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Ce blog, fondé en janvier 2008, n'engage aucunement le Mouvement des Alcooliques Anonymes ni Al-Anon Alateen. Son unique objectif est d'informer sur AA et Al-Anon Alateen.
in "Voici", 5 février 2016
Contrainte de grandir trop vite, Paris Jackson se voit aujourd’hui confrontée à des problèmes d’adulte. Le monde entier avait découvert la fille de Michael lors de l’émouvant hommage qu’elle lui avait rendu à sa mort. En 2009, à tout juste onze ans, la fillette avait ému la planète en disant avec ses mots d’enfant à quel point son père défunt avait été le meilleur des papas. Un moment de candeur qui semble bien loin aujourd’hui. Paris, qui fêtera ses 18 ans en avril prochain, a traversé des périodes difficiles durant son adolescence. En 2013, l’unique fille de Michael Jackson avait dû être hospitalisée à plusieurs reprises, après avoir attenté à sa vie. Une période sombre qui semble aujourd’hui faire définitivement partie de son passé, mais dont elle n’est pas sortie indemne.
Prise de colère, la jeune femme a poussé un coup de gueule avant-hier sur Instagram, pour dire son ras-le-bol d’être sous le feu des critiques des haters. Un message de rage – supprimé depuis, mais que l’on peut découvrir sur le site du Daily Mail – où elle confiait avoir autre chose à faire que de répondre aux méchancetés gratuites dont l’abreuvent les gens. Et parmi ces choses, il y a ses réunions aux « Alcooliques Anonymes ». Des groupes de soutien qui l’aident à lutter contre cette terrible maladie. Combattante, la fille de Michael Jackson est bel et bien décidée à prendre sa vie en main. On lui souhaite sincèrement d’y parvenir.
« C’est vraiment ridicule. on me demande de m’asseoir sur mon c*l toute la journée pour répondre aux commentaires (positifs et négatifs) que les gens m’envoient? Je dois assister à mes réunions des AA, j’ai des obligations familiales. des obligations PERSONNELLES. C’est tellement égoïste de la part de ceux qui m’attaquent littéralement à cause de chaque foutue chose que je publie tout simplement parce que des gens que je ne CONNAIS PAS n’ont pas ce qu’ils veulent. Je ne vous connais pas. J’apprécie tout l’amour et le soutien que vous me donnez, mais les attentes sont ridiculement élevées. Les attentes envers mon PÈRE l’étaient. Il ne vous devait rien, et il se faisait détruire en mille miettes À CHAQUE JOUR. Je ne laisserai jamais cela m’arriver. »
in "L'Echo Républicain" (France) , 5 février 2016
Vingt ans après leur sevrage, Jim et Fabrice continuent d’échanger leur expérience et d’accompagner les alcooliques qui viennent à l’association.
À peine assis à table, ils endossent leurs pseudonymes d'Alcooliques Anonymes, ceux qu'ils se sont choisis, il y a des années. « On ne fait pas carrière là-dedans, je vous rassure », plaisante Fabrice.
Pourtant, ce Chartrain continue d'assister aux réunions des Alcooliques Anonymes (AA). De l'autre côté de la table, Jim ajoute : « Les Alcooliques Anonymes est une association d'entraide mutuelle. Il y a vingt-deux ans, quand j'ai poussé leur porte, j'étais bien content qu'on m'accueille. »
Pas de religion aux AA. Leur Trinité s'appelle Rétablissement\Unité\Service. C'est ce service, reçu il y a deux décennies, que Fabrice et Jim perpétuent. Fabrice explique : « Il y a les "miraculés de la première réunion", qui prennent conscience de leur maladie tout de suite. Et puis, il y a les autres. Quand je suis arrivé aux AA, je n'étais pas alcoolique. Du moins c'est ce que je me disais. »
Être honnête avec soi-même, avant tout, le premier pas vers le rétablissement. Et il ne peut se faire qu'au contact des autres, insiste Jim : « J'ai fait une cure pour soigner mon alcoolisme. J'ai replongé tout de suite après. »
À la fin de chaque réunion, les participants sont invités à repartir avec, au moins, un numéro de téléphone d'un autre membre. Jim explique : « Parfois, avant de prendre le premier verre d'alcool, un coup de fil peut aider. » Pourtant, loin de Jim et Fabrice l'idée de se mettre en avant et distiller leur savoir : « Nous faisons partie de la structure de l'association mais, aux réunions, la structure est invisible. »
Il aura fallu neuf mois à Fabrice pour ne plus toucher à l'alcool, dix-huit pour Jim. En revanche, les deux hommes restent « dépendants » des réunions des AA. Jim ressent le besoin de s'y rendre chaque semaine : « L'amitié, c'est la seule dépendance qui permet de retrouver sa liberté. Les AA sont devenus mes meilleurs amis. Si le groupe de Chartres venait à fermer, qu'est-ce que je deviens, moi ? » Fabrice renchérit : « L'expérience montre que quand les gens arrêtent de venir aux AA, beaucoup replongent. On connaissait certains qui en sont morts. Le suicide est fréquent chez les alcooliques qui se remettent à boire et n'acceptent pas d'avoir "échoué". »
Tous les premiers samedis du mois, les réunions des Alcooliques Anonymes sont ouvertes « pour accueillir nos proches, le grand public ». En mars, Jim et Fabrice fêteront leur anniversaire d'abstinence, lors de l'une de ces réunions ouvertes. Jim se souvient de son premier anniversaire sans alcool : « C'était le jour des 20 ans de mon fils. »
Quelle place accorder à la famille des alcooliques ? Une autre association, les Al-Anon, accompagne les proches des malades. Les compagnes de Jim et Fabrice s'y rendent régulièrement. Jim en discute, de temps en temps, avec sa femme : « Quand on est alcoolique, la vie du couple tourne autour de l'alcool, dans un mécanisme de codépendance. L'autre devient obsédé par notre maladie. »
En définitive, les malades sont seuls face à eux-mêmes. Fabrice précise : « Aux AA, on vient se soigner, c'est notre maladie. On ne parle que d'alcool dans les réunions, c'est là le sens du mot "unité". Tous ensemble, mais pour soi-même. »
La famille retrouve sa place à la fin du programme, au moment de « faire le tour des dégâts ». Celui où le malade abstinent s'ouvre à son entourage. Pour enfin « mettre fin à une vie de mensonge et de paraître ».