abstinence pour André -, ils se sont remis en question. Aujourd’hui, c’est eux qui tiennent le stand AA à la Comédie de la santé.

Schéhérazade raconte avoir tout perdu à cause de l’alcool : famille et travail. Un jour, elle a décidé de s’en sortir et a assisté à sa première réunion. Assidue et abstinente pendant dix-huit ans, elle arrête, un jour, d’y aller. "Ça a duré six mois, j’ai replongé, regrette-t-elle. Certains ont beau avoir trente ans d’abstinence, on a toujours besoin des réunions, juste pour se rappeler d’où on vient."

 

comedie sante 2011 

 

Les lundis et vendredis, elle se rend donc au local des associations, à 20 h 30. Selon elle, la fréquentation de ces groupes de discussion est aléatoire. Cinq à vingt-cinq personnes y assistent, selon les soirs. "Dans une ville de la taille de Montpellier, deux groupes pour échanger ne suffisent pas", insistent-ils. Et André de renchérir : "À Montréal, on en compte plus de six cents, c’est autant que dans toute la France !" Ces réunions ne durent pas plus d’une heure trente et, à chaque fois, un thème du programme y est évoqué, permettant, à terme, de se réintégrer dans la société.

Pour André, la rencontre avec l’association, créée aux États-Unis en 1935 et importée en France en 1960, a été salvatrice. "Je sais maintenant que l’alcool n’est pas pour moi, je l’ai accepté. Je vivais dans le passé, en essayant de me rappeler où j’avais garé ma voiture ou quelles bêtises j’avais faites. Maintenant, je vis au présent.»

 


Réunions à Montpellier

 

Groupe Cevennes

Local des Associations Simone de Beauvoir
39, rue François d'Orbay - Celleneuve
34080 MONTPELLIER

 

Lundi et vendredi 20h30

 


Agrandir le plan

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Emmet Fox, 24 heures à la fois

Publié le par kreizker

..." One of the cornerstones of Fox's philosophy was to live but one day at a time, to be responsible for one's own thoughts and to clear up resentments, just as AA was to teach that "resentments are our number one cause of slips.For Fox, one of the most important rules for growth was to live in the present: " Live in today, and do not allow yourself to live in the past under any pretense. Living the past means thinking about the past, rehearsing past events, especially if you do this with feeling…train yourself to be a man or woman who lives one day at a time. You’ll be surprised how rapidly conditions will change for the better when you approach this ideal." ...

essai de traduction :
" L'une des pierres angulaires de la philosophie de Fox était de vivre seulement un jour à la fois, de "correspondre" à ses propres pensées et de se débarasser de ses ressentiments, tout comme l'enseigne AA : "les ressentiments sont notre 1ère cause de rechutes".Pour Fox, une des plus imortantes règles de croissance était de vivre dans le présent :" Vivez "dans aujourd'hui", et ne vous autorisez pas à vivre dans le passé sous aucun prétexte. Vivre dans le passé signifie penser au passé, répéter [ressasser] les événements du passé, surtout si vous le faites avec émotion .. entraînez vous à etre un homme ou une femme qui vit un jour à la fois. Vous serez surpris de la rapidité des améliorations qui se produiront si vous tendez vers cet idéal."


source : article du  Grapevine de février 1996

Publié dans pensées - citations

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