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"L'association des Alcooliques Anonymes de Chartres fête ses quarante-et-un ans"

Publié le par kreizker

in "L'Echo Républicain" (France), 6 Février 2022

Depuis quarante-et-un ans, le groupe de parole des Alcooliques Anonymes de Chartres accueille une douzaine de personnes de tous les milieux, chaque semaine. Ces dernières y trouvent une écoute et de l'entraide sur le chemin vers la sobriété.

Les Alcooliques Anonymes (AA) de Chartres fête ses quarante-et-un ans. Pour marquer cet anniversaire, leur dernière réunion, samedi 5 février,  avait pour thème « l'unité, le rétablissement, le service », qui sont trois piliers de cette association. 

 

Anniversaire

L'association des Alcooliques anonymes de Chartres a été fondée en 1981. « Elle a pour but d'aider les personnes en souffrance à cause de leur addiction. Elle a été fondée par deux Chartrains, touchés par cette maladie. Après avoir déménagé plusieurs fois depuis sa création, elle est accueillie dans une salle de la Visitation, 26 avenue d'Aligre, à Chartres. Les membres de l'association ont célébré symboliquement cet anniversaire, lors de la dernière réunion des AA.

Réunion le samedi

L'association chartraine propose un groupe de parole, « basé sur le partage », qui se réunit tous les samedis, de 16 h 45 à 18 h 15. Il s'agit de réunions fermées uniquement réservées aux AA. Une fois par mois, avec l'autorisation préalable du groupe, une réunion est ouverte à tout un chacun, un nouveau, un proche, un acteur autre... Les AA ont aussi la possibilité de parler via le téléphone et ont à disposition de la littérature traduite dans plusieurs langues.

Le principe

Une douzaine de personnes, de tous les milieux sociaux et culturels, assistent régulièrement à ces réunions du samedi. Elles peuvent dire ce qu'elles veulent lors de ces séances. « On a un modérateur, qui n'est pas un chef, et chacun peut l'être à tour de rôle, mais qui est là pour passer la parole », précise David (*), membre de l'association de longue date, responsable de l'information publique, et délégué de la région Centre. 

Le principe est d'écouter sans jamais couper la parole, sans jamais juger, sans émettre d'avis sur les propos  tenus. « On reçoit ce que la personne dit, elle dépose son fardeau », indique David. Après la réunion, les participants peuvent poursuivre les échanges en aparté.

Les atouts

« La force de l'association, c'est l'identification ». En écoutant des gens abstinents, témoigner de leur expérience, de leurs galères et de leur combat pour sortir de cette addiction, les alcooliques anonymes se reconnaissent dans ce vécu,  et peuvent se dire : « peut-être que moi aussi, je peux m'en sortir ». Participer à ce groupe de parole et se confronter à l'histoire des autres peut provoquer le déclic, une prise de conscience de sa situation, pour entamer la démarche vers la sobriété.

L'anonymat est la base de cette association. La seule chose demandée à une personne qui entre aux AA, c'est son prénom. « Il n'y a pas de carte d'adhésion, c'est gratuit ». 

(*)Prénom d'emprunt

 

Publié dans AA france

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EURE-ET-LOIR - « Toute action est bonne pour sortir de l'enfer de l'alcool »

Publié le par kreizker

Radio-Intensité (Châteaudun, France), 1° Février 2022

EURE-ET-LOIR - « Toute action est bonne pour sortir de l'enfer de l'alcool »

On va parler aujourd'hui d'une maladie, parce que oui, c'en est une : l'alcoolisme.​Notre invité sait bien de quoi il s'agit. Membre des Alcooliques Anonymes (AA) depuis 34 ans, il est le gérant des Informations publiques de l’association de Chartres . Dans notre interview, David*, 67 ans, invitent tous ceux qui auraient des problèmes d'alcool à contacter la structure : « Demandez de l'aide, mais surtout, ne restez pas dans l'enfer de l'alcool. » 

Il répond aux questions de Paul Guibal.

