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aa france

"AA et Al-Anon : douze étapes, douze traditions et l’anonymat"

Publié le par kreizker

in "L'Echo Républicain" (France), 15 Janvier 2022

Douze étapes. Douze traditions. L’anonymat des membres. L’indépendance. Alcooliques Anonymes (AA) comme Al-Anon fonctionnement de la même façon.

À Chartres, leurs réunions ont lieu à un couloir l’une de l’autre. Ils se rejoignent même à la fin des réunions ouvertes pour partager un moment ensemble. AA comme Al-Anon ne partagent pas que ces discussions autour d’un verre - garanti sans alcool. Ils ont la même façon de fonctionner. Ils ont douze traditions, par exemple « d’apprendre à vivre au jour sans le jour », comme l’explique Fabrice*.

 

« Il n’y a pas de notion de hiérarchie »

« Seul le moment présent est réel. » Mais aussi un programme, composé de douze étapes, qui diffèrent selon l’association. « C’est le programme de toute une vie, dans tous les domaines de la vie », assure David* qui applique ce qu’il dégage de ses réunions aux AA dans sa vie quotidienne.

Réunions. Samedi, de 16h30 à 18h30, 26, avenue d’Aligre à Chartres, les premier, troisième et cinquième vendredis, à 18h30, pour les Al-Anon, 20h30 pour les AA 17, rue Saint-Jean à Dreux.

Les réunions ont des thèmes, certains qui reviennent plus que d’autres tels que l’humilité. « Mais si quelqu’un veut parler de ses problèmes, cela passe en priorité », précise David. AA comme Al-Anon sont des associations à but non lucratif, et qui se veulent autonomes « afin de ne dépendre de personne », y compris financièrement.

« Nous faisons passer une corbeille à la fin, comme une quête, et chacun donne ce qu’il souhaite », explicite Agnès*. Une forme d’autofinancement qui part des membres, de la base, un concept très important au sein des AA et des Al-Anon. « Il y a un président car c’est une association, mais il n’y a pas de notion de hiérarchie. Chacun peut donner ses idées, ses réflexions, notamment lors du congrès, et cela peut être intégré dans le programme », ajoute David.

(*) Les prénoms d’emprunt ont été choisis par les personnes concernées afin de respecter leur anonymat.

 

Publié dans AA france, ALANON ALATEEN

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[Enquête] Seine-Maritime. Changer son rapport face à l'alcool

Publié le par kreizker

in "Tendance-Ouest" (France), 12 Janvier 2022

Santé. Le mois de janvier, avec Dry January, est l'occasion de s'intéresser à ses pratiques face à l'alcool. Il est difficile de se sortir d'une dépendance, mais des associations aident les malades. Diminuer sa consommation de quelques verres peut déjà avoir des effets bénéfiques sur sa santé

Les Alcooliques Anonymes organisent des réunions toute la semaine dans l'agglomération rouennaise.

Les Alcooliques Anonymes organisent des réunions toute la semaine dans l'agglomération rouennaise.

Une bonne résolution pour certains, un défi pour d'autres voire un changement de comportement total. Le mois de janvier marque la nouvelle édition du Dry January, une idée importée de nos voisins d'outre-Manche visant à arrêter la consommation d'alcool après des excès pendant les fêtes de fin d'année.

Le parallèle entre tabac et alcool

Une initiative qui rappelle celle du Mois sans tabac, mais qui ne comprend pas les mêmes enjeux selon Alexandre Baguet, chef du service d'addictologie au CHU de Rouen : "Une faible dose d'alcool entraîne un faible risque pour la santé, ce qui n'est pas le cas pour le tabac." Le rapport entre la cigarette et l'alcool n'est ainsi pas le même "puisqu'il n'y a pas de faible dose de tabac sans toxicité". Alexandre Baguet rappelle ainsi ce conseil : "Deux verres d'alcool par jour et pas tous les jours." Mais prudence, puisqu'il s'agit là de verres de bistrot, et que les doses à la maison "ne sont pas toujours les mêmes". Le signe qui doit alerter, c'est l'accoutumance aux effets de l'alcool. "Si on s'aperçoit qu'au troisième verre, on ne ressent plus les effets que l'on ressentait avant, c'est là qu'il faut se questionner", alerte le Dr Baguet. Le risque étant de vouloir consommer plus d'alcool pour ressentir les mêmes effets sur le stress, la fatigue ou la désinhibition par exemple.

"Beaucoup de jeunes se sont
intéressés aux Alcooliques
Anonymes lors du confinement avec des réunions en visio."

Face à l'alcool, "le plus grand danger, c'est soi-même", tient ainsi à rappeler Philippe, l'une des figures des Alcooliques Anonymes à Rouen, abstinent depuis 26 ans. Il a vu "de nombreux jeunes" s'intéresser à l'association lors du premier confinement "grâce aux réunions organisées en visio", même s'il est difficile depuis de les faire participer aux réunions physiques. L'occasion d'expliquer qu'il y a "une frontière entre le plaisir et le besoin", comme le confirme Alexandre Baguet : "Quand quelqu'un prend un apéritif tous les soirs en rentrant du travail, est-ce encore pour se faire plaisir ou est-ce devenu une habitude ?"

