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COSTA RICA Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

COSTA RICA Alcohólicos Anónimos®

Radio Cultural de Pérez Zeledón

Mercado Municipal de Pérez Zeledón - San José - San Isidro del General

Emission chaque mardi, à 15h00

 

COSTA RICA Alcohólicos Anónimos®

20-21 Mars 2008 : 33° Convention d'Amérique Centrale, à San Jose

Thème : "Portes ouvertes à l'Espérance"

 

COSTA RICA Alcohólicos Anónimos®
COSTA RICA Alcohólicos Anónimos®

Grupo "Luz en mi camino - taconazo

Avenida 2da - Frente al costado Sur del Teatro Naconal - San Jose 

Fondé en 1968

http://www.kreizker.net/article-costa-rica-109871468.html

 

Avril 2017 : 53° anniversaire de sobriété de Ruano (à Cartago)

Avril 2017 : 53° anniversaire de sobriété de Ruano (à Cartago)

Publié dans AA Monde

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"Après l'alcool, le temps des sobriétés heureuses"

Publié le par kreizker

in "La Nouvelle République" (France), 26 septembre 2017

Les Alcooliques anonymes concluent toujours leurs séances en faisant cercle.

Les Alcooliques anonymes concluent toujours leurs séances en faisant cercle.

A Niort, trois associations accompagnent les malades alcooliques abstinents dans leur combat. Rencontres au cœur de la résistance contre la bouteille.

 

 J'aurais pu tuer quelqu'un « Je faisais ça pour mourir… » « Mon corps était en train de se désagréger… » « Je n'étais plus que la bonne copine pochetrone qui fait rigoler les autres… » « Je buvais en espérant ne plus me réveiller… »

S'inviter dans les groupes de paroles animés par des alcooliques abstinents, c'est s'exposer à une suite glaçante de récits brutaux, de prises de conscience violentes et d'effrois rétrospectifs. C'est assister à remords et regrets, deviner souffrances et colères.

" Les seules personnes capables de réellement me comprendre sont autour de cette table "

Mais c'est aussi, et surtout, comprendre que, à l'écart des regards, des espoirs y trouvent leur force, c'est mesurer l'œuvre du courage, voir s'y gagner des batailles contre soi-même, entendre des retours à la vie. C'est être au cœur de la résistance contre l'alcool.
 « Ici, on apprend la sobriété heureuse », annonce un abstinent de longue date en certifiant qu'«évidemment, c'est possible ». 
A Niort, trois groupes offrent aux alcooliques abstinents de se livrer, de vider leurs sacs… : les Alcooliques Anonymes, Alcool Assistance et Nouvelle Vie sans Alcool. « Malades alcooliques abstinents », corrigent-ils souvent, insistant sur le fait que c'est bien une maladie. Façon de dire qu'on peut en guérir.

" Si tu rebois, tu replonges "

Choisir l'une ou l'autre de ces trois associations relève un peu du hasard puisque les trois garantissent le même anonymat et offrent un égal respect de la parole. Les Alcooliques Anonymes peuvent étonner avec leurs douze « étapes spirituelles de rétablissement ». « Notre mouvement est un peu spiritualiste, concède Alain, mais il est parfaitement laïc. Il a été créé aux Etats-Unis. Là-bas, ils mettent Dieu partout, vous savez bien ! » Alain anime le débat ce soir-là. « Pour moi, cette puissance supérieure, ce " Dieu ", c'est ce groupe d'alcooliques abstinents. La force, elle est là. » 
Bien qu'abstinents parfois depuis des années, beaucoup restent attachés à ces réunions mensuelles, parts désormais essentielles du rempart de la tolérance zéro. « Parce que si tu rebois, tu replonges, explique Jean. Ton cerveau n'attend que ça ! » « C'est comme un appareil en veille toujours prêt à redémarrer, schématise Claude. Faut surtout pas appuyer sur le bouton. » 
D'où leur besoin de se retrouver. « C'est comme une thérapie de groupe, compare Dominique. Comme on a tous le même problème et le même but, on se comprend facilement. On se raconte, mais sans jamais se donner de conseils. C'est à chacun de prendre ce qui l'intéresse dans le récit des autres. » « C'est efficace quand on sort d'une cure de sevrage, mesure Patrick. En cure, on vous aide à vous libérer de la dépendance physiologique. Mais pour la dépendance psychologique, c'est autre chose… »

 

les phrases

“Je ne croyais plus en rien. J’ai
vu tous leurs sourires. J’ai décidé
que je voulais devenir
comme eux.”

