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"J'avais tout perdu, j'essaie désormais de vivre": au cœur des Alcooliques Anonymes où les abstinents se battent pour ne pas replonger

Publié le par kreizker

RTL Info, 6 Janvier 2024

"J'avais tout perdu, j'essaie désormais de vivre": au cœur des Alcooliques Anonymes où les abstinents se battent pour ne pas replonger
"J'avais tout perdu, j'essaie désormais de vivre": au cœur des Alcooliques Anonymes où les abstinents se battent pour ne pas replonger

 

Il est souvent présenté comme un ingrédient incontournable de la fête et de la convivialité. Mais pour de très nombreuses personnes, il est devenu l’inverse. L’alcool tient une place importante dans notre société. Ceux qui en deviennent dépendant ont souvent le même mot à la bouche: l’enfer ! Arrêter de boire, c’est un processus compliqué, qui demande du temps et surtout de l’aide. 

 

Dans des réunions d'Alcooliques Anonymes, les témoignages sont souvent forts. "J'ai tout perdu, parfois, je m'urinais dessus, je me déféquais dessus", peut-on entendre. "J'ai perdu toute relation avec mon fils et ma compagne m'a mis à la porte", entend-on juste après.

Ce sont les lundis en soirée que le groupe des Alcooliques Anonymes de Ciplet tient sa réunion hebdomadaire. Véronique, une des participantes, a connu plusieurs rechutes. Elle a été persuadée pendant des années qu'elle parviendrait à gérer sa consommation. "La dernière fois, en quelques jours, je rebuvais mes verres cul-sec et c'était reparti".

"Quand on a été alcoolique et qu'on arrête, on a tout d'abord une terrible angoisse de savoir ce qu'on va faire sans alcool", témoigne un participant. Les alcooliques anonymes, en Belgique francophone, ce sont 3.500 participants répartis dans 200 groupes auto-gérés, car ici, pas de hiérarchie. "Je me suis rétabli grâce à l'amour inconditionnel que j'ai trouvé dans les réunions", témoigne un abstinent.

Le début de l'abstinence est toujours compliqué : l'entraide est l'un des fondements des "AA". Jennifer, une autre participante, se souvient de sa première réunion. "Je me rappelle avoir demandé si j'allais pouvoir boire un verre lors de mon mariage et on m'a répondu de prendre 24 heures à la fois", explique-t-elle.

 

Des chiffres alarmants de l'OMS

 

Selon l'OMS, entre 3 et 10% des adultes consomment trop d'alcool. En première ligne face à ce problème, il y a souvent un médecin généraliste. "On met parfois en exergue un diabète de type 2 et des pathologies hépatiques peuvent être également liées à l'alcoolémie", explique Luc Herry, médecin généraliste, qui explique que selon lui, 4 patients sur 10 qu'il rencontre à un problème avec l'alcool.

Avec ceux qui consomment environ 5, 6 ou 7 verres tous les jours, avec du dialogue et de l'aide, le risque de complication peut aider, mais pour ceux qui comptent en litre, c'est plus compliqué. "L'alcoolique se lève le matin en tremblant, en suant et il est obligé de re-consommer pour se sentir bien", note le médecin. 

 

Une récompense qui n'a pas de prix

La clinique Reine Astrid à Malmedy est l'un des lieux où le sevrage est possible. En cas de dépendance forte, supprimer l'alcool en une fois n'est pas sans risques et le faire seul est déconseillé. "Il y a des crises d'épilepsie ou d'épisode psychotique dangereux", note Philippe Noel, médecin spécialisé dans l'encadrement des sevrages. Le sevrage dure de 10 à 15 jours en général et à Malmedy, les patients suivent, après l'hôpital, une post-cure.

Les séjours en internat peuvent parfois durer un an, mais sur la route de l'abstinence, des rechutes peuvent survenir. Ceux qui poussent la porte des Alcooliques Anonymes ont moins d'une chance sur deux de s'en sortir, mais pour ceux qui s'accrochent, la récompense n'a pas de prix : "J'arrivais en réunion pour arrêter de boire et pour commencer à vivre", conclut un abstinent.

Publié dans AA Belgique

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"Zéro alcool, une lutte partagée"

Publié le par kreizker

in "L'Ami Hebdo" (France), 5 Janvier 2023

Pas d’alcool pendant un mois. Dès le 1er janvier 2024, le défi « Dry January » a commencé l’éloge de la sobriété. Le président des Alcooliques Anonymes en Grand Est et le vice-président de la Fédération Française d’Addictologie témoignent des efforts à fournir pour lutter contre la surconsommation et l’addiction. 

