Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"Dans les pas d’un nouvel Alcoolique Anonyme à Pontivy"

Publié le par kreizker

in "Le Télégramme" (France), 15 Novembre 202

Lors de leur réunion du mardi soir à Pontivy, les Alcooliques Anonymes ont accueilli un nouvel arrivant avec bienveillance dans leur local de la Cité Plessis.

Avec la méthode des Alcooliques Anonymes placée au centre des prises de paroles, le cadre est planté.

Avec la méthode des Alcooliques Anonymes placée au centre des prises de paroles, le cadre est planté.

Monter un escalier avec les marches qui craquent jusqu’au deuxième étage du bâtiment E de la Cité Plessis, les Alcooliques Anonymes le font chaque mardi soir à Pontivy. Dans la salle du groupe Pontivy Renouveau, où bruisse la machine à café, l’accueil est chaleureux. Jean-Marie (Ndlr : tous les prénoms de cet article ont été changés), médiateur et doyen abstinent depuis 37 ans, a véhiculé Bruno, un nouveau venu.

Parmi les onze personnes réunies de 19 h 30 jusqu’à 21 h ce 12 novembre, Bruno est tendu. Jean-Marie rappelle le cadre de l’association créée en 1935 avec une méthode de douze étapes, la quatrième est « l’inventaire moral approfondi de nous-mêmes ». Des mots qui parlent.

« Accepter qu’on est alcoolique ! »

Sensible à ce nouveau venu, Hubert se veut persuasif. « Ça va faire un an et neuf mois demain que je n’ai pas touché un verre, j’ai longtemps cru que je pouvais m’en sortir tout seul. Ma première réunion était une révélation de voir comment les gens étaient heureux sans alcool. J’ai compris que la solution était de ne plus prendre le premier verre… La première étape, c’est accepter qu’on est alcoolique. Ce programme m’a sauvé la vie, bienvenue ! »

Le remerciement de l’audience fait écho dans la salle aux murs agrémentés d’affiches porteuses de mots. Bruno peut se lancer. « Ça fait un bail que je picole. J’ai fait quelques mois d’abstinence, mais une bière a suffi pour repartir. J’ai fait quatre cures qui n’ont pas marché. Et un ami abstinent m’a parlé des Alcooliques anonymes. Je sais que ça ne va pas être facile ».

« Quand on n’est pas bien, on peut appeler »

Les témoignages poignants se succèdent. « J’ai touché le fond il y a trois ans », attaque René. « Je venais aux Alcooliques Anonymes et quand je sortais, je recommençais. Je me disais que je n’étais pas alcoolique, car je ne buvais que le soir ». Cette réflexion, Brigitte s’en sert d’introduction avant d’enchaîner. « Quand je suis venue, j’ai vu qu’il n’y avait pas que moi. Ça aide de voir les amis, le groupe, on a une méthode, de la lecture. Et quand on n’est pas bien, on peut appeler. »

« Il y a une entraide », appuie Antoine. Denis confirme : « J’ai posé mon verre grâce au groupe, de voir les autres évoluer, ça me porte encore ! » Et Thérèse prolonge. « J’ai trouvé des gens qui m’ont écoutée, ça m’a fait énormément de bien ».

« À chaque réunion, je suis une autre personne »

Jean-Marie montre alors un petit fascicule jaune. « On va te donner ce petit carton avec des numéros de téléphone… il m’a sauvé. Un soir, j’ai composé le premier, j’ai parlé cinq-dix minutes, je n’avais plus envie de boire ». Thérèse enfonce le clou. « À chaque réunion, je suis une autre personne… une semaine avant la première, j’avais vidé mes bouteilles dans l’évier, je voulais arriver en forme. Et depuis, je n’ai pas repris de verre, ça fait deux ans et neuf mois. »

Jean-Marie indique la voie à suivre quand « l’agression » de prendre un verre se manifeste. « Il faut boire de l’eau, du café, du thé ou manger du chocolat. Et le livre « Vivre… sans alcool ! » m’a beaucoup aidé. » Le nouveau venu s’en est emparé dès la fin de la réunion.

C’est d’un pas plus léger qu’on redescend l’escalier du bâtiment E de la Cité Plessis. L’espoir a remplacé l’angoisse.