Désormais abstinente, Nadia se sent portée par le groupe. « Quand je suis arrivée là, j'étais dévastée. Avec eux, je ne me suis pas découverte alcoolique, je me suis découverte malheureuse. » 
 « C'est vrai, l'alcool est encore très associé à la fête, déplore Philippe en évoquant les " pièges à rechute ". Pour celui qui ne boit plus, les soirées entre amis, les repas de famille, les pots au bureau sont des moments très inconfortables. Mais ça ne dure pas ! Au début, c'est difficile pour plein de raisons. Moi, par exemple, je n'ai pas pu manger de fromage pendant quatre ans parce que j'avais toujours associé le fromage au vin rouge… » 
 « Quand je vais bien, je picole. Quand je vais mal, je picole. Quand je suis heureuse, je picole. Quand je suis triste, je picole… », soupire Carole« C'est la " stacose " ! », sourit CarineC't'à cause de la pluie, c't'à cause du beau temps, c't'à cause qu'y a rien à la télé… T'as toujours une bonne raison de picoler, quoi ! » 
 « J'ai honte d'avoir un fils alcoolique, se libère une mère en larmes. Je culpabilise et je sombre… » 
 « Oui, c'est une maladie de la famille », compatit le docteur Anne Piquemal, peu étonnée par la détresse de cette femme qu'elle invite à venir consulter en service d'addictologie de l'hôpital de Niort. Elle sait que « tout l'entourage est concerné ». 
 « Surtout, n'ayez pas peur de lui parler, intervient Stéphane. Dites-lui juste " Je vois que tu bois beaucoup, ça m'inquiète, je t'aime ". Il ne réagira peut-être pas tout de suite mais il va l'entendre. » « L'important est de ne jamais rompre le lien », encourage le docteur Piquemal.

à savoir

La force du lien

« Ce groupe est devenu le socle de ma vie, atteste Nadia. Si je m'en éloigne, je sens revenir mes anciens dysfonctionnements… » « L'alcool m'aidait à contenir ou évacuer mes peurs, la colère…, complète Victoria.Aujourd'hui, grâce à eux, je maîtrise ces émotions. Ici, je sais que je peux parler ou pleurer sans peur d'être jugée. J'ai confiance parce que je parle à des gens comme moi, qui ont traversé les mêmes choses. Les seules personnes capables de réellement me comprendre sont autour de cette table. » 
Même les proches peuvent y trouver leur compte. Comme Louise, épouse d'«un mari qui picole » et habituée du groupe. « Je suis une malade non alcoolique », se résume-t-elle pour dire les dégâts collatéraux. Elle dit que ce groupe est son « antisèche dans la vie », qu'il l'a aidée à « être honnête avec [elle-même] » et à « rétablir la communication avec son mari ».

pratique

> Les Alcooliques Anonymes se réunissent le jeudi à 19 h à la Maison des associations. Contact national au 09.69.39.40.20.
Nouvelle vie sans alcool se réunit les 1er et 3e vendredis du mois à 20 h 30 au groupe scolaire Edmond-Proust et le dernier jeudi du mois à 20 h 30 à la Maison des associations. Tél. 06.89.81.10.47.
Alcool Assistance se réunit les premiers jeudis du mois à 20 h 30 à la Maison des associations, les 2es et 4esvendredis à 20 h 30 au CSC Saint-Florent (rue Saint-Jean-d'Angély) et tient une permanence les 2es mercredis du mois à l'espace des usagers, à l'hôpital de Niort. 05.49.79.38.95.
Centre de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (Csapa). Avenue de Saint-Jean-d'Angély (hôpital de Niort). Tél. 05.49.78.26.93.

Publié dans AA france

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Publié le par kreizker

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"Pourquoi les programmes en 12 étapes des Alcooliques Anonymes sont irrationnels"

Publié le par kreizker

in "Atlantico", 25 septembre 2017

Le principe des Alcooliques Anonymes est très prisé aux Etats-Unis. Pourtant, selon une étude, son taux de réussite serait particulièrement faible.

Atlantico : Le programme des Alcooliques Anonymes, bâti sur 12 étapes doit permettre à des personnes ayants des problèmes d'alcoolisme de vaincre leur dépendance. Cependant, Lance Dodes, un professeur retraité en psychiatrie de l'école de Médecine d'Harvard montre dans un livre, The Sober Truth: Debunking the Bad Science Behind 12-Step Programs and the Rehab Industry que le taux d'efficacité de cette méthode n'excède pas les 5 à 8% de réussite. Comment expliquer les faiblesses de ce programme pourtant très réputé outre-Atlantique ? 