Vous reprendrez bien du crémant ? Ou du vin chaud ? A l’heure des bonnes résolutions, ces injonctions sociales sont la lutte de certains. Dès le 1er janvier, le défi « Dry January » propose un mois d’abstinence complet, loin de tout alcool. Un défi anglophone, comme son nom l’indique, qui s’est développé en France il y a 5 ans, et qui réunit une communauté plus motivée que jamais. Malgré une absence totale de soutien de l’Etat, « près de 30% des français avaient l’intention de participer à ce challenge en 2024 » explique Michael Bisch, vice-président de la Fédération Française d’Addictologie, basé en Meurthe-et-Moselle. 

Demander un soutien du gouvernement 

Le spécialiste avait adressé une lettre au ministre de la Santé avec 47 collègues en décembre 2023, demandant un financement de campagne pour « Dry January » et une politique renforcée contre l’alcoolisme. Résultat : en 2024, seuls les fonds associatif ont financé la publicité, alors que les moyens de Santé publique France auraient été largement supérieurs, pour une meilleure diffusion. Côté politique dédiée, les demandes sont déjà claires, mais en attente. « Il faudrait un plan national de lutte » indique le Dr Bisch.

Un jeune sur deux a déjà consommé de l’alcool avant ses 13 ans, selon l’OMS. En France, en 2020, près d’un Français sur quatre avait déjà dépassé les repères de consommation d’alcool à risque, relayait l’Assurance-maladie. Une validation sociale qui devient une excuse valable et remplace la motivation. « L’alcoolisme, on l’appelle la maladie du c’est à cause de » souligne Claude, président des Alcooliques Anonymes du Grand Est. A cause des amis, de la famille, des collègues, des rencontres au travail… La période des fêtes rend l’exercice encore plus difficile. 

Lutte accrue au nouvel-an 

Claude gère un groupe de rencontres qui se tient tous les vendredis à Sarrebourg. La période du nouvel-an reste un énorme défi pour une de ses habituées, malgré 4 ans d’abstinence. Jusqu’à devoir s’enfermer chez-soi pour éviter de voir des proches qui, sans s’en rendre compte, incitent à replonger et quitter ses bonnes habitudes. « Et même s’il y a une replonge, il ne faut pas en avoir honte. On ne peut pas s’en vouloir d’être malade. Il faut se relever et absolument en parler » préconise Claude.

 

Un travail sur soi primordial, que certains choisissent de ne jamais faire. Catherine, membre de Al-Anon, a divorcé de son mari après 30 ans, car celui-ci était devenu irascible et violent, et refusait de se soigner. D’abord, sa dépendance passait inaperçue au milieu des fêtes qu’il organisait régulièrement. Catherine a incité son mari à fréquenter un addictologue, et pensait pouvoir et devoir faire quelque chose, en tant que conjointe. « Le médecin m’a dit que je ne pouvais pas le guérir moi-même. C’était à lui de le vouloir, pas à moi » témoigne la mère de famille qui a pris un nom d’emprunt pour cette interview. 

La volonté, maitre mot 

Il faut le vouloir, pour le croire. Croyance d’ailleurs principale des Alcooliques Anonymes « Notre mot d’ordre, c’est de ne jamais prendre de premier verre. Pas une goutte. Ceux qui ont déjà basculé mentalement et physiquement replongeraient tout de suite » assure le président de l’association dans le Grand Est, sobre depuis plus de 30 ans . Une approche différente de celle que prennent les addictologues avec leurs patients.

Les sources de motivations peuvent être multiples, hors grosse addiction : meilleur sommeil, perte de poids, amélioration de l’humeur, meilleure peau … Tenterez-vous l’abstinence ? 

Publié dans AA france

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BELGIQUE : Congrès francophone 2024, à Bruxelles

Publié le par kreizker

Affiche probablement encore à l'état de projet

Affiche probablement encore à l'état de projet

Publié dans AA Belgique

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Al-Anon Familiengruppen

Publié le par kreizker

N'oublions pas Al-Anon, Alateen

Allemagne

Al-Anon Familiengruppen
Al-Anon Familiengruppen
Al-Anon Familiengruppen
Al-Anon Familiengruppen
Al-Anon Familiengruppen
Al-Anon Familiengruppen

Publié dans ALANON ALATEEN

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