Publié dans AA Bretagne

Partager cet article
Repost0

…

TANZANIE

Publié le par kreizker

TANZANIE

15-17 Novembre, à Arusha, Tanzanie

7th East Africa A.A. Convention (7° Convention d'Afrique de l'Est)

TANZANIE

 

TANZANIE
TANZANIE

Publié dans AA Afrique

Partager cet article
Repost0

…

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®

Publié le par kreizker

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "San Miguel" 

 

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "Mi verdad"

Av. 20 (entre 4ta y 5ta) - Benito Juárez Costa Rica - Culiacán 80145 - Sinaloa

Fondé le 25 Avril 1987

 

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "3 Legados" 

Avenida Obregón y Calle Segunda - Ejido Campo Gobierno 2 - Sindicatura de Costa Rica - Sinaloa

 

MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
MEXIQUE Alcohólicos Anónimos®
Grupo "Dr Silkworth"

Calle 19 Norte s/n (Frente de la escuela Margarito Gutiérrez Castro) - Benito Juárez Costa Rica - Culiacán - 80308 Sinaloa

Teléfono 6677124700

Fondé le 9 Septembre 1984

Publié dans AA Monde

Partager cet article
Repost0

…

"Une fois j’ai même pris l’autoroute à contresens": les Alcooliques se serrent les coudes à Toulon

Publié le par kreizker

"Une fois j’ai même pris l’autoroute à contresens": les Alcooliques se serrent les coudes à Toulon
"Une fois j’ai même pris l’autoroute à contresens": les Alcooliques se serrent les coudes à Toulon

 

in "Var-Matin" (France), 11 Novembre 2024

Le palais Neptune accueillait, ce week-end, le congrès national des Alcooliques Anonymes en France. Entre témoignages chocs et brèves de comptoir.

Une "ola d’abstinence" a été lancée dans l’auditorium du palais Neptune pour soutenir les participants engagés dans leur lutte contre l’alcoolisme.

Une "ola d’abstinence" a été lancée dans l’auditorium du palais Neptune pour soutenir les participants engagés dans leur lutte contre l’alcoolisme.

"Une machine à boire"

"J’étais une machine à boire. Jusqu’à chercher la bagnole partout parce que j’avais oublié où j’étais garé, se présente Yannick, 71 ans. Mon père est décédé de l’alcool à 44 ans et moi je me voyais prendre le même chemin, vu tout ce que je buvais. Cela a commencé au service militaire où on picolait de la bière, tous les jours pendant un an."

Boire pour oublier "les problèmes du quotidien", jusqu’à toucher le fond. "Ma fille n’a pas voulu me voir pendant 25 ans. Mais il y a quelques années, lorsque je suis devenu sobre, elle m’a dit qu’elle était fière de moi."

Sobre depuis le 10 novembre 1990, Yannick fête donc ses 34 ans d’abstinence, sous les applaudissements et les bravos de la salle. "Aujourd’hui je peux servir du vin, en acheter et le sentir. Mais je me considère toujours comme alcoolique. Ma force, c’est ma femme que j’ai rencontrée aux AA il y a 29 ans."

"Une fois, j’ai pris l’autoroute à contresens"

"Malade alcoolique abstinente depuis deux ans et sept mois", Anna a adhéré au mouvement des Alcooliques Anonymes où elle a "appris la résilience contre la maladie". "Les AA me redonnent foi en l’Homme. Merci de faire perdurer mon abstinence heureuse", raconte la jeune femme. À ses côtés, Maïa se définit aussi comme une "alcoolique abstinente".

Cette ex-clerc de notaire s’est noyée dans le travail avant de sombrer dans l’alcool. "C’est venu de façon insidieuse. Les bouteilles s’évaporaient toutes seules… Une fois j’ai même pris l’autoroute à contresens et j’ai accusé Escota de mettre les panneaux à l’envers !"

Le déclic ? "Le 22 septembre 1991 ma fille de 17 ans m’avait fait ma valise pour que je parte. À 10 h du matin je suis allée voir un médecin pour lui parler de mes problèmes d’alcool. Il m’a reçue à 14 h. Entre-temps, j’avais descendu une bouteille de pastis ! J’ai été hospitalisée pendant dix jours."

Pour Jean-Claude, 56 ans, chemise blanche et nœud papillon impeccable, cela partait mal. Violenté et abusé par un père alcoolique, il est passé par la prison, la rue… et l’alcool. "Je suis abstinent depuis 29 mois. Comme on dit, 24 heures à la fois !"

Les témoignages et les anecdotes s’enchaînent. La parole est libre au sein de cette grande "famille". Une ola est même lancée pour tous les alcooliques abstinents, dont le dernier verre remonte à 24 heures… ou à plus de 40 ans.

 

Parmi les invités d’honneur à la réunion, certains n’ont jamais basculé dans l’alcoolisme, mais font partie des groupes Al-Anon pour aider les familles de personnes alcooliques.

Une participante anonyme témoigne : "Je suis une fille d’alcooliques. J’ai connu la violence physique, psychologique, morale… À la maison, c’était le chaos permanent. Je ne connaissais que ça.
J’ai vu ma mère prendre le volant complètement ivre. Avec ma petite sœur, on vidait toutes les bouteilles d’alcool à la maison. Mais ma mère arrivait toujours à en cacher. On a essayé de négocier, de faire du chantage… Mais les choses ont empiré. Pour moi l’alcool ne touche pas que ceux qui boivent. Cela concerne aussi l’entourage".

"Une fois j’ai même pris l’autoroute à contresens": les Alcooliques se serrent les coudes à Toulon

Publié dans AA france

Partager cet article
Repost0

…