* Son prénom a été modifié

Permanences. AA : 09.69.39.40.20. Al-Anon (les proches des alcooliques) : 09.63.69.24.56

Publié dans AA france

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"En Ariège, les Alcooliques Anonymes surmontent la pandémie"

Publié le par kreizker

in "La Dépêche" (France), 30 Janvier 2022

Le groupe de Pamiers organise des réunions tous les jeudis. Une seule est ouverte à tous, dans le respect de chacun.

Le groupe de Pamiers organise des réunions tous les jeudis. Une seule est ouverte à tous, dans le respect de chacun.

Confiné lui aussi sans possibilité de se réunir, le « peuple des 24 heures » a rapidement fait front en organisant des réunions en visioconférences. « Il fallait coûte que coûte maintenir ce lien », explique Rose*, membre actif de l’association.

 

« Donner c’est recevoir. » C’est le thème qu’a choisi le groupe appaméen des Alcooliques Anonymes pour leur réunion ouverte, ce quatrième jeudi du mois. Un sujet à la fois universel et intime, qui s’ancre dans le programme de cette association presque nonagénaire, dont l’objectif est clair : « demeurer abstinent et aider d’autres alcooliques à le devenir ».

En écoutant la quinzaine de personnes réunies au sein de la maison des Associations ce jeudi-là, le don semble être au cœur du programme du « peuple des 24 heures ». Donner du temps, une écoute dénuée de jugement… ou même « un bon coup de pied » pour « retrouver la liberté d’arrêter de boire », souligne Rose*.

Si le programme des A.A et leur planning de réunion (tous les jeudis à Pamiers, dont une seule ouverte à tous) étaient bien rodés, le covid aurait pu avoir l’effet d’une bombe sur ses adhérents.

Des réunions visios et audio salvatrices

« J’étais dans l’avion, de retour d’une réunion de service, raconte Rose. Je savais qu’à minuit on allait être confinés, sans pouvoir sortir ni aller aux réunions. » Pour cette membre active de l’association, pas question de se laisser abattre.

«J’ai appelé des "amis" webmasters, pour qu’on voie ce qu’on pouvait mettre en place. Dès le dimanche, on avait déjà une centaine de visio en place. » En Midi-Pyrénées, 18 visioconférences étaient alors programmées, soit une pour chaque groupe.

Une réactivité vitale pour ces personnes qui luttent chaque jour après l’autre pour ne pas boire. «Il fallait coûte que coûte maintenir ce lien, pour que personne ne se sente isolé, qui plus est dans des périodes comme celles-ci. » Que ce soit en présentiel, en visio, par téléphone ou dans le hall d’un aéroport avec des étrangers, le « peuple des 24 heures » a besoin de se sentir entouré pour « ne pas reprendre le verre ».

Des dispositifs qui ont permis d’ouvrir « d’autres fenêtres sur le monde », notamment grâce à une nocturne. « Nous nous sommes connectés à des francophones de partout dans le monde », indique Rose. La réunion est aujourd’hui permanente, accessible de 23 heures à 00 h 30 six jours par semaine pour les personnes alcooliques et une fois par semaine pour tous. 

« Les visios ont aussi permis à des "amis" de venir pour la première fois nous voir, ajoute Rose. D'ailleurs certains "babys zoom" ont soufflé leur première bougie en 2021.»

Garder le programme à l’esprit

Mais si la technologie a permis de conserver le lien au sein de cette fraternité unique en son genre, il a aussi fallu faire preuve de poigne. « Au départ c’était difficile : comme on était privé de toute forme de contact, certains pensaient profiter des visios pour parler politique, cinéma, cuisine… Mais le but des réunions n’est pas là », souligne Rose.

Lors des rencontres fermées, les A.A ont en effet un programme précis à suivre, pour se rétablir. Au cours de discussions en groupe, les membres s’expriment librement, sans jugement, et partagent leurs difficultés à rester sobres au quotidien. Les autres A.A présents peuvent ainsi les aider en utilisant une des douze étapes du programme, des douze traditions, ou des livres.

« Le problème c’est que nous n’avons toujours pas le droit de vendre de la littérature », déplore Rose. Pourtant, le « Big Book » ou « le manuel de service » sont des éléments fondamentaux dans le processus de rétablissement.
Fort heureusement, les réunions en présentielles, elles, ont pu reprendre. Jeudi dernier, un des membres du groupe appaméen a par exemple soufflé sa 26e bougie : 26 ans sans boire une seule goutte d’alcool. Un moment chargé en émotion, qu’il a vécu entouré de quelques « amis », anciens ou nouveaux, toujours dans un esprit de fraternité.

Comment joindre l’association ?

Créés en 1935, les Alcooliques Anonymes sont une association totalement indépendante qui ne reçoit aucune subvention. Ils disposent d’une ligne téléphonique gratuite, accessible 24 heures/24 (09 69 39 40 20), tenue par des personnes alcooliques rétablies. Cette permanence s’appuie également sur un réseau national, ce qui permet aux personnes dans le besoin d’être mises en relation avec un membre d’un groupe A.A proche de chez eux. L’horaire et le lieu des réunions sont indiqués sur le site internet de l’association : https://www.alcooliques-anonymes.fr/.
« Nous ne sommes pas là pour juger, mais pour écouter, aider et responsabiliser celles et ceux qui ont perdu la liberté d’arrêter de boire, rappelle Rose. La seule condition pour être membre des A.A est d’avoir un problème d’alcool. »


*Le prénom a été modifié.

Publié dans AA france

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"DRY JANUARY : Avez-vous tenu un mois sans boire de l’alcool ?"

Publié le par kreizker

in "Infos-Dijon" (France), 23 Janvier 2022

Si cette campagne de santé publique incitant l’arrêt de la consommation d'alcool dès le 1 er janvier, pendant un mois, peut faire sourire, aux Alcooliques Anonymes de Bourgogne Franche-Comté, cette opération est prise très au sérieux.  
L’association lance d’ailleurs un appel à ceux qui n’ont pas réussi à tenir le coup et qui se posent la question de savoir s’ils sont, ou non, alcooliques.

Le Dry January, ou «Defi de janvier» est une campagne lancée en 2013 par l’organisation caritative britannique, Alcohol Change UK. Il s’agit d’une organisation de premier plan dans le domaine de l’alcool. L’initiative de janvier, est aujourd’hui un véritable mouvement international ou chaque année, pendant un mois, des millions de personnes font une pause dans leur consommation d’alcool.

Au-delà du côté parfois ironique que prennent certains reportages télévisés et des réponses que donnent des passants interrogés, il est bon de rappeler que l’alcool est un facteur aggravant pour certains cancers comme ceux de la gorge, de l’œsophage, du sein ou encore de la bouche, sans oublier le risque de déclanchement de maladies chroniques touchant le foie ou encore le pancréas…

Si, comme dit la chanson, boire un petit coup c'est agréable, il faut aussi connaitre ces limites. Aux Alcooliques Anonymes de Bourgogne Franche-Comté, on salue l’initiative du Dry January. «C’est l’occasion de mesurer sa consommation, de voir si on a tenu le coup pendant ce mois de janvier» nous confie Aymeric* ancien alcoolique et responsable de l’association de Bourgogne Franche-Comté, et d’ajouter «Si vous vous posez la question de savoir si vous êtes alcoolique dépendant, c’est peut-être le moment de répondre à un questionnaire sur notre site pour mieux vous connaitre face à l’alcool. Et ensuite, en fonction de vos résultats, venir parler et confronter vos expériences avec d’autres personnes pour encore mieux vous rendre compte de votre dépendance»

A quel moment peut-on considérer que l’on boit trop ?

 

Aymeric: «J’aurai une réponse personnelle. Moi je considérai que je buvais trop, lorsque j’avais perdu la liberté de boire ou de ne plus boire. Je suis arrivé à un niveau ou je n’avais plus de choix. Pour tout ce que je devais vivre dans mes journées que ce soit pour les loisirs, les rencontres, dans le travail j’avais toujours besoin de boire. C’était un besoin physique doublé d’un besoin psychologique. Je ne savais plus rien faire sans ma béquille. Donc, à ce moment-là, on peut effectivement considérer qu’il y a un sacré problème avec l’alcool»
 

L’aide de l’association


«C’est une des premières étapes. L’association des Alcooliques Anonymes apporte une aide, un soutien. C’est le lieu où on peut partager ces expériences. Moi j’ai un souvenir de mes premières réunions, ou je me disais que jamais je ne pourrai partager ce que je vivais tellement c’était difficile. Je pensais être le seul au monde à être comme ça. Et puis j’ai écouté, dans les réunions, des personnes qui avaient rencontré les mêmes problèmes que moi et qui en parlaient assez aisément et surtout qui s'en étaient sortis. Ça m’a rassuré et enfin ma parole c’est libérée sans aucun jugement de la part des autres personnes, bien au contraire» 
 

Une aide sur du long terme


«Nous menons des actions dans de centres hospitaliers, comme récemment à Montceau-les-Mines, ou les personnes font des cures. L’objectif est de les aider, à leur sortie de ces cures pour qu’elles ne se sentent pas lâchées seules dans la nature. Il y a un suivi possible par notre intermédiaire. Pour ma part, après ma première cure d’un mois, j’ai été abstinent pendant plusieurs années. Et puis une forte charge émotionnelle et professionnelle m’ont fait basculer à nouveau dans l’alcool. Si j’avais rejoint l’association à la sortie de ma première cure, j’aurai été guidé et je reste persuadé que l’accompagnement que j’aurai reçu m’aurait permis de faire face à mes problèmes»
 

«Quand je dis non, c’est non !»


«Il y a aussi la période, lorsque l’on devient abstinent, où on retrouve une vie sociale, ses amis, sa famille. En ce qui me concerne je reconnais que ça a été difficile les premiers temps lors de certaines soirées. J’avais honte de dire non, pas d’alcool pour moi. Je croyais que je devais me justifier, je partais dans des explications assez complexes, et au final l’entourage insistait. Aujourd’hui, ça n’est plus du tout le cas. Quand je dis non, c’est non ! Et il s’entend puisque personne n’insiste. Mais pour en arriver là, l’association m’a beaucoup aidé. Il faut dire aussi que la société a bien évolué, elle est plus tolérante envers les personnes qui ne veulent pas boire. Et puis aujourd’hui, ce n’est plus l’alcool à tout prix dans toutes les situations» 
 

L’association des Alcooliques Anonymes en Bourgogne Franche-Comté    


«Nous avons accueilli en novembre 2021, le 61ème congres des alcooliques anonymes à Dijon ou 700 personnes étaient présentes. Il y a eu des temps forts comme la réunion des médecins addictologues venus présenter la coopération de notre association à d’autres médecins et infirmiers qui souhaitaient des informations pour mieux aider et comprendre les personnes touchées par la maladie liée à l’alcool»
 

Les réunions
«Nous avons plus de 500 groupes en France dont 20 en Bourgogne Franche-Comté. Nous organisons régulièrement des réunions en présentiel dans nos 7 départements mais aussi des réunions en visio. C’est vraiment ouvert à tous, à tous les âges dans un total anonymat. Nous avons aussi un numéro de téléphone avec un interlocuteur disponible 24h/24 et 7 jours sur 7»

 

Pour faire le test de dépendance cliquer ICI sur le site : alcooliques-anonymes.fr
Téléphone : 09 69 39 40 20  (24/24h)
*Aymeric, prénom changé à la demande de l’interlocuteur


Publié dans AA france

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