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L'abstinence paye... !!! :)

Publié le par kreizker

Un sans-abri hongrois a accompli un gain record dépassant les 1,9 million d'euros grâce à un ticket de loterie qu'il avait acheté avec ses derniers centimes. Ancien alcoolique, il a promis de consacrer une partie de son argent à la mise en place d'une fondation d'aide aux toxicomanes et aux femmes maltraitées.

 

László Andraschek est aujourd'hui un homme heureux. Sans abri et sans ressource il y a encore quelques mois, il a remporté le plus gros lot de l'histoire de Hongrie : 600 millions de forint hongrois, soit plus de 1,9 million d'euros. Il avait acheté son ticket de loterie dans la gare de Györ (110 km à l'ouest de Budapest) la veille du tirage, en septembre 2013, alors qu'il se rendait à une réunion des Alcooliques Anonymes. Un gigantesque coup de chance qui a failli ne jamais se produire.

 

"Je n'avais choisi que six numéros, et la vendeuse m'a rappelé que je devais en choisir un septième", a-t-il confié aux médias locaux comme le rapporte le site du Guardian, "alors je lui ai dit de cocher le 24". La première chose qu'il a fait après avoir réalisé que sa vie allait changer pour toujours a été de rembourser ses dettes à sa famille, d'acquérir une maison et d'acheter une voiture à ses trois enfants.

 

"Je suis devenu riche, mais je ne suis pas devenu une personne différente"

"Lorsque le vendeur de voiture m'a demandé combien je serais prêt à dépenser, j'ai levé trois doigts", a expliqué le natif de Győr, au nord-ouest de la Hongrie, "Comme je suis arrivé sur un vélo, il a supposé que cela signifiait 300.000 forints, mais en réalité je voulais bien dire 3 millions". László Andraschek, 55 ans, et son épouse Anikó ont déclaré qu'ils comptaient bien dépenser l'argent à bon escient.

"Je suis devenu riche, mais je ne suis pas devenu une personne différente", affirme-t-il, expliquant aussi qu'une grande partie de l'argent sera utilisé pour créer une fondation pour les toxicomanes et les femmes maltraitées par leurs maris : "J'ai encore deux projets: visiter mon frère qui habite au Canada, et mettre sur pied une fondation pour venir en aide aux personnes alcooliques".

László Andraschek a déjà prouvé sa générosité en ayant gardé sa victoire secrète jusqu'à ce qu'il ait fait un don important à une auberge pour les sans-abri. Précisons que l'homme a arrêté de boire il y a cinq ans et insiste sur le fait qu'il n'a maintenant "aucun besoin de retomber".

 

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NDLR   : pour ceux ou celles qui voudraient aller en réunion à Györ....  voici l'adresse du groupe : Szigethy Attila Ut. 23. - Új Apostoli Egyház - 9023 Györ (Réunion dimanche, 17h00)

 


Agrandir le plan

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C'est une façon de voir

Publié le par kreizker

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Publié dans humour

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AA

Publié le par kreizker

 ALLEMAGNE 26 berlin

Berlin

 


 

 slogan 54

Si tu peux suivre ce programme pour 24 heures

tu peux le suivre pour le reste de ta vie

une vie de sobriété

 

703

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"L’épopée du buveur d’eau"

Publié le par kreizker

in "Lausanne blog", 14 novembre 2011

 

Ou comment j’ai découvert les alcooliques anonymes, association souvent caricaturée mais d’une importance vitale pour qui en a besoin.

 

Comme tout le monde, j’entretiens mon alcoolisme mondain avec plus ou moins de réussite. Trop vieux pour avoir connu les botellóns, je ne suis pas pour autant passé à côté de l’apprentissage périlleux de la gestion de ce liant social qu’est l’alcool et même si avec le temps je sens poindre le déclin, il m’est encore possible de me mettre chiffon si une bonne occasion se présente.

J’ai souvent pensé que la majorité des gens était comme moi, et puis il y a une année, un ami très proche, appelons-le Bernard, un ami de plus de dix ans avec qui j’ai pris quelques-unes de mes plus mémorables cuites, Bernard donc a traversé une période difficile. La manifestation de ses problèmes est passée par une consommation d’alcool en quantité industrielle. D’abord le week-end avec un démarrage le vendredi soir par l’apéro « after work » pour se terminer le dimanche soir devant le film de TF1.

Ce petit rituel a duré quelques mois puis il y a eu le lundi matin absent, puis le lundi complet. Quand ça a commencé à s’étendre au mardi et mercredi, il y avait péril en la demeure. Cette consommation n’avait plus rien de festif et devenait aussi glauque que dangereuse. Pour m’être rendu chez lui prendre la mesure des dégâts, j’ai découvert qu’il vivait depuis plusieurs semaines dans un environnement sale à forte dominante de bouteilles de vin blanc vides. Mon ami était devenu un clodo à fort pouvoir d’achat qui dormait dans un lit souillé de vomissure. Il avait touché le fond, de la bouteille, de sa dignité, et n’avait plus grand-chose pour l’empêcher de basculer du côté obscur du pinard.

Après une rapide période de négociation musclée en très petit comité, il y a eu un bref internement pour permettre un sevrage efficace. Au sortir de l’institution, les séances hebdomadaires ont démarré. Une fois par semaine il se rendait aux Alcooliques anonymes, association que tout le monde connaît sans vraiment savoir de quoi il retourne, hormis ce que nous avons tous vu dans des films avec des groupes assis en cercle qui se présentent en annonçant le nombre de jours d’abstinence sous des applaudissements nourris. Eh bien c’est exactement comme ça que ça se passe.

 

SUISSE 4a aasri


Depuis plus d’un an maintenant, chaque semaine, Bernard se rend aux AA. Cette « béquille » est vitale pour lui et il n’envisage plus sa vie autrement que dans l’abstinence totale. Cette rigueur est valable également pour ses compagnons, ces anonymes qui ne se connaissent que par leurs prénoms et ne partagent qu’une heure par semaine, pour parler avec ceux qui connaissent les mêmes démons, pour partager des angoisses avec ceux qui savent, car c’est sur ce point précis que tous expliquent pourquoi cette association est importante, pour certains depuis plus de dix ans. Partager avec d’autre ces moments d’extrêmes solitude sans être jugé ou sermonné. Il est toujours facile de prodiguer conseils  et directives quand on ne connaît pas. Là-bas, tous les participants « savent » de quoi il en retourne et ce savoir n’a pas de prix. Rien que pour Lausanne et ses environs proches, il y a 7 rencontres possibles par semaine à différentes heures de la journée et cette structure met aussi à disposition une permanence téléphonique 24h/24. Tous les détails nécessaires sur ce lien.

Alors aujourd’hui je suis très heureux d’avoir retrouvé mon ami. Je ne me moque plus non plus de ces gens qui s’applaudissent avec la fierté d’avoir un jeton caché dans leur poche, petit morceaux de métal qui rappelle d’où ils viennent et où ils ne veulent pas retourner. Moi je ne bois pas moins et je me rassure, persuadé que ma consommation reste « sous contrôle », et même si Bernard est devenu chiant comme un intégriste sur la consommation d’alcool, il est aussi notre meilleur Capitaine de soirée.

Publié dans AA Suisse

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