MEXIQUE : 57° anniversaire AA YUCATAN
XXXIV Congreso del Área Yucatán Uno
14-15 mars 2014, à Cacalchén, Yucatán
57° ANNIVERSAIRE de AA YUCATAN
Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
XXXIV Congreso del Área Yucatán Uno
14-15 mars 2014, à Cacalchén, Yucatán
57° ANNIVERSAIRE de AA YUCATAN

Pas si mal vu peut-être
?
L'Agence du Médicament Française a donné son feu vert officiel à l'utilisation du baclofène dans le traitement de l'alcoolisme via une procédure d'autorisation temporaire, le 14 mars 2014
in "Le Nouvel Observateur", 14 mars 2014
Je ne suis pas contre le Baclofène mais je reste circonspect face à l'enthousiasme que ses résultats déclenchent. Il peut aider certaines personnes mais je doute qu’il guérisse, à lui tout seul, les alcooliques.
Abstinence et groupe d’entraide
Mon expérience m’a montré que le meilleur moyen pour sortir de l’alcoolisme est de combiner abstinence et groupe d’entraide.
On devient alcoolique pour soigner un mal-être : une trop grande timidité par exemple. L’alcool joue le rôle d’une pilule miracle qui supprime cet état et l’on se sent beaucoup mieux… jusqu’à ce qu’au contraire les troubles empirent.
Pour se sevrer, une personne alcoolique doit rompre avec l’alcool en étant entourée et encouragée. Elle a besoin de se construire une nouvelle identité dans laquelle elle sera plus à l’aise. Il faut qu’elle réussisse à remplacer la vie artificielle de l’alcool par, cette fois, une vraie vie.
Certes, le Baclofène peut aider mais, pour se libérer de l’alcoolisme, il faut surtout changer de façon de vivre et pour ça, je doute que la chimie soit suffisante.
Efficace pour certaines personnes
Chez les buveurs excessifs, ceux qui ont besoin de limiter leur consommation d’alcool sans pour autant l’arrêter complètement, ou ceux qui ont des pulsions d’alcool soudaines et très fortes, le Baclofène peut apporter un certain confort, comme une sorte de régime, avec un verre de temps en temps.
Chez les alcoolo-dépendants, cette possibilité de boire de temps en temps me paraît complètement exclue car une obsession du prochain verre peut très vite se développer. Sans compter les rechutes qui risquent d’être très graves.
Nous manquons de recul
Cela dit, je suis ravi que les études sur le Baclofène se poursuivent, avec cette fois une expérimentation en vraie grandeur, car nous manquons de recul.
Les derniers tests connus mesurent un temps d’abstinence très court (six mois, un an) et les convaincus actuels ont 4-5 ans maximum d’expérience. C’est bien peu et cela ne permet pas de tirer de véritables conclusions.
Guérir totalement de l’alcoolisme du jour au lendemain ? Si certains se sentent libérés durablement, et sans trop d’effets secondaires, ce sera déjà un résultat fort appréciable.
in"Le Figaro" (France), 16 mars 2014
Wendy Bouchard, pourquoi avoir choisi le parcours de trois femmes?
L'alcoolisme des femmes est encore tabou, très caché. En France, 5 millions de personnes sont malades et 600.000 femmes sont touchées par la dépendance à l'alcool. J'en connais une qui rentre chez elle à l'heure du déjeuner, boire en cachette. L'alcoolisme peut être mondain au départ, mais il prend racine dans un terreau de solitude particulier.
Or sur 5 millions de malades, on ne compte que 7.000 membres aux Alcooliques anonymes. C'est pourquoi nous nous sommes rendus à Lille et à Tourcoing, chez ces derniers, mais aussi chez les Al-anon, groupes réservés aux conjoints de malades en besoin d'écoute, car leur vie tourne autour de l'obsession de l'état de l'autre.
Le Baclofène [l'Agence du médicament vient d'accorder une autorisation d'utilisation de trois ans] est-il le remède miracle?
Comme le montre le journal intime de Valérie, les effets puissants et la dureté du sevrage sont déroutants, mais ça fonctionne. Son usage détourné (le Baclofène est autorisé comme myorelaxant) représente un bel espoir, mais on comprend la circonspection des autorités médicales, car il faut presque dix ans pour tester un médicament dans un usage donné.
Vidéo (cliquer au milieu)
Les alcooliques dépendants sont-ils bien soignés et bien entourés?
L'alcoolisme naît souvent d'une rupture de vie, familiale, économique et d'un désarroi. Les médecins généralistes sont souvent mal armés pour prendre en charge ces malades qui ne guérissent jamais, on est alcoolique dépendant toute sa vie et les occasions de rechute sont nombreuses. Seulement 20 % des patients tiennent le coup après une première cure, 80 % rechutent dans l'année qui suit, comme Chloé. Sylvie s'en sort au bout de sept cures et encore a-t-elle la chance d'être soutenue par son mari. Tout le monde ne peut pas s'offrir une cure dans une clinique privée. Il faut faire avancer la cause de ces malades, à qui il a manqué une main tendue.
Propos recueillis par Isabelle Mermin
À savoir
L'Organisation mondiale de la santé considère que la dépendance à l'alcool commence à plus de 2 verres d'alcool par jour pour une femme. L'alcoolisme est la première cause d'hospitalisation en France. La consommation d'alcool chez les femmes de moins de 25 ans a augmenté de 20 % ces cinq dernières années.
Aussi : http://0z.fr/ME9oW
Baclofène : http://0z.fr/agwA6
III Convencion Nacional de Cuba de A.A
4-6 janvier 2013, à Holguin
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Grupo "Holguin"
Parroquia San José - Libertad no. 118 e/ Áreas y Agramonte - Holguin