"Il faut se rendre compte si l'on boit trop et se dire alors qu'il est nécessaire de lever le pied", poursuit le chef du service d'addictologie. La problématique est différente pour les malades alcooliques, qui "bien souvent ne doivent plus consommer du tout, même si certains arrivent à reprendre une consommation raisonnable". Pour autant, les témoignages et les parcours de vie des abstinents (lire ci-dessous) montrent qu'il suffit parfois de peu de choses pour devenir dépendant à l'alcool. "Quand quelqu'un se lève le matin et a les mains qui tremblent, qu'il ne peut calmer cela qu'en se servant un verre, c'est souvent là que viennent les inquiétudes", indique Philippe. Quand la consommation ne peut plus être maîtrisée par soi-même, il est alors nécessaire de se faire accompagner par les médecins puis entourer par sa famille ou des bénévoles d'association comme les Alcooliques Anonymes.

Publié dans AA france

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"L'invité de la rédaction : Simon"

Publié le par kreizker

France Bleu RCFM, 10 Janvier 2022

Depuis l'arrivée du Covid dans nos vies, il y a deux ans, la consommation d'alcool a augmenté, en France. Et notamment chez ceux qui buvaient déjà plus que les recommandations.

C'est ce que montre une dernière enquête pour la Ligue contre le cancer. Et c'est ce qui nous a donné envie de vous parler du parcours de Simon 69 ans ancien alcoolique.

"L'invité de la rédaction : Simon"

Publié dans AA france

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"Bonnes résolutions du mois de janvier : mettre un coup de frein à sa consommation d'alcool"

Publié le par kreizker

"France Bleu", 7 Janvier 2022

C'est devenu un rituel du mois de janvier. Le Dry january est de plus en plus pratiqué en France. Cette opération, qui est née en Angleterre, nous met au défi de ne pas boire une goutte d'alcool pendant un mois. Histoire de gommer les effets des fêtes mais aussi de ne pas devenir accro

Verres vides à l'occasion du "Dry January"
Verres vides à l'occasion du "Dry January" © Radio France - Alain Salomon

Faire une pause dans sa consommation d'alcool, c'est ce que propose le Dry January. Cette opération lancée en 2013 en Angleterre prend chaque année un peu plus d'ampleur en France. Le principe est simple : pas une goutte d'alcool au mois de janvier et pour y arriver, on peut se lancer des défis sur internet, se réunir entre amis pour se motiver et tester les apéros non alcoolisés.

"C'est une opération intéressante", reconnait Alain, bénévole depuis 29 ans des Alcooliques Anonymes de la Sarthe. Notamment pour les jeunes, ceux qui s'alcoolisent fortement dans les soirées. Des beuveries occasionnelles qui peuvent virer à la dépendance, explique Alain : "Quand on est jeune, on est un peu inconscient et on se dit là, c'est passager. Je maîtrise ! Le gros piège de l'alcool c'est qu'on imagine qu'on est capable de maîtriser sa consommation. Or, le principe même de la maladie, comme le dit le docteur Fouquet, qui est un des pionniers français de  l'alcoolisme, c'est d'avoir perdu la liberté de s'abstenir d'alcool".  

De plus en plus de femmes aux réunions des Alcooliques Anonymes

 

Car le risque, c'est d'y prendre goût. "La plupart du temps, on commence à goûter le produit. Et puis, le problème, c'est qu'on en voit les effets. Et l'alcool, ça a des effets positifs dans un premier temps. Pour la plupart des gens, ça libère beaucoup de choses. Ça amène un sens de la convivialité indéniable. Et malheureusement, petit à petit, on peut prendre l'habitude de la consommation pour rechercher d'abord peut-être les effets justement positifs. Malheureusement, on y devient accro et c'est l'addiction" !

Et c'est justement ce qui est arrivé à ceux qui fréquentent les Alcooliques Anonymes. "Des hommes et femmes, de plus en plus, de tous âges", explique Alain. Ils se sont mis à boire pour faire comme les copains, après un divorce, une maladie, un accident de la vie ou parce qu'ils souffrent de solitude. "On consomme de l'alcool parce qu'on n'imagine pas pouvoir faire autrement. Ça devient indispensable dans nos vies". 

Alain est bénévole à l'association des Alcooliques Anonymes de la Sarthe depuis 29 ans
Alain est bénévole à l'association des Alcooliques Anonymes de la Sarthe depuis 29 ans © Radio France - yann lastennet

Le double effet du Covid 

 

Le coronavirus et les confinements successifs ont parfois aggravé les choses. Selon certains médecins, pendant la crise sanitaire, la consommation d'alcool a augmenté. "C'est relativement difficile à apprécier", admet Alain. 

Pour garder le lien avec les accros à la bouteille, les Alcooliques Anonymes de la Sarthe ont du organiser des rendez-vous à distance, par visio-conférence. "Cette campagne de visio a été très suivie puisqu'on avait, pour nos groupes du Mans et de Sablé, cinq réunions par semaine".  Des groupes de paroles à distance qui ont eu des effets bénéfiques. "Paradoxalement, ça nous a rapproché de certaines personnes. Des personnes qui ont osé faire le premier pas". Celles qui n'osaient pas se déplacer physiquement pour intégrer un groupe de parole. 

"Il y a aussi la honte qu'on peut avoir de fréquenter des gens qu'on ne connaît pas. De se déclarer soi-même alcoolique, ce n'est pas simple de se reconnaître dépendant de l'alcool. C'est comme un aveu de faiblesse ou un aveu de défaite". Selon Alain, le Covid a servi de révélateur pour beaucoup de gens. Selon un sondage commandé par la Ligue contre le cancer, 31 % des Français boivent trop.

Publié dans AA france

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