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"Dry January : les AA rejoignent la campagne"

Publié le par kreizker

in "Témoignage Chrétien", 22 Janvier 2026

Brocardé au départ comme une importation américaine, le Dry January semble désormais s’instituer auprès de la population française. Nouveauté en 2026 : les Alcooliques Anonymes, longtemps à l’écart, se joignent au mouvement.

"Dry January : les AA rejoignent la campagne"

Le mois de janvier est devenu, ces dernières années, un temps identifié pour faire une pause dans sa consommation d’alcool. Connue sous le nom de Dry January (littéralement « janvier sec »), cette initiative invite sur la base du volontariat à s’abstenir de boire pendant un mois. C’est le moment qu’ont choisi les Alcooliques Anonymes (AA) pour rendre plus visible leur action, à travers une campagne de témoignages diffusés notamment sur Instagram. Des récits sans fard, souvent bouleversants, où il n’est pas seulement question d’alcool, mais de solitude, de honte, de chute, puis de rétablissement. Des paroles simples, d’une profonde justesse, qui disent la fragilité humaine autant que la force du collectif. Ce qui frappe, c’est la dignité retrouvée : celle de personnes qui, grâce à l’écoute et au soutien du groupe, réapprennent à vivre libres.

Présidente des Alcooliques Anonymes en France, Catherine Solano explique le sens de cette prise de parole publique : « En lançant cette campagne et en partageant une parole par jour, nous voulons faire connaître une association qui sauve des vies et offre aux personnes concernées un chemin vers l’abstinence, un jour à la fois. » Pour elle, le mois de janvier constitue un moment de visibilité particulier, sans pour autant que soient confondues les démarches : « Chaque témoignage que nous diffusons est une expérience vécue. L’objectif est que ces paroles puissent parler à celles et ceux qui se posent des questions sur leur consommation, et qu’ils sachent qu’il existe une fraternité d’entraide pour les accompagner. »

Fondé aux États-Unis en 1935, le mouvement francophone des Alcooliques Anonymes est implanté en France depuis les années 1960 (dès 1949 pour les anglophones). Il repose sur un principe d’entraide entre pairs : des femmes et des hommes qui partagent leur expérience de l’alcoolisme et de l’abstinence afin de ne pas rester seuls face à la dépendance. Aujourd’hui, on compte environ 500 groupes répartis sur l’ensemble du territoire, en métropole comme en outre-mer. Les réunions sont gratuites, anonymes, sans inscription préalable ni obligation d’adhésion. Elles s’adressent à toute personne qui reconnaît avoir un problème avec l’alcool. En raison du principe d’anonymat, il n’existe pas de statistiques précises sur le nombre de membres, mais plusieurs milliers de réunions ont lieu chaque semaine un peu partout en France.

Le Dry January, lui, s’adresse au grand public. Il concerne des profils très variés, consommateurs occasionnels, personnes souhaitant « faire une pause » après les fêtes, ou individus qui s’interrogent sur la place prise par l’alcool dans leur quotidien. En ce sens, il fonctionne comme un outil de sensibilisation et de questionnement, sans se substituer à des dispositifs de soin ou d’accompagnement. Il repose sur une démarche volontaire et temporaire : pendant un mois, les participants s’abstiennent de toute boisson alcoolisée afin d’observer les effets de cette pause sur leur sommeil, leur concentration, leur énergie ou leurs relations sociales. Les études menées ces dernières années montrent que, pour une partie d’entre eux, cette expérience se traduit par une réduction durable de la consommation après le mois de janvier, même si l’opération ne vise ni le sevrage ni la prise en charge de situations de dépendance.

Cette initiative suscite les réserves – pour ne pas dire l’hostilité – des filières économiques liées à l’alcool, notamment des secteurs viticole, brassicole et des spiritueux. Ces positions trouvent des relais au sein du monde politique, ce qui explique l’absence de soutien officiel de l’État, malgré une participation croissante du public.

Une chose est sûre : le Dry January et les Alcooliques Anonymes répondent à des réalités différentes mais complémentaires. Le premier propose une expérience collective et limitée dans le temps, centrée sur l’observation des usages. Les seconds s’inscrivent dans une démarche d’abstinence au long cours, fondée sur l’entraide et la régularité des rencontres. Leur coexistence au mois de janvier ne relève pas d’une convergence de méthodes, mais d’un contexte social partagé dans lequel la question de la sobriété occupe une place croissante. Le mois de janvier devient ainsi un moment où différentes approches de la sobriété sont rendues visibles, sans hiérarchie ni discours prescriptif, laissant à chacun la liberté d’y trouver ou non un point d’appui.

Publié dans AA france

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Alcooliques Anonymes France

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Comment se passe une réunion Alcooliques Anonymes

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AA

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Kathy Watkin Lord Mayor of Plymouth

Kathy Watkin Lord Mayor of Plymouth

11 Juillet 2025, Jan Cutting Centre, Scott Road, Plymouth - Angleterre

AA Awareness Day for professionals (journée de sensibilisation pour les professionnels)

 

Cuba Bureau des Service Généraux

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