“Elle avait rejoint un cercle d’Alcooliques Anonymes mais venait d’en être expulsée en raison de son état d’ébriété”, a précisé le procureur devant le tribunal de police de Courtrai le mois dernier. “Elle a reconnu avoir bu mais n’a plus, en revanche, aucun souvenir du trajet de retour”, a-t-il ajouté.
Son avocat n’a pas cherché à démentir les faits, incontestables, mais a souligné que sa cliente n’avait plus consommé d’alcool depuis lors et qu’elle faisait l’objet d’un suivi médical rigoureux, de la part d’un psychologue, d’un psychiatre et d’un médecin, pour tenter de soigner sa dépendance. Au moment de l’accident, “elle traversait une période difficile”, a-t-il confié à la cour. “Elle a besoin de son permis de conduire pour pouvoir exercer son métier”, a-t-il néanmoins plaidé.
Une analyse capillaire a permis de prouver que la mise en cause n’avait effectivement plus bu d’alcool depuis longtemps. Elle a été condamnée à 45 jours de retrait de permis et une amende de 1.600 euros.