PORTRAITS
Prière de la sérénité en espagnol
PTE J D PERON 4314 - Villa Ballester - Buenos Aires - Argentine
in "Sud-Ouest" (France), 26 décembre 2014
Alcoolique Anonyme à Trouville : « J’ai compris que c’était une maladie »
Kévin fête sa première année d'abstinence avec l'association Al-Anon
L'association Al-Anon, qui soutient les familles de personnes alcooliques, a reçu mardi Kévin, 29 ans, à la maison Stéphane Hessel de Trouville.
Le jeune homme est venu témoigner de sa première année sans alcool.
« J'ai commencé à boire de bonne heure, à 15 ans, avec les copains du collège. À 25 ans, j'ai pris conscience que je n'avais pas la maîtrise de ma consommation. L'alcool prenait toujours le dessus, c'était inexplicable. À chaque occasion de boire, la machine était lancée, sans aucun moyen de l'arrêter. J'ai compris que c'était une maladie. J'ai alors décidé de pousser la porte, à 27 ans, des alcooliques anonymes. Ca fait un an que je ne bois plus. Mon dernier verre remonte au 24 décembre 2013. »
COLOMBIE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "San Cristobal"
Local Acción Comunal, parque, corregimiento San Cristóbal - ANTIOQUIA - MEDELLÍN
GRUPO "TRADICIÓN DOS"
CARRERA 53 NO. 60-51 - ANTIOQUIA - MEDELLÍN
Les Fêtes vécues par une personne dépendante à l'alcool
"Radio Canada", 24 décembre 2014
Pour la plupart d'entre nous, Noël est un moment pour célébrer en famille et entre amis, en levant peut-être notre verre à la santé des autres. Mais pour ceux qui doivent composer avec l'alcoolisme, cette période est particulièrement difficile à traverser.
Les Alcooliques anonymes (AA) de Gatineau ont trouvé une façon d'aider ceux qui veulent maintenir leurs résolutions. Ils se rassemblent pour éviter de sombrer de nouveau dans l'alcool.
Gabriel* fait partie des AA. Il y a 26 ans, son alcoolisme l'a mené à l'itinérance. « D'une personne apparemment normale, en dedans de quelques semaines, je suis devenu un itinérant », rapporte-t-il.
Les AA l'ont sauvé et l'aident encore pendant la période des Fêtes. Ce qu'il trouve particulièrement difficile, ce sont les émotions qui surgissent du passé.
« Un alcoolique a dérangé beaucoup de personnes dans sa vie. [...] Un alcoolique n'est pas équipé pour gérer ces émotions-là. »— Gabriel, membre des AA à Gatineau
« Ce que je faisais, tout simplement, c'est que je les gelais, je noyais mes émotions. [...] Il y a à peu près juste moi qui ne savais pas que j'étais un alcoolique », avance-t-il.
Se rassembler pour être plus fort
Gabriel se réjouit de pouvoir vivre Noël avec les autres membres des Alcooliques anonymes, avec qui il partage une expérience semblable. « Reste avec le groupe et ça va être plus facile de passer à travers », résume-t-il.
Les 24, 25, 31 décembre et le 1 janvier, des journées de partage sont ainsi organisées dans différentes régions du Québec.
Ces rencontres rappellent que composer avec l'alcoolisme est un engagement quotidien, qui dure toute la vie.
« 68 ans sans boire, ça va être long en tabarnouche. Mais on m'a appris à vivre une journée à la fois. Ne fais pas cette promesse-là pour 68 ans, fais-la juste pour aujourd'hui », soutient Gabriel.
