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« Cadre sup', l'alcool a été mon refuge… avant de me faire chuter »

Publié le par kreizker

in "L es Echos" (France), 7 Septembre 2022

TEMOIGNAGE // Mathilde (son prénom a été modifié), 38 ans, cadre supérieur, est tombée dans l'alcoolisme sans même s'en rendre compte, avant de prendre conscience du problème et de se tourner vers l'association des Alcooliques Anonymes.

À une certaine époque, il arrivait à Mathilde de rentrer plus tôt que les autres de soirée pour continuer à boire chez elle et ainsi cacher sa consommation excessive à ses amis.

À une certaine époque, il arrivait à Mathilde de rentrer plus tôt que les autres de soirée pour continuer à boire chez elle et ainsi cacher sa consommation excessive à ses amis.

« J'ai grandi dans une petite ville du Nord de la France, avant de monter à Paris pour mes études supérieures, d'abord pour une classe préparatoire, ensuite pour une école de commerce. C'est là, dans cette business school, que j'ai commencé à boire en soirée. À l'époque, je buvais pour me désinhiber, comme j'étais une personne plutôt réservée et pas très sûre de moi.

J'ai commencé ma vie professionnelle à l'étranger, d'abord dans un pays frontalier de la France, puis au Moyen-Orient. Dans ce quotidien d'expatriée, je continuais à avoir une consommation d'alcool excessive en soirée, mais je n'avais pas tellement l'impression que cela avait un quelconque impact sur ma vie pro ou perso. Certes, il m'arrivait d'avoir des lendemains de soirée difficiles, mais ce n'était pas handicapant.

L'impression de pouvoir gérer

Je suis ensuite revenue travailler en France. Pendant une période de six à douze mois, j'avais toujours une consommation excessive, mais c'était gérable. Néanmoins, à un moment, j'ai senti que je commençais à perdre pied. C'était une période pendant laquelle je changeais souvent d'entreprise, et consommer de l'alcool m'aidait à tenir le rythme. Je suis alors passée à une cadence d'un jour sur deux où je buvais. Je consommais chez moi, souvent avec des amis. Les lendemains de cuite, j'étais totalement K.-O. J'allais au travail, mais je n'arrivais à rien faire. J'avais pourtant encore l'impression de gérer parce que j'étais toujours sociable et que je continuais à faire du sport.

J'en étais arrivée au point où je partais plus tôt que les autres de soirée pour continuer à boire seule chez moi et ainsi cacher ma consommation excessive à mes amis.

La première personne à m'avoir dit que j'avais (vraiment) un problème avec l'alcool, c'était mon mec de l'époque. Lui ne buvait quasiment pas et était gêné par ma consommation. Lorsqu'il m'a menacée de me quitter si je n'arrêtais pas de boire avec excès, j'ai pris conscience de mon addiction. Quelque temps plus tard, j'ai lu le livre-témoignage de la journaliste Claire Touzard, 'Sans alcool', où elle raconte son alcoolisme mondain. Je me suis identifiée à elle et ça a été un déclic. En lisant les mots d'une femme qui était parvenue à arrêter de boire, cela m'a remplie d'espoir. Je me suis dit, oui, pour moi aussi c'est possible une vie sans alcool.

Entendre d'autres alcooliques témoigner de leur quotidien m'a sauvée

Quelques mois plus tard, un certain 6 mai 2021, je me suis décidée à assister à une réunion des Alcooliques Anonymes, via Zoom (pour cause de Covid). C'était après l'échec de plusieurs tentatives de stopper seule ma consommation. En arrivant à la réunion, j'ai un peu eu l'impression que c'était ma dernière chance. Et quelle découverte ! Je suis tombée sur une assemblée tellement bienveillante et de tous les âges. Je me suis sentie bien tout de suite. Le fait d'entendre des témoignages de personnes qui vivaient le même quotidien que moi m'a beaucoup aidée. C'est grâce à toutes ces belles rencontres que je suis désormais abstinente depuis maintenant un an et quatre mois.

Pendant cette première réunion, il y a surtout eu deux femmes de mon âge qui m'ont contacté via le chat et donné leur numéro. Par la suite, je les ai appelées régulièrement. Le fait de les entendre me dire qu'elles avaient arrêté l'alcool et retrouvé une vie plus saine m'a permis de prendre conscience que oui, c'était possible ! Par ailleurs, je me sentais engagée envers elles. Je n'avais pas envie de les décevoir en me laissant tenter par un ou plusieurs verres pendant une soirée.

Parallèlement, je n'ai jamais ressenti le besoin de consulter un médecin spécialisé en addictologie. J'avais surtout la nécessité de parler à des gens qui me ressemblent. En revanche, en dehors du cercle des Alcooliques Anonymes, cela m'a pris du temps de me confier à mes proches. Au départ, je leur disais simplement que j'avais décidé de faire une pause avec l'alcool. Aujourd'hui, j'ai moins de problèmes à en parler sincèrement, même si je n'évoque pas forcément ma participation aux réunions des Alcooliques Anonymes.

Pour rien au monde je ne perdrais la clarté d'esprit que j'ai retrouvée depuis que je suis abstinente. C'est une sensation tellement extraordinaire ! Plus jamais je ne veux avoir à regretter ce que j'ai pu dire ou faire sous l'emprise de l'alcool. »

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"Cholet. Alcooliques Anonymes : deux rencontres pour chasser ses vieux démons"

Publié le par kreizker

in "Le Courrier de l'Ouest" (France), 29 Juillet 2022

Les Alcooliques Anonymes organisent deux groupes de parole samedi 30 juillet au centre social du Verger et mardi 2 août au centre social Pasteur à Cholet. L’occasion de se livrer en toute confiance sur son addiction à l’alcool.

L’association Les Alcooliques Anonymes organise une rencontre, ce samedi 30 juillet, de 10 h 30 à 12 h, au centre social le Verger au Cholet. Vous avez des problèmes avec votre consommation d’alcool ? Nous en avons connu de semblables et nous vous invitons à les partager avec nous autour d’un café, sans tabous, ni jugement. L’alcool, en parler pour s’en libérer. En toute confiance et confidentialité​,répondent les Alcooliques Anonymes. Les Alcooliques Anonymes peuvent vous aider.

Une autre rencontre est prévue mardi 2 août, de 20 h 30 à 22 h, centre social Pasteur. Gratuit. Contacts : 07 49 73 71 28 et 06 64 30 72 42, aalcoolcholet@gmail.com.

 

Pour ces associations de Cholet, la lutte contre l’alcoolisme ne s’arrête pas, « surtout l’été »

Les addictions ne prennent pas de pause, surtout l’été. À Cholet (Maine-et-Loire), trois associations poursuivent leurs actions de soutien auprès des personnes qui en ressentent le besoin.

Le soutien aux personnes dépendantes à l’alcool ne peut être suspendu l’été. « Un alcoolique, ça boit toute l’année », souligne une bénévole des Alcooliques Anonymes. Pour de nombreuses personnes, le confinement a été un déclencheur. Il a accéléré la multiplication des addictions , expose Auguste Charrier, président national d’Entraid’addict (autrefois Alcool Assistance), et responsable de l’antenne de Cholet, dans le Maine-et-Loire.

Un constat que partage Jean-Pierre Despalins, responsable de l’Association Vie Libre. Ces trois associations choletaises organisent des espaces de parole publics et proposent des entretiens individuels, sous couvert d’anonymat. Et elles maintiennent les permanences l’été.

 

En tout, quatre permanences par semaine

 

Vie Libre propose des permanences le vendredi, à 18 h, au centre social Horizon. Les Alcooliques Anonymes se réunissent trois fois par semaine : le mardi, à 20 h 30, au centre Pasteur ; ainsi que le jeudi et samedi, à 10 h 30, au centre socioculturel Le Verger. Entraid’addict met en place des espaces de parole le jeudi, à 20 h 30, à la ferme des Turbaudières. Les deuxième et quatrième jeudis du mois, réunion spécifique pour l’entourage des personnes addictées.

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"Colomiers. Unis pour lutter contre la dépendance à l’alcool"

Publié le par kreizker

in "La Dépêche" (France), 27 Juillet 2022

"En réunion, j’apprends énormément en écoutant les autres. Je peux parler de ce que je ressens, de ce qui me met en colère ou m’angoisse"

"En réunion, j’apprends énormément en écoutant les autres. Je peux parler de ce que je ressens, de ce qui me met en colère ou m’angoisse"

L’association des Alcooliques Anonymes (AA) maintient tout l’été ses réunions hebdomadaires. Jeudi 28 juillet, les participants retrouveront Louis et probablement Carole, qui évoque son parcours : "Je n’imaginais pas la vie sans alcool. Je viens de fêter ma 3e bougie d’abstinence, au sein du groupe des Alcooliques Anonymes de Colomiers, où je me rends tous les jeudis depuis mai 2019. Je me débattais avec mon problème d’alcool depuis des années. J’avais tout essayé : médicaments, thérapies, cure, et je rechutais avec des conséquences chaque fois plus dramatiques. J’étais dans une souffrance terrible. Je vivais dans la honte ! J’ai retrouvé l’espoir grâce aux AA, en rencontrant des personnes qui souffrent de la même maladie, parce que c’est une maladie et non un vice. J’ai été accueillie dans le groupe avec beaucoup d’amour. J’ai été soutenue, j’ai pu partager sur ce qui me préoccupait, et avancer dans le programme en 12 étapes qui guide notre rétablissement".

Ce programme est simple pour des gens qui vivent des moments compliqués. Il amène à faire un travail sur soi, à prendre ses responsabilités, à essayer, un jour à la fois. "En réunion, j’apprends énormément en écoutant les autres, ajoute Carole. Après trois ans, je continue à venir, car on ne guérit pas de cette maladie : on peut la stabiliser. Mais ce n’est pas triste. Ce qui l’était, c’était ma vie d’avant. Je ne me sens plus jamais seule. Je peux parler de ce que je ressens, de ce qui me met en colère ou m’angoisse, sous l’œil bienveillant des autres membres et dans l’anonymat. L’anonymat était essentiel pour moi par rapport à mon travail".

Au sein des Alcooliques Anonymes, Carole a compris qu’elle ne pouvait pas refaire le passé mais aller de l’avant en se construisant une nouvelle vie dans l’abstinence. "Je reprends confiance en moi, conclut-elle. Aujourd’hui, j’interviens avec d’autres membres dans les hôpitaux pour rendre un peu de ce que j’ai reçu et de ce que j’avais perdu, l’espoir".

Publié dans AA france

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"Les Alcooliques Anonymes à Morlaix"

Publié le par kreizker

in "Morlaix Magazine" (France), Juillet-Août 2022

"Les Alcooliques Anonymes à Morlaix"

 

"Les Alcooliques Anonymes à Morlaix"
"Les Alcooliques Anonymes à Morlaix"

Publié dans AA france

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