Guillaume Babinet :

De mon point de vue, cela fait appel à des croyances.

 

 

On cherche une solution radicale à un problème multi-factoriel et complexe. Pour les personnes ayant des problèmes d’alcoolisme, ils ont besoin de se rassurer ainsi que leurs proches avec une méthode efficace. Ce qui compte, c’est de trouver une alternative immédiate et durable à leurs problèmes. 

Bien souvent l’addiction prend sa source dans une situation anxiogène vécue dans le moment. Lutter contre l’addiction est de pouvoir répondre immédiatement à un besoin dans le présent. Les faiblesses du programme AA sont que les séances véhiculent un combat pour conjurer la maladie. La lutte se fait d’une manière collective, il y a le groupe et le psy, les soignants ou l’accompagnateur.  Deux faces, deux cultures, des soignants et des malades. La dépendance doit être accepté, entouré, cajolé avant de vouloir la conjurer. C’est ce que font dans un certains sens les AA, mais il manque une étape car s' il y a un réel soutient du groupe pendant les séances, une fois que la personne est seule, elle est livrée à elle-même. Le parcours, c’est elle qui le fait. Soutenir c’est bien, lutter c’est aussi bien, mais cela nécessite un accompagnement global. C’est pourquoi miser que sur un seul soin,  les médicaments, les cures, ce n’est pas adaptés. C’est l’ensemble des soins ajoutés bout à bout et cadrés qui permet à la personne d’être complètement dans un accompagnement qui va le restructurer. Il y a besoin d’un encouragement étape par étape. L’addiction est un processus complet , la réponse doit être un processus complet. Au même titre qu’un enfant apprend à marcher avec l’encouragement du parent, la personne dépendante doit avoir plusieurs chances de s’en sortir. Je dirais donc que le traitement et la réponse doit être plus global, avec une complémentarité et pluralité de soins réunies au sein d’un même service, et donner des nouvelles chances en cas de récidive à l’alcool. Tout est bon, responsabiliser le malade, lui permettre d’être à nouveau acteur de sa vie et non dépendant de sa bouteille.

Quelles sont les méthode les plus efficaces dans la lutte contre l'alcoolisme ? 

Il n’y a pas de mon point de vue une méthode efficace mais des méthodes qui permettent d’accompagner le patient vers une réduction voire une abstinence totale. C’est une offre de soins globale. Tout est bon à prendre sans tomber dans la méthode ou la solution-miracle. Il n’ y en a pas. Il n’y a pas un alcoolique, il y a plusieurs formes d’alcoolisme. Chaque individu est différent par rapport à sa consommation. Nous parlons souvent de l’alcoolisme comme quelque chose d’effrayant. C’est une maladie comme les  autres. Ce que font les AA, c’est de conjurer un mauvais sort. Tous ensemble, je lutte, je prie, je fais des rituels.  

Dans les méthodes qui sont bonnes dans la lutte contre l’alcoolisme, je parlerais de ce que je pratique, les thérapies psycho-corporelles (sophrologie, hypnose, méditation, pleine conscience) associées à une psychanalyse classique.

Ainsi, il y a  un travail sur le corps et l’esprit, un accompagnement psychique, des soins médicamenteux, le soutien d’un groupe, le changement d’un scénario.Pour finir, il n’y a pas de recette miracle, il y a des techniques qui aident les patients .

 

 

Mais tout vient de la personne. C’est elle qui fait le boulot. 

Comment orienter un proche souffrant d'un problème d'alcoolisme ?

La meilleure attitude est de ne pas juger. De conseiller, de rassurer. Puis d’essayer de proposer à la personne d’aller se faire aider. Ce n’est pas une punition. De la bienveillance, du soutien, de l’aide. C’est pourquoi les thérapies psycho-corporelles sont une bonne alternative en complément d’autres types de soins, car elles remettent la personne au centre, en tant qu’acteur de sa vie, avec bienveillance et lui donne des clefs pour tout de suite être bien et confortable (il peut avoir recours à ces techniques quand il se retrouve seul avec lui-même). Elles permettent de faire émerger un nouvelle conscience, plus active, plus saine et plus harmonieuse. Elles favorisent aussi une invitation et non une obligation pour la personne de se préparer à reprendre sa vie main.

Guillaume Babinet est thérapeute psycho-corporel à Paris. Il gère le site https://www.guillaumebabinet.com 

Publié dans articles sur